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09/12/2009

MARCHANDAGES DES COLONIALISTES, POUR LE NUCLEAIRE

Echange d'uranium: l'Iran rejette l'offre turque de médiation

L'Iran se méfie des Occidentaux mais ne rejette pas le principe d'un échange d'uranium faiblement enrichi contre du combustible enrichi à 20% si ils "regagnent sa confiance", a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

M. Ramin Mehmanpars, interrogé lors de son point de presse hebdomadaire, a par ailleurs rejeté une proposition de la Turquie d'aider à un règlement de la crise opposant l'Iran aux grandes puissances sur le dossier nucléaire.

"La Turquie veut jouer un rôle pour résoudre cette question (...), mais nous pensons que notre position est claire et n'a pas besoin d'être interprétée par d'autres", a déclaré le porte-parole.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré lundi, lors d'une rencontre avec le président américain Barack Obama, que "la Turquie se tient prête à faire tout ce qu'elle peut pour une solution diplomatique à la question nucléaire" au Moyen-Orient.

"Nous avons révélé très clairement nos intentions à l'AIEA" (Agence internationale pour l'énergie atomique), a ajouté M. Mehmanpars.

Il a affirmé que l'Iran n'avait "jamais dit" qu'il était opposé au principe d'un échange d'uranium. "Mais en raison de l'attitude de certains pays occidentaux dans le passé, nous avons perdu confiance" car "ils n'ont jamais tenu leurs promesses".

"S'ils font en sorte de réunir les conditions pour gagner notre confiance, nous sommes prêts à l'échange du combustible", a-t-il ajouté.

L'Iran a rejeté un projet d'accord visant à échanger une large partie de son uranium enrichi à 3,5% contre de l'uranium enrichi à 19,75% pour son réacteur de recherche de Téhéran.

L'uranium iranien aurait été envoyé en Russie puis en France avant de revenir sous forme de combustible. Mais l'Iran a refusé d'envoyer au préalable son uranium à l'étranger pour recevoir ensuite du combustible, proposant un échange simultané sur son territoire que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a refusé.

L'enrichissement de l'uranium est au centre du bras de fer entre l'Iran et l'Occident qui redoute que Téhéran puisse l'utiliser à des fins militaires, malgré les démentis répétés des Iraniens.

Le durcissement de l'Iran, visé par quatre résolutions du Conseil de sécurité, dont trois assorties de sanctions, pour son refus de suspendre l'enrichissement, a entraîné de vives réactions en Occident.

L'AIEA a condamné fin novembre la politique nucléaire de l'Iran et demandé l'arrêt de la construction du site d'enrichissement de Fordo, situé à une centaine de kilomètres au sud de Téhéran et dont l'existence a été révélée fin septembre.

Mercredi, le président Mahmoud Ahmadinejad avait indiqué que l'Iran produirait l'uranium enrichi à 20% dont il a besoin et affirmé que Téhéran considérait le dossier nucléaire comme "clos".

"La nation iranienne produira elle-même le combustible (nucléaire) enrichi à 20% ainsi que tout ce dont elle a besoin", avait-il déclaré. "A nos yeux, la question nucléaire est close", avait-il ajouté.  8 déc 2009

08/12/2009

SEPT SOLDATS TURC ONT ETE TUES

Sept soldats ont été tués lundi dans une embuscade, alors que la justice menace d'interdire le parti pro-kurde.

asker oldu.jpgSept soldats ont trouvé la mort, lundi, dans le centre de la Turquie, au cours d'une embuscade. Si elle est attribuée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), son bilan pourrait peser lourd dans le procès en cours contre le Parti pour une société démocratique (DTP), pro-kurde. En effet, la Cour constitutionnelle entame mardi des délibérations sur la demande de fermeture de cette formation, accusée de collusion avec l'organisation rebelle kurde. La phase finale du procès intervient alors que le gouvernement islamo-conservateur a annoncé le mois dernier des réformes visant à améliorer les droits des  quinze millions de Kurdes de Turquie.

Ces poursuites avaient été lancées en 2007 par le procureur de la Cour de cassation, Abdurrahman Yalçinkaya, qui accusait le DTP de constituer «un foyer d'activités nuisibles à l'indépendance de l'État et à son unité indivisible».

Cette fois-ci, outre l'interdiction du DTP, qui dispose de 21 sièges au Parlement, l'acte d'accusation réclame le bannissement de la vie politique de 220 de ses membres, dont Ahmet Türk, son président, et six députés. Signal de fermeté, le rapporteur de la Cour constitutionnelle a recommandé de suivre les réquisitions du procureur. Dans le passé, la justice a fait fermer toutes les formations kurdes qui ont précédé celle du DTP. Comparant le procès à «une bombe à retardement», le quotidien Taraf estime qu'une dissolution «plongerait la Turquie dans une zone de turbulences».

Ali Bucak, avocat kurde. Une interdiction signerait de facto la mort de la timide « ouverture » que le gouvernement a engagée envers la minorité Kurde afin de tenter de mettre un terme au conflit avec le PKK, qui dure depuis 25 ans. Une radicalisation d'une partie des Kurdes et un soutien renforcé à la lutte armée de la guérilla font partie des répercussions prévisibles.

 

 

MARCHANDAGES DES COLONIALISTES

Nouveaux marchandages turco-américains dans la Maison blanche

Le président Barack Obama a affirmé lundi que la Turquie constituait un partenaire "important" pour résoudre la crbombe nuc.jpgise née des ambitions nucléaires de l'Iran, en recevant à la Maison Blanche le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

A l'issue d'une rencontre dans le Bureau ovale en présence du vice-président Joe Biden et de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, M. Obama n'a pas ménagé ses compliments envers la Turquie, "un grand pays", et M. Erdogan, "un ami".

Alors que l'Iran continue à faire monter en régime son programme nucléaire malgré les inquiétudes et pressions de la communauté internationale, M. Obama a souligné que l'important était de voir Téhéran coopérer et que la Turquie, à la fois voisin de l'Iran et membre de l'Otan, pouvait utilement contribuer à ce processus.

"J'ai dit au Premier ministre à quel point il est important de résoudre le problème de la capacité nucléaire de l'Iran pour lui permettre de continuer dans la voie d'une énergie nucléaire pacifique", a expliqué M. Obama, en soulignant que l'Iran doit aussi "donner des assurances sur son obéissance aux règles et normes internationales".

"Je pense que la Turquie peut être un acteur important pour essayer de pousser l'Iran dans cette direction", a ajouté le président face à des journalistes dans le Bureau ovale.

M. Erdogan, dont les propos étaient traduits en anglais par un interprète, a affirmé pour sa part que "la Turquie se tient prête à faire tout ce qu'elle peut pour une solution diplomatique à la question nucléaire dans notre région".

Le dirigeant islamiste modéré, dont le pays est traditionnellement l'un des grands alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient, a récemment défendu le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et reproché aux puissances occidentales de fermer les yeux quand il s'agit d'Israël, qui disposerait en secret de l'arme nucléaire.

En outre, Ankara s'est abstenu le 27 novembre lors du vote de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) condamnant l'Iran.

M. Obama a aussi saisi cette occasion pour remercier la Turquie de sa contribution à la mission de l'Otan en Afghanistan, moins d'une semaine après avoir annoncé l'envoi de 30.000 soldats américains supplémentaires dans l'espoir de stabiliser le pays.

Ankara y a déployé 1.700 soldats qui ne participent toutefois pas à des missions de combat. La Turquie refuse en effet de combattre les insurgés islamistes en Afghanistan par souci de ne pas heurter ses coreligionnaires musulmans.

Dimanche, M. Erdogan avait assuré qu'il n'était pas question pour son pays, qui dispose pourtant de la deuxième armée de l'Alliance atlantique, de contribuer aux renforts promis par l'Otan afin d'épauler le contingent américain en Afghanistan.

La Turquie fait valoir en outre que son armée est déjà très occupée par la lutte contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dans le sud-est anatolien.

Ce sujet a également été discuté à Washington: tout en rappelant que Washington considérait le PKK comme une "organisation terroriste", M. Obama a estimé que "les mesures prises par le Premier ministre pour tendre la main à la communauté kurde sont bénéfiques, parce que l'on ne peut pas seulement lutter contre le terrorisme par des actions militaires".

Enfin, dans le dossier arménien, le président a félicité M. Erdogan pour avoir entrepris "avec courage" de "normaliser les relations turco-arméniennes", et l'a "encouragé à continuer dans cette voie".

Erdogan juge la résolution de l'AIEA "trop rapide"

Le Premier ministre turque Recep Tayyip Erdogan a estimé lundi que la résolution de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) condamnant Téhéran a été "trop rapide", insistant sur la nécessité de recourir à la diplomatie sur le dossier du nucléaire iranien.

L'AIEA a adopté la semaine dernière à une large majorité de ses 35 membres (25 votes pour, 3 contre et 7 abstentions) une résolution qui condamne Téhéran pour son programme nucléaire controversé et demande la "suspension" de la construction du site nucléaire de Fordo (centre), dont Téhéran avait dissimulé l'existence jusqu'en septembre.

"Je pense que ça a été une décision vraiment trop rapide car certaines mesures peuvent être prises d'une façon plus concertée", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse devant un groupe de réflexion à Washington.

M. Erdogan avait affirmé plus tôt lors d'une rencontre avec le président Barack Obama que "la Turquie se tient prête à faire tout ce qu'elle peut pour une solution diplomatique à la question nucléaire dans notre région".

Le président Barack Obama a affirmé lundi que la Turquie constituait un partenaire "important" pour résoudre la crise née des ambitions nucléaires de l'Iran, à l'issue de son entretien avec le Premier ministre turque.

Le dirigeant islamiste modéré, dont le pays est traditionnellement l'un des grands alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient, a récemment défendu le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et reproché aux puissances occidentales de fermer les yeux quand il s'agit d'Israël, qui disposerait en secret de l'arme nucléaire. (7 déc 2009)

07/12/2009

DIYARBAKIR SUR LES PIEDS DE GUERRE

DIYARBAKIR (Turquie)

Un mort et des blessés centaines d’arrestation lors de manifestations kurdes.

 

 

kurde diyarbakir.jpgDIYARBAKIR (Turquie) - Des manifestations dénonçant les conditions carcérales du chef rebelle kurde Abdullah Öcalan ont dégénéré en heurts avec la police dimanche dans le sud-est de la Turquie, faisant un mort et plusieurs blessés  et centaines d’arrestation selon les médias et des sources locales.

 

 

A Diyarbakir, principale ville de cette région peuplée en majorité de Kurdes, quelque 15.000 personnes réunies à l'appel du Parti pour une société démocratique (DTP, pro-kurde) ont manifesté aux cris de "Ou des conditions de vie honorables, ou la guerre et la vengeance" et "Vive le président Öcalan", a constaté un correspondant de l'AFP.

Les manifestants, qui portaient en tête de cortège une maquette sensée représenter la cellule d'Öcalan, ont jeté des pierres et tiré des feux d'artifice en direction de la police quand celle-ci a tenté de bloquer leur progression. Les policiers anti-émeute ont riposté en faisant usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau.

Un manifestant a été tué dans des circonstances encore non déterminées, ont affirmé des sources locales, qui ont par ailleurs fait état de deux blessés, dont un policier, et de plusieurs interpellations.

L'agence de presse Anatolie a fait état de quatre policiers blessés dans des heurts similaires survenus la veille à Dogubeyazit (est).

Le chef et fondateur du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, illégal), 61 ans, qui purgeait en solitaire depuis 1999 une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali (nord-ouest), a été transféré à la mi-novembre dans une autre cellule du même pénitencier et il peut côtoyer maintenant d'autres détenus.

 

 

Öcalan s'est récemment plaint de ses nouvelles conditions d'incarcération, affirmant qu'elles étaient "pires qu'avant" et évoquant une "cellule de 6-7 m2". "Je ne sais pas combien de temps je pourrai résister à ces conditions qui ont fait de moi un homme mi-mort, mi-vivant", a-t-il dit.

Ces déclarations ont entraîné de nombreuses manifestations kurdes de protestation.

Vendredi, le président de la commission parlementaire des droits de l'Homme Zafer Üskül a estimé au terme d'une enquête que les conditions d'emprisonnement d'Öcalan étaient "conformes aux normes internationales et même meilleures".

Les manifestations interviennent akurdd manif.jpglors que le gouvernement a dévoilé en novembre un plan visant à renforcer les droits des Kurdes, et que doit débuter mardi devant la Cour constitutionnelle un procès contre le DTP, accusé de collusion avec le PKK et menacé de dissolution.

 

 
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