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17/09/2009

MISSILES PATRIOT POUR 7,8 MILLIARDS DE DOLLARDS

La Turquie achètera des missiles Patriot pour un montant de 7,8 milliards de dollars

fuze.jpgLe Pentagone a informé le Congrès américain d'une possible vente de batteries antimissiles sol-air Patriot (PAC-3) et d'équipements associés à la Turquie pour un montant de 7,8 milliards de dollars.

Ce projet de vente, notifié au Congrès américain par l'Agence de sécurité et de coopération de la Défense (DSCA), comprend 13 "unités de tir" Patriot, 72 missiles intercepteurs PAC-3 et une série d'équipements associés à ce système sol-air de défense aérienne, précise la DSCA dans un communiqué obtenu lundi par l'AFP.

La Turquie, seul pays membre de l'Otan possédant une frontière avec l'Iran, "utilisera ces missiles PAC-3 pour améliorer ses capacités de défense antimissile, renforcer sa défense nationale et dissuader les menaces régionales", indique le communiqué.

Les pays occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran dément.

L'Iran refuse toujours de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, malgré cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU en ce sens, dont trois assorties de sanctions. (AFP, 14 sept 2009)

Pourquoi déployer des Patriot américains en Turquie, interrogent des experts

Les analystes turcs s'interrogent sur le bien fondé pour leur pays d'un projet de vente de missiles Patriot américains à la Turquie, pour 7,8 milliards de dollars, en l'absence de menace tangible sur le territoire turc et alors que l'économie locale souffre de la crise mondiale. La miser et la précarité touche la  grande majorité des populations turc et le taux de chômage, en hausse constante au cours des derniers mois, a atteint 20%, soit plus que 4 millions de personnes, pour le deuxième  trimestre 2009.

Le Pentagone a récemment informé le Congrès américain qu'il souhaite vendre des batteries antimissile sol-air Patriot (PAC-3) et des équipements associés à l'armée turque, qui depuis longtemps veut se doter d'un tel système.

Ce projet, qui, s'il devait se concrétiser, serait la plus grande acquisition d'armes jamais effectuée par la Turquie (5,3 mds d'euros), a été notifié pour approbation au Congrès américain par l'Agence de sécurité et de coopération de la Défense (DSCA).

Les Ebombe at.jpgtats-Unis sont le principal fournisseur d'armes de la Turquie.

Quatre firmes, deux américaines (dont Raytheon qui produit les Patriot), une russe et une chinoise, sont en compétition depuis avril dans un appel d'offres du gouvernement turc, qui a décidé en 2006 d'acquérir une défense antimissile, a expliqué le ministère turc de la Défense.

On ignore quand Ankara tranchera sur l'affaire, tandis que les questions fusent sur la pertinence de cet achat.

L'intérêt d'installer des missiles américains en Turquie, pays frontalier de l'Iran, en pleine crise sur la question du nucléaire iranien, semble évident pour les Etats-Unis, mais il l'est moins pour la Turquie, notent les analystes.

La Turquie "utilisera ces missiles PAC-3 pour améliorer ses capacités de défense antimissile, renforcer sa défense nationale et dissuader les menaces régionales", selon la DSCA.

Or la Turquie, membre de l'Otan, est-elle menacée par un Etat voisin? "Non" répond Ercan Citlioglu, expert en matière de terrorisme international.

"Contre quel pays seront alors dirigées ces armes?". L'Iran, qui fait régulièrement état de progrès dans le domaine de son programme balistique et que les pays occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de l'arme nucléaire, est le premier qui vient en tête, dit-il à l'AFP.

"Washington peut considérer l'Iran comme un pays voyou, mais ce pays n'a, en aucun cas, montré des signes d'animosité envers son voisin turc", souligne l'analyste.

"Acheter des missiles ne veut pas dire qu'on attend une menace", s'est défendu le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, qui mène une politique active dite de "zéro problème" avec tous les voisins de la Turquie.
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L'Iran n'a pas, jusqu'à présent, réagi publiquement à ce projet de vente américaine à la Turquie.

Sedat Laçiner, directeur de l'Institut pour les recherches stratégiques (USAK), voit dans cette possible transaction la volonté de l'administration américaine d'"empêcher le rapprochement d'Ankara avec la Russie et l'Iran".

Pour ce spécialiste, les Patriot seront un moyen pour les Américains de contrôler la situation géopolitique de la région par le biais de leur puissante industrie de défense.

Et il pose la question de savoir si l'état-major turc aura de fait le plein contrôle de ces missiles.

L'acquisition de ces armes devrait par ailleurs fortement creuser la dette extérieure de la Turquie, qui s'élève à 150 mds de dollars (102 mds d'euros), dans un contexte de récession économique due à la crise mondiale.

Sauf si le paiement de ces armes est échelonné sur plusieurs années, voire aidé par le Pentagone.

"Cet achat est inutile. On peut construire 70 universités avec cet argent en Turquie", martèle Hasan Köni, professeur de relations internationales à l'Université Bahçesehir d'Istanbul. ( 16 sept 2009)

16/09/2009

L'ARMEE TURQUE EST TOUJOURS AU POUVOIR

OVIPOT: L’armée turque est encore au pouvoir en Turquie

Article  de Jean Marcou du 2 septembre 2009 sur OVIPOT: Question kurde : le processus d’ouverture aborde une phase délicate.

Depuis que le premier ministre turc a lancé, le 22 juillet dernier, un processus d’ouverture destiné à résoudre la question kurde, les semaines qui se sont écoulées ont vu les principaux acteurs concernés affiner progressivement leurs positions. Alors que cette initiative aborde une nouvelle phase, qui doit conduire le gouvernement à formuler un plan d’action, comment peut-on évaluer le chemin parcouru jusqu’à présent ?

Dans un premier temps, en dépit des critiques sévères des principaux partis d’opposition (CHP, MHP), le processus gouvernemental a rencontré un accueil relativement favorable de la part du parti kurde DTP, d’intellectuels et plus généralement d’organisations de la société civile (syndicats, associations…). Le silence de l’armée, perçu d’abord comme une sorte de quitus donné au gouvernement, a renforcé l’idée que l’entreprise, qui a reçu en outre, le 20 août 2009, un soutien plus explicite du Conseil national de sécurité (MGK), était plutôt bien engagée.

Toutefois, alors même que le gouvernement commençait à dévoiler de premières propositions concrètes (plan pour le développement économique des régions kurdes, remise en cause de la définition ethnique de la citoyenneté formulée par l’art. 66 de la Constitution, recherche d’une solution dans le cadre d’un État unitaire, enseignement optionnel du kurde à l’école…), les positions des principaux protagonistes se sont elles aussi précisées.

En publiant un message de leur chef d’état major, le 25 août 2009 (c’est-à-dire quelques jours avant la fête de la victoire), sur leur site internet, les forces armées turques ont bousculé les données premières du processus engagé par le gouvernement. Par le rappel d’un certain nombre de principes très liés aux propositions en cours d’élaboration (maintien de la structure unitaire de l’Etat, respect de la langue turque, rejet d’un éventuel dialogue avec le PKK, refus d’une reconnaissance par la Constitution de l’identité kurde), l’armée a réduit la marge de manœuvre que ses premiers silences avaient paru laisser au gouvernement. Cette véritable mise au point de l’armée a redonné des couleurs à l’opposition, très isolée depuis le début du processus, en l’incitant à adopter une ligne encore plus dure à l’égard des projets gouvernementaux. Mais, elle a aussi provoqué une réaction du DTP qui a condamné une nouvelle immixtion de l’armée dans le champ politique.

Le message du chef d’état major a d’autant plus entamé le consensus relatif qui avait initialement prévalu que, dans le même temps, de nettes dissensions sont apparues dans le camp kurde. Tandis que le PKK choisissait de rester en embuscade, en ne révélant que partiellement et de manière diffuse ses intentions ultimes, le DTP s’est scindé en deux tendances. La première, emmenée par Ahmet Türk, Akin Birdal, Aysel Tuğluk, Sırrı Sakık, que l’on peut qualifier de «modérée», voit dans les propositions gouvernementales une opportunité de paix qui doit être impérativement saisie. La seconde, représentée par Özdal Ücer, Selahattin Demirtaş, Emine Ayna, que l’on peut qualifier de «dure», est beaucoup plus méfiante à l’égard de la démarche gouvernementale et ne veut pas d’une paix à n’importe quel prix, ce qui l’amène d’ailleurs à parler, non pas de «paix», mais plus précisément de «paix honorable» (onurlu barış). Surtout, cette seconde tendance estime que le PKK et son leader emprisonné, Abdullah Öcalan, ne peuvent être exclus du processus engagé.

Le premier septembre, le meeting organisé par le DTP, dans le centre de Diyarbakır, a montré que l’influence de la seconde tendance n’était pas négligeable, à l’heure actuelle. Le mot d’ordre de ce grand rassemblement était, en effet, «Onurlu bir barışa evet !» (Oui à une paix honorable !) et, pour la première fois, dans le discours qu’il a fait à cette occasion, le leader du DTP, Ahmet Türk, s’est montré critique vis-à-vis des propositions du ministre de l’Intérieur, Beşir Atalay.

Le gouvernement s’est encore employé récemment, à trouver au sein de la société civile, le plus d’appuis possibles à son projet. Le ministre de l’Intérieur, Beşir Atalay, a notamment rencontré l’écrivain, Yaşar Kemal, qui lui a dit qu’il accueillerait avec «respect et gratitude toute initiative sincère et raisonnable qui permettra de résoudre le plus grand obstacle qui se dresse devant la démocratie turque et qui empêchera le sang de couler.» Le premier ministre a, quant à lui, reçu le soutien de la chanteuse, Sezen Aksu, avec laquelle il a eu récemment un entretien téléphonique. Pourtant, ces soutiens aussi prestigieux soient-ils, pourront difficilement faire oublier que, ce qui apparaissait jusqu’à présent comme les meilleurs atouts de l’initiative gouvernementale (le silence de l’armée et la bienveillance du DTP), sont menacés par le risque d’un durcissement des discours, venant tant de l’état major que du parti kurde. La voie risque donc d’être étroite pour les propositions concrètes que le gouvernement s’apprête à formuler sur des questions aussi sensibles que celle de la citoyenneté ou celle de l’usage de la langue kurde dans le secteur éducatif. (OVIPOT-Bersiv, 10 septembre 2009)

19/07/2009

CESSEZ-LE-FEU DE LA RESISTANCE KURDE DE TURQUIE

PKK  La  résistance  kurde de la Turquie prolongent leur cesturk askeri ve kurtler.jpgsez-le-feu bilatéral !

Les rebelles kurdes de Turquie ont prolongé, pour la troisième fois, leur cessez-le-feu unilatéral qui durera jusqu’au 1er septembre, dans ce qu’ils ont annoncé comme un effort pour favoriser un règlement pacifique au conflit, a annoncé mercredi une agence pro-kurde.

Cette décision a été prise avant la divulgation, prévue en août, d’une "feuille de route pour une solution démocratique", par le leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, qui est détenu à vie en Turquie depuis 1999, a précisé un des dirigeants du PKK Murat Karayilan, à l’agence de presse Firat.

"Pour préparer l’annonce de la feuille de route... nous avons décidé d’étendre notre période de non activité jusqu’au 1er septembre. Pendant cette période nous n’entreprendrons pas d’action militaire, sauf des actions défensives si nous y sommes obligés", a-t-il déclaré. Il a précisé que le PKK "accorde beaucoup d’importance à la feuille de route et annonce d’ores et déjà qu’il y adhèrera".

10/07/2009

APPEL A ACTION URGENT POUR PEUPLE PALESTINIEIN

Le bateau « Spirit of Humanity » tentait d’atteindre Gaza avec du matériel médical pour la population de Gaza prise au piège du blocus israélien et des personnalités et militants de défense des droits humains. Des navires de guerres l’ont intercepté au large de la Bande de Gaza, mardi matin.

 

GAZA.jpgLe bateau avait quitté le port de Larnaca, à Chypres, lundi matin le 07/07/2009. Il devrait arriver dans la bande côtière aujourd’hui. 21 militants de droits de l’homme sont à son bord, y compris le prix Nobel Mairead Maguire et l’ancienne députée au Congrès U.S. Cynthia McKinney.

La marine israélienne a approché « Spirit of Humanity » à 1h40 du matin, et a menacé d’ouvrir le feu si le bateau n’aurait pas fait demi-tour. Les activistes ne se sont pas laissés intimider et les forces israéliennes ont commencé à brouiller les GPS, les radars et le système de navigation, ceci en violation directe du droit maritime international.

Huwaida Arraf, présidente du Free Gaza Mouvement, parlait au téléphone avec les canonnières israéliennes : « Vous ne pouvez pas ouvrir le feu sur des civils non-armés. »

La députée McKinney a affirmé : « Je suis furieuse. Nous exigeons que le gouvernement israélien rappellent leurs chiens d’attaque. Nous sommes des civils non-armés à bord d’un bateau non-armé amenant de l’aide médicale et de l’aide pour la reconstruction à d’autres êtres humains à Gaza. Pour l’amour du ciel, pourquoi Israël voudrait nous attaquer ? »

Il y a une demi-heure (8.45 heure à Paris) l’équipage a envoyé un message, déclarant d’être encore entouré par cinq navires de guerre israéliens qui leur ordonneraient de faire marche arrière.GAZA 2.jpg

« Cette aide est absolument nécessaire pour la population de Gaza », a déclaré Maguire. « Le président Obama a appelé les Palestiniens à renoncer à la violence, mais Israël leur refuse le droit de résister de façon non-violente au siège de Gaza. »

Huwaida Arraf a souligné : « Nous ne cherchons pas une confrontation. Nous avons voyagé à travers des eaux chypriotes, nous sommes entrées dans des eaux internationales et nous entrerons dans les eaux de Gaza. Nous n’avons pas été en Israël. Le blocus israélien sur la bande de Gaza est un acte de punition collective et une violation flagrante du droit international. Nous appelons nos gouvernements à prendre des mesures pour respecter leurs obligations en vertu de la quatrième Convention de Genève. Si ils ne le feront pas, ou jusqu’à ce quand ils ne le feront pas, nous agirons. Nous viendrons à Gaza, encore et encore, jusqu’à ce que ce siège brutal sera cassé. Nous invitons les bonnes personnes du monde entier à se joindre à nous. »

Pour plus d’informations :

 

 

Greta Berlin (Anglais/ Français) ou Caoimhe Butterly (Anglais/Arabe/Espagnol) au 00357 99 081 767 / friends@freegaza.org

www.FreeGaza.org

 

 
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