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22/09/2009

LA TENTION MONTE, AUTOUR DE L'OR NOIR DU KURDISTAN

Bisbille autour de l’or noir du Kurdistan

Coup de projecteur sur le nord de l’Irak et son or noir. Bisbille entre la région autonome kurde et Bagdad qui ne oetrol.jpgpaie plus ses dividendes aux compagnies étrangères. Pourtant, elles restent et travaillent.

Le 1er juin dernier, le gouvernement autonome de cette région a signé de tous nouveaux contrats avec des compagnies pétrolières étrangères pour exploiter son sol. Mais plus de trois mois après, les entreprises ne sont toujours pas payées pour leurs services, de la part du KRG, le gouvernement régional du Kurdistan. Celui-ci prétexte un désaccord avec le gouvernement central de Bagdad qui considère ces contrats illégaux, car signés sans son feu vert ! Alors le paiement voit rouge : il est bloqué. Cela ne semble pourtant pas interrompre la quiétude des compagnies étrangères : elles continuent à travailler depuis le 1er juin dernier. Sans rechigner !?!

Le Kurdistan est la région irakienne la plus sûre du pays, les derniers attentats remontant à 2003. La situation de la sécurité dans la région est différente du reste de l’Irak. Alors moins de 1000 militaires américains couvrent la région, sur un total de 50 000 hommes dispersés dans tout le pays.

Ici, les forces armées US ont plutôt laissé la place à des sociétés privées de sécurité et de gardiennage, y - compris dans le pétrole. Un autre business s’est donc installé, après la première occupation des Américains en 2003, à lapetrol 1.jpg chute de Saddam.

Bordant les frontières de la Syrie, la Turquie et l’Iran, la région du Kurdistan a connu ses premières élections le 25 juillet dernier. Résultat : le président Massoud Barzani est réélu, même si une opposition est née, avec la liste Goran et son leader Noucherwan Moustapha. Le parlement a été formé le 20 août dernier et on attend toujours la formation du nouveau gouvernement. En attendant cette formation, le ministre des Ressources Naturelles, Asti Hawrami toujours en poste, refuse de parler aux médias internationaux (surtout s’il s’agit de pétrole ! ) même s’il serait probablement reconduit. Peu importe : ni micro, ni caméra. Si les journalistes veulent des informations, ils devront se contenter du livre The Oil & Gas Year (2009) dans lequel il s’est déjà exprimé et a tout dit !

 

09/08/2009

NABUCCO, SOUTH STREAM ET LA TURQUIE

UN IMPORTANT ACCORD ENERGETIQUE ENTRE LA RUSSIE ET LA TURQUIE.

En signGAZA 1é.jpgant un important accord énergétique avec la Russie le 6 août 2009, similaire à celui qu’elle avait signé avec l’Union européenne le 13 juillet dernier, la Turquie se positionne à une place essentielle sur l’échiquier énergétique européen. Et gagne considérablement en poids politique et géopolitique.

La visite du Premier ministre russe Vladimir Poutine en Turquie, le 6 août 2009, a été couronnée d’un succès "assez inattendu", se réjouit le webzine moscovite Vzgliad : une vingtaine d’accords de premier plan ont été signés, dont douze dans le domaine énergétique. Ankara a notamment accepté que le gazoduc South Stream, voulu par Moscou, passe dans ses eaux territoriales en mer Noire. L’accord d’Ankara était primordial pour que puisse être lancé un chantier pharaonique de 25 milliards de dollars, piloté par le russe Gazprom et l’italien ENI, censé permettre à l’horizon 2010 d’acheminer en Europe le gaz russe sans passer par l’Ukraine.

Même satisfaction dans les colonnes du quotidien turc Milliyet sous la plume de Sami Kohen : "Si l’on prend en compte les nombreux accords signés et les résultats concrets auxquels Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan [le Premier ministre turc] sont parvenus, on peut sans aucun doute dire que la courte visite de Vladimir Poutine aura été la plus réussie de ces dernières années." Le journaliste analyse les raisons du rapprochement russo-turc : "Ankara voit en la Russie un pays puissant qui respecte ses intérêts économiques et politiques, ainsi que ses efforts pour être un facteur d’équilibre dans la région. La Turquie s’est aussi découvert un grand potentiel économique en Russie, surtout dans les domaines du commerce et du tourisme. Moscou, pour sa part, trouve que la Turquie est un pays qui agit de manière indépendante et impartiale dans la région. Son statut de pays de transit pour le gaz encourage la Russie à lui donner encore plus d’importance. L’atmosphère de méfiance a disparu entre les deux pays, surtout grâce au développement de leurs liens économiques."

Erdal Safak, le rédacteur en chef du quotidien Sabah, apporte un autre argument. "En août 2008, pendant la guerre russo-géorgienne, Moscou a changé son point de vue sur la Turquie du fait de la politique équilibrée et mesurée qu’a menée Ankara. Peut-être est-ce une simple coïncidence si Poutine est venu en Turquie à la veille du premier anniversaire de cette guerre, mais le message est simple : les relations entre la Turquie et la Russie ont changé."

Toutefois, le quotidien moscovite en ligne Gazeta.ru reste prudent : "Il n’est pas entièrement garanti que la Turquie ne change pas d’avis" sur South Stream, écrit-il. "Ankara peut mettre à profit ses bonnes relations avec la Russie, soit pour faire accélérer son entrée dans l’Union européenne (UE), soit pour maintenir son indépendance sur l’échiquier international, très avantageuse d’un point de vue géopolitique." Il n’a pas échappé au quotidien que, le 13 juillet 2009, la Turquie avait signé avec l’UE un accord énergétique similaire à celui de South Stream mais, cette fois-ci, pour lancer la construction du gazoduc Nabucco, destiné à acheminer le gaz de la mer Caspienne vers l’Europe sans passer par la Russie et donc à permettre à l’UE de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou. "Entre South Stream et Nabucco, les autorités turques choisiront le projet le plus avantageux économiquement et politiquement", assure Gazeta.ru.

Gila Benmayion, chroniqueuse du quotidien Hürriyet, relève également l’ambiguïté de la situation : "Il ne faut pas oublier que South Stream et Nabucco sont des projets concurrents. Les experts soulignent que, inévitablement, un des projets devra être ajourné faute de financement. Alors pourquoi donner le feu vert à un projet qui met en danger Nabucco ?

 

14/07/2009

GAZODUC NABUCCO

Quatre pays européens et la Turquie signent l'accord sur le gazoduc Nabucco

Quatre pays de l'Union européenne et la Turquie ont signé lundi à Ankara un accord sur le projet de gazoduc Nabucco, qui réduira la dépendance de l'Europe vis à vis de la Russie, mais des questions subsistent sur le financement et l'approvisionnement.

GAODUC.jpgL'accord a été signé par les Premiers ministres Recep Tayyip Erdogan (Turquie), Sergueï Stanichev (Bulgarie), Emil Boc (Roumanie), Gordon Bajnai (Hongrie) et le chancelier autrichien Werner Faymann.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, était présent pour souligner l'importance de ce projet pour l'UE.

Nabucco, qui est soutenu par les Etats-Unis, prévoit la construction d'un gazoduc pour transporter jusqu'à 31 milliards de mètres cubes de gaz par an en provenance d'Asie centrale vers l'UE, en passant par la Turquie et le sud-est de l'Europe.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, le président géorgien Mikheïl Saakachvili, un représentant de l'Azerbaïdjan et l'émissaire spécial américain pour l'énergie en Eurasie, Richard Morningstar, avaient fait le déplacement.

La Géorgie est un des points de connexion possibles du gazoduc, avec l'Irak et la Syrie. L'Azerbaïdjan doit fournir une part importante du gaz.

Un quart du gaz naturel utilisé en Europe provient actuellement de Russie. Un différend entre la Russie et l'Ukraine, point de transit essentiel, a déjà gravement porté atteinte aux approvisionnements vers l'Europe.

Nabucco, lancé en 2002, devrait démarrer en 2014. Son coût est estimé à 7,9 milliards d'euros.

Deux banques européennes se sont déclarées prêtes à financer le projet, mais les analystes ont des doutes quant à la capacité de réunir les fonds suffisants, du fait de la crise.

M. Erdogan a souligné avant la signature que "le travail n'est pas terminé avec la signature, au contraire, il commence".

Cet accord "est un résultat très significatif... (mais) il faut reconnaître qu'il y a encore beaucoup de travail à faire", a déclaré M. Morningstar.

Le Turkménistan, qui dispose d'importants gisements, a apporté vendredi un précieux soutien à Nabucco en annonçant être prêt à s'y associer.

Les Européens attendent encore l'accord de pays-clés comme le Kazakhstan ou l'Ouzbékistan.GAZA 1é.jpg

L'Azerbaïdjan sera un des principaux fournisseurs, mais n'a pas assez de gaz pour remplir seul le tube. Et Bakou et Moscou viennent de signer un accord pour l'achat de gaz azerbaïdjanais.

Le projet Nabucco est aussi en concurrence avec un autre projet, South Stream, développé par le géant russe Gazprom et l'italien ENI et qui doit relier la Russie à la Bulgarie par la mer Noire.

Le Premier ministre irakien a annoncé que son pays pourrait probablement fournir 15 milliards de mètres cubes.

Mais Matthew Bryza, sous-secrétaire d'Etat adjoint américain, a mis en doute cette déclaration, rappelant le différend qui oppose Bagdad aux Kurdes irakiens, qui contrôlent les gisements pétroliers et gaziers du nord de l'Irak.

L'accord a été salué par Washington, le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, se réjouissant qu'un "jalon important" ait été posé vers l'ouverture d'un nouveau corridor énergétique.

M. Erdogan a assuré que le gazoduc aiderait son pays à rejoindre l'UE.

Pour M. Barroso, le projet "pourrait ouvrir la porte à une nouvelle ère dans les relations entre la Turquie et l'UE, et au delà".

Le projet ouvre "un nouveau chapitre dans les relations économiques entre l'UE, la Turquie et les pays de la région de la mer Caspienne", a également estimé le ministère allemand de l'Economie dans un communiqué.

A Ankara, le chancelier autrichien Faymann a considéré que l'accord était "un exemple qu'un partenariat avec la Turquie est possible même si elle n'est pas membre de l'UE".

La signature de l'accord a été reportée plusieurs fois, la Turquie, pays pauvre en énergie, ayant exigeant 15% du gaz transporté, avant de renoncer à cette demande. (AFP, 13 juil 2009)

16/06/2009

PETROLE PEUX APPORTER LA PAIX EN KURDISTAN?

L'huile peut apporter la paix en Kurdistan?

 

Ouepetrol.jpgst de l'Iran et le sud de la Turquie se trouve le monde le plus récent petrostate et, après plusieurs grandes découvertes de pétrole et de gaz, de l'énergie des entreprises se battent pour prendre pied en  Kurdistan de l'Irak.

Les entreprises dont OMV, de l'Autriche, et, le bruit court, Sinopec, ont tracé un milliard de dollars les rachats de sociétés qui demande à titre kurde du pétrole et du gaz.  Le cours des actions des objectifs tels qu’Addax Petroleum, Heritage Oil et DNO ont monté en flèche.

Pourtant, ces investissements sont faits en dépit d'avertissements de Bagdad que le gouvernement régional Kurde n'a pas le droit de délivrer des licences d'exploration pétrolière, sans l'approbation du gouvernement fédéral.

L'explication de mai que la Turquie offre l'assurance que le gouvernement régional Kurde fournit un bovictoir.jpgn titre à la levée de pétrole sous le sol Kurdistan irakien.  La Turquie a montré son côté commercial le mois dernier lorsque Genel Enerji convenu d'une prise de 1,5 milliard de livres sterling de Heritage Oil, inverser ses intérêts dans la cité de Londres du patrimoine.  Il est peu probable que la Turquie sur la plus grande entreprise privée l'aurait fait sans l'assurance d'Ankara et de la politique Kurde à Erbil. Des pourparlers sont en cours entre la Turquie et les séparatistes kurdes du PKK, qui mène une rébellion armée dans l'est du pays depuis un quart de siècle.  Si les négociations sont couronnées de succès, ce serait la première fois dans l'histoire que le pétrole a mis fin à un conflit.

Le chef de l'Iraq South Oil Company, qui produit la plupart des pays, la production, hier, dénoncé les plans de Bagdad à délivrer des contrats de service à des entreprises étrangères.  Étonnant que tant de petits yeux sont rivés sur "Kurdistan".

 

 
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