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12/06/2009

VIOLATION DES DROITS SYNDICAUX EN TURQUIE

Violations des droits syndicaux en Turquie
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Selon l’édition de cette année du Rapport annuel des violations des droits syndicaux de la CSI, qui expose en détail les violations des droits fondamentaux des travailleurs dans 143 pays, 2008 a constitué une nouvelle année difficile et, dans la plupart des cas, dangereuse pour les syndicalistes aux quatre coins du monde. 76 syndicalistes ont été assassinés en raison de leurs actions de défense des droits des travailleurs/euses, et un grand nombre ont été agressés physiquement ou soumis à des actes de harcèlement, d’intimidation ou à des arrestations par les autorités.

En Turquie, plusieurs manifestants pacifiques ont été confrontés à la violence policière ainsi qu’au harcèlement judicaire. La police antiémeute d’Istanbul a usé d’une force disproportionnée contre une manifestation organisée à l’occasion du Premier mai. Un grand nombre de syndicalistes ont été blessés et arrêtés, et des dirigeants des syndicats KESK et DISK ont été brutalisés par la police. Meryem ÖZSÖGÜT, directrice du département juridique et des affaires féminines du Syndicat des travailleurs des services sanitaires et sociaux, a écoulé huit mois en prison sur la base d’accusations forgées de toutes pièces pour le simple fait d’avoir assisté à une conférence de presse, au cours de laquelle le meurtre d’une autre militante syndicale avait été dénoncé. Sept militants du Syndicat des travailleurs de l’industrie automobile (TÜMTIS) ont été maintenus en détention pendant plus de six mois sans jamais comparaître au tribunal, alors que plusieurs centaines d’autres militants ont été licenciés en raison de leur affiliation au syndicat TÜMTIS. 11 membres éminents de la confédération KESK risquent des peines de prison alors que leur procès est toujours en instance, 26 membres ont été mis en examen judiciaire et 600 autres ont dû se soumettre à des « enquêtes disciplinaires » pour avoir pris part à des activités syndicales.

Les droits syndicaux ne sont pas encore pleinement reconnus en Turquie. Malgré quelques améliorations apportées au cadre juridique relatif à la liberté d’association, les droits d’organisation, de grève et de négociation collective doivent encore être mis en conformité avec les normes de l’UE et les conventions de l’OIT. Les syndicats continuent d’être confrontés à des obstacles à l’heure de mener leurs campagnes d’organisation, y compris le licenciement en masse de leurs membres et l’arrestation arbitraire suivie de procès fantoches contre leurs dirigeants. La police a usé de violence excessive à l’encontre de grévistes et de manifestants pacifiques.

01/06/2009

UN COUP DUR CONTRE LE SYNDICAT KESK EN TURQUIE!

 

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UN COUP  DUR CONTRE, LE SYNDICAT KESK EN TURQUIE!   

 

 

35 syndicalistes et dirigeants de KESK en garde à vue.

 

 

 

Dans la matinée du jeudi 28 Mai 2009 a 5h30, la police Turc à perqusitioné et fouillé la siège de KESK. Par la suite 35  syndicalistes ont été arrêté dans different villes de la Turquie y compris le secrétaire général du KESK  Mme Songül Morsümbül.  Ainsi que Mme Gülçin Isbert,  le secrétaire générale du  syndicat de l'éducation national  Eğitim-Sen.

Selon NTV news chaîna televisé Turque, l'opérations à été decidé par 10eme cour pénal d'Izmir et conduites dans cinq villes  en Turquie à Izmir, Manisa, Istanbul, Ankara,  et Van  

 KEkesk.jpgSK- (Confédération des travailleurs de fonction publique) est une confédération syndical affiliée à la Confédération syndicale européenne et Internationale.

 "Selon diverses chaînes de télévision de la Turquie,  l'opération qui à ciblé les membres de PKK   aux milieux syndicale, à  permis d’arrêté 35 cadres et militants  séparatiste  dans les provinces d'Istanbul, Izmir, Manisa, Van et à Ankara »

Après les élections locales du 29 Mars, une opération similaire a eu lieu contre des membres de (DTP), le parti pour une société démocratique le 14 Mai 2009. Cinquante deux personnes sont encore en état d'arrestation. Le KESK s’été opposé d’une façon claire et nette à cette opération contre le DTP. Le KESK est aussi pour une solution politique,  Pacific, et une paix honorable pour la cause Kurde. Depuis la crise de system capitaliste KESK est présent dans toutes les luttes des travailleurs publics et privé.  

Président de KESK, Sami EVREN à declaré une telle opération contre les syndicalistes est absurde et ne résoudras  rien. Malgré les répressions, contre notre syndicat, nous, nous somme bien déterminés à faire des efforts afin que la paix et la démocratie soient garanties en Turquie.  Nous continuerons à défendre le droit de travailleurs-euses dans la fonction publique comme dans le privé. Il n’est pas question de payer la crise profonde de system capitaliste.  Aucune répression de gouvernement et de la police  ne fera  pas reculer notre  lutte. Nous  condamnons  cette terreur de la police et appelons à la solidarité internationale du monde syndicale avec le KESK.

18/05/2009

LE CHÔMAGE

Le chômage, un défi majeur pour la Turquie

Le tchomage.jpgaux de chômage en Turquie, qui a atteint un niveau record de 16,1% au premier trimestre 2009, constitue pour le gouvernement un défi majeur, susceptible d'avoir de lourdes conséquences sociales, affirment les analystes.

Le chômage est endémique en Turquie, un pays à forte natalité où de nombreux jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail et où le déclin du secteur agricole pousse vers les grandes villes un nombre important d'ouvriers agricoles non qualifiés.

"Le taux de chômage était déjà élevé et maintenant, avec la crise économique mondiale, il a progressé plus vite que dans d'autres pays", affirme Nurhan Yentürk, économiste à l'université stambouliote de Bilgi.

Le gouvernement, estime l'universitaire, a retardé l'adoption de "mesures radicales" et préféré minimiser l'impact de la crise mondiale sur la Turquie, craignant des retombées négatives lors des élections municipales organisées en mars.

Le taux de chômage, en hausse constante au cours des derniers mois, a atteint 16,1%, soit 3,8 millions de personnes, pour le premier trimestre 2009, alors qu'il était de 15,5% pour la période courant de décembre 2008 à février 2009, selon les statistiques officielles publiées vendredi.

Le taux de sans-emploi parmi les jeunes de 15 à 24 ans est encore plus alarmant, puisqu'il atteint désormais 28,6%.

Selon l'économiste Güngör Uras, les grandes tendances démographiques sont au coeur du problème: la population turque a progressé de 1,31% en 2008 pour atteindre 71,5 millions de personnes, pour moitié âgées de moins de 28 ans.

"A la différence des pays occidentaux, notre population croît rapidemment (...) Cela veut dire que nous sommes confrontés au problème de créer des emplois pour les nouveaux venus, en plus de la préservation des emplois existants", a-t-il récemment argumenté dans le quotidien Dünya.

Mme Yentürk souligne une autre différence: "Dans l'Union européenne, le taux de chômage parmi les jeunes chute à mesure que le niveau d'éducation croît. En Turquie, c'est le contraire (...) Les diplomés de l'université comptent pour 18,5% des chômeurs chez les 20 à 24 ans."
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De nombreux diplomés sont aussi contraints de se rabatre sur des emplois non-qualifiés ou dans le secteur informel, sans sécurité sociale.

Illustrant le problème, le ministre de la Défense Vecdi Gönül a fait état le mois dernier d'une importante augmentation du nombre de demandes de diplomés pour un service militaire long (12 mois), qu'ils cherchaient jusque là à éviter par tous les moyens.

"Dans l'incapacité de trouver du travail, ils cherchent la sécurité au moins pour une certaine période", a-t-il commenté, mentionnant également le salaire de
1.700 livres turques (800 euros, 1.100 dollars) versé aux appelés diplômés en service long.

Les experts voient peu de raisons d'espérer alors que l'économie turque, qui affichait ces dernières années des taux de croissance flatteurs, s'est contractée de 6,2% au dernier trimestre 2008. La production industrielle a quant à elle baissé de 20,9% en mars.

Longtemps accusé d'inaction, le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est selon la presse en train de confectionner un programme de mesures visant à créer au moins 500.000 emplois et à offrir des stages à 200.000 autres.

Mais la marge de manoeuvre d'Ankara pour créditer de telles mesures pourrait être limitée, alors que le pays est en cours de négociations avec le Fonds monétaire international pour l'octroi d'un prêt. (FMI)

Dès lors, des conséquences sociales sont à redouter, en particulier chez les jeunes, qui, sans espoir d'avenir, pourraient se retrancher dans une attitude antisociale et violente, estiment les analystes.

"L'aliénation sociale nourrit l'intolérance et pousse les gens à rendre ceux qui sont dans une meilleure situation responsables de leurs problèmes, avec la tentation de les renverser", déclare Mme Yentürk. (AFP, Sibel UTKU BILA, 15 mai 2009)

 
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