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15/10/2009

LES RELATIONS MILLITAIRE ET DIPLAOMATIQUE, TURCO-ISRAELIENNES

Erdogan: Israël exclu des exercices aériens par la volonté du peuple turc

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que la décision d'exclure Israël de manoeuvres aériennes en Turquie était basée sur la volonté du peuple turc, dans une interview diffusée mercredi par la chaîne satellitaire Al-Arabiya.

"Nous avons pris en considération l'avis de notre peuple lorsque nous avons pris la décision (d'exclure Israël) (...) et mon peuple a rejeté la participation d'Israël" aux exercices, a déclaré à Al-Arabiya M. Erdogan, disant qu'il se faisait la voix du peuple.

"Nous avons discuté de cela avec les différentes parties et décidé que +oui+, ces exercices auraient lieu mais qu'Israël n'y prendrait pas part", a-t-il ajouté à la chaîne basée à Dubaï.

"Il existe une coopération entre la Turquie et Israël dans les domaines militaire, commercial, économique et autres, mais il y existe actuellement des sensibilités diplomatiques que l'on doit prendre en compte", a-t-il ajouté.

M. Erdogan a par ailleurs indiqué que son pays était prêt à reprendre sa médiation dans les pourparlers de paix indirects entre la Syrie et Israël, lancés en mai 2008 mais suspendus en fin d'année du fait de l'offensive israélienne à Gaza.

"Si on demande à la Turquie de jouer le rôle de médiateur entre Israël et la Syrie, nous serons toujours prêts", a-t-il dit.
"La Syrie a toujours confiance dans notre médiation mais je ne sais pas si c'est aussi le cas pour Israël (...) nous sommes pourtant prêts à reprendre là où (la médiation) s'est arrêtée", a-t-il dit. (AFP, 14 oct 2009)

03/10/2009

IRAN, TURQUIE DIPLOMATIES RELIGIEUX

La Turquie s'oppose à des sanctions économiques contre l'Iran

La Turbombe nuc.jpgquie s'est dite opposée mercredi à des sanctions économiques contre l'Iran à cause de son dossier nucléaire controversé, à la veille de discussions à Genève avec les grandes puissances sur les activités nucléaires de Téhéran..

S'exprimant lors d'une conférence de presse, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a critiqué la démonstration de force de la République islamique qui a procédé lundi à l'envoi de tirs de missiles longue portée, mais insisté sur le fait que les tensions entre Téhéran et l'Ouest devaient être réglées par voie de dialogue.

"Nous ne pensons pas que les sanctions seront efficaces", a-t-il estimé, indiquant que des mesures similaires imposées contre le régime de Saddam Hussein en Irak avaient surtout affecté le peuple irakien et les pays voisins.

La Turquie qui occupe actuellement un siège non-permanent au Conseil de sécurité de l'Onu, "sera l'un des pays qui souffrira le plus de sanctions contre l'Iran" voisin, a-t-il expliqué.

"Les problèmes doivent être résolus uniquement par des voies diplomatiques", a souligné le ministre qui s'en est pris aux tirs de missiles d'Iran. "Les tests (de missile) ne sont pas la meilleur chose à faire", a-t-il notamment dit.

La Turquie, membre de l'Otan, a amélioré considérablement ses relations avec son voisin iranien et a proposé ses bons offices pour une solution au dossier nucléaire.

Les six grandes puissances chargées des discussions sur le nucléaire iranien et Téhéran doivent se retrouver jeudi à Genève pour relancer des entretiens au point mort depuis 14 mois, une réunion considérée comme un test majeur après la révélation d'un second site d'enrichissement d'uranium en Iran.

Le groupe des 5+1 (cinq du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne) souhaite obtenir des garanties sur le programme nucléaire iranien qu'il soupçonne d'être à des fins militaires, ce que dément Téhéran. (AFP, 30 sept 2009)

01/10/2009

NUCLEAIRE ET IRAN

Le deal nucléaire entre Paris, Washington et Téhéran

Bakchich Hebdo dévoilait, mercredi, la note du Quai d’Orsay sur les conditions de production par la France du combustible nucléaire iranien. Un scénario accepté, hier soir, par Ahmadinejad, à la stupéfaction générale.

Après les rodomontades à la tribune de l’Onu, à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire du machin, à New York la semaine dernière, les occidentaux et les Iraniens sont passés à une phase de négociation. Et ô surprise, un semblant de sortie de crise se dessine.

Le président iranien Mahmaoud Ahmaninejad veut bien confier l’enrichissement de son stock d’uranium à d’autres puissances, a-t-il fait savoir hier mercredi dans la soirée. Et cela dans le cadre d’un accord global. Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, s’est déplacé, le mercredi 30 septembre, aux Etats-Unis pour une visite surprise.

Cette stratégie de la négociation n’a rien d’une surprise… pour les lecteurs de Bakchich Hebdo n°2. L’ensemble du deal nucléaire entre Téhéran et les occidentaux a été décrit dans la note de la direction stratégique du Quai d’Orsay du 14 septembre, que Bakchich a publié en partie dans l’hebdomadaire, mercredi matin, et qui est téléchargeable désormais sur le site.

C’est en effet la France, sur demande de l’administration Obama, qui va produire 1200 kg de combustible nucléaire à partir des stocks que possède l’Iran. A condition que Téhéran et les mollahs montrent patte blanche quant à leur uranium militaire et leurs installations atomiques. A condition sans doute aussi, de ne pas retenir trop longtemps l’étudiante française, Clotilde Reiss, confinée à l’ambassade de France.

Bref, un bel et bon accord qui doit être discuté à Genève, lors des négociations entre Téhéran le groupe E3+3 (France, Royaume-Uni, Allemagne, USA, Russie, Chine) , à l’occasion du sommet sur le nucléaire iranien qui s’ouvre aujourd’hui 1er octobre.

Mais qui n’a pas été sans quelques crissements et luttes de pouvoir en France., comme le raconte le dossier qui peut être lu dans Bakchich Hebdo (en vente dans les kiosques pour 1,8 euro)

 

Un cadeau iransistible

Bakchich Hebdo publiait en une dans son numéro 2, le 30 septembre, l’article ci dessous

Le 25 septembre à New York, la révélation de l’existence d’un nouveau site d’enrichissement d’uranium près de Qom mettait en transe les occidentaux. Et le bon président Ahmadinejad expliquait que Sarkozy était « peu crédible » et Obama « mal informé ».

Mais il ne faut pas toujours se fier aux effets de tribune. On s’insulte en public, on se parle en privé. Dans les coulisses de l’ONU, les diplomates ont continué, jusqu’à aujourd’hui, à chercher un compromis avec le diable iranien. A Paris, l’ambassadeur d’Iran, Seyed Mehdi Miraboutalebi, a rencontré beaucoup de monde : le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant : l’ancien Premier ministre, Michel Rocard ; mais aussi plusieurs grands patrons français, dont Henri Proglio, qui vient d’être nommé patron d’Edf.

Et ce n’est pas terminé. Ce jeudi 1er octobre à Genève, a lieu une grande première : la rencontre entre les représentants permanents du Conseil de Sécurité, l’Allemagne, et un émissaire de Téhéran. Bakchich s’est procuré une note préparatoire confidentielle, qui témoigne d’une indéniable recherche de compromis avec les méchants mollahs : trois pages, datées du 14 septembre, émanant de la Direction Affaires Stratégiques et de Désarmement du Quai d’Orsay, qui résume l’accord secret passé avec l’Iran, sous le patronage d’Obama.

Double langage

Ce deal, fort imaginatif, le voici : les Iraniens montrent patte blanche en matière d’uranium à usage militaire et, pour ce faire, fixent un calendrier précis pour respecter les résolutions du Conseil de sécurité. En retour, la France enrichit 1200 kilos d’uranium pour l’ancien empire perse. Ce combustible devrait notamment permettre aux Iraniens de faire tourner un réacteur de recherche médicale vendu par la France à Téhéran à l’époque du Shah. « Nous avons donné, sous conditions, notre accord aux Etats Unis pour cette opération » (voir ci contre). Un sacré double langage à l’heure où Sarkozy fouette les mollahs à la tribune de l’ONU !

Notre cher ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner et Jean-David Lévitte, sherpa du Président, ont beaucoup trainé des pieds pour se rallier à cette stratégie de compromis. Mais Claude Guéant, le bras droit de Sarkozy, saisi depuis son arrivée à l’Elysée par l’Orient compliqué, se bat vent debout pour un accord global. « Il est temps, explique un de ses proches, de se mettre à bosser concrètement ». La nécessité de libérer l’étudiante française, Clotilde Reiss, retenue à Téhéran, devrait amener la France à composer.

 

28/09/2009

LES KURDES MANIFESTE POUR UNE PAIX HONORABLE

Des milliers de manifestants pour la paix en Kurdistan de la Turquie


guerre.jpgLe gouvernement turc va demander au parlement de renouveler l'autorisation de mener des raids contre les rebelles kurdes en territoire irakien, a rapporté dimanche l'agence Anatolie citant le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

"Nous sommes favorables à un autre renouvellement d'une durée d'un an" de cette autorisation, a déclaré M. Erdogan à New York, où il a participé cette semaine à l'assemblée générale de l'ONU, cité par Anatolie.

"Nous en parlerons lors d'un conseil des ministres et enverrons (la demande) immédiatement au parlement", a-t-il ajouté, sans préciser de date.

Le mandat actuel donné aux forces armées prend fin le 17 octobre.

La demande devrait être facilement accordée par le Parlement où le parti de M. Erdogan dispose d'une confortable majorité et du soutien de l'opposition en la matière.
guerre et bombe.jpg
Le parlement turc a déjà renouvelé une fois cette autorisation, votée initialement en 2007.

Elle permet à l'armée turque de mener des raids des deux côtés de la frontière contre les repaires du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit).

Avec l'aide du renseignement américain, l'aviation turque frappe régulièrement les bases arrière du PKK en Irak. En février
2008, l'armée de terre turque est intervenue une semaine en territoire irakien.
 

Plusieur dizain des milliers de personnes ont manifesté en faveur de la fin des violences entre l'armée et les rebelles kurdes, vendredi à Diyarbakir, la principale ville du sud-est de la Turquie, une région peuplée en majorité de Kurdes.

Plusieur dizain des millier de manifestants -des parents de rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) tués dans des affrontements avec les forces de sécurité- ont défilé à travers Diyarbakir en scandant "Les martyrs ne meurent jamais !"

"Ecoutez les pleurs de ces mères. Nous affirmons qu'aucun policier, soldat ou guérillero ne doit mourir. Vivons en paix !" s'est exclamé Hasan Pence, le président d'une association de soutien aux parents de victimes des violences.

Près de 45.000 personnes, pour la plupart des rebelles kurdes, ont été tuées depuis le début de l'insurrection du PKK.

"Ces personnes se sont battues pour leur langue, leur culture et leur identité, et en ont payé le prix. Si nous parlons de paix aujourd'hui", c'est en leur mémoire, a déclaré Pervin Buldan, une députée du Parti pour une société démocratique (DTP), la principale formation pro-kurde de Turquie.

De son côté, le gouvernement travaille depuis plusieurs mois sur un projet de réforme visant à améliorer les droits des Kurdes et à éroder le soutien dont bénéficie le PKK.(AFP, 27 sept 2009)

 
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