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08/12/2009

MARCHANDAGES DES COLONIALISTES

Nouveaux marchandages turco-américains dans la Maison blanche

Le président Barack Obama a affirmé lundi que la Turquie constituait un partenaire "important" pour résoudre la crbombe nuc.jpgise née des ambitions nucléaires de l'Iran, en recevant à la Maison Blanche le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

A l'issue d'une rencontre dans le Bureau ovale en présence du vice-président Joe Biden et de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, M. Obama n'a pas ménagé ses compliments envers la Turquie, "un grand pays", et M. Erdogan, "un ami".

Alors que l'Iran continue à faire monter en régime son programme nucléaire malgré les inquiétudes et pressions de la communauté internationale, M. Obama a souligné que l'important était de voir Téhéran coopérer et que la Turquie, à la fois voisin de l'Iran et membre de l'Otan, pouvait utilement contribuer à ce processus.

"J'ai dit au Premier ministre à quel point il est important de résoudre le problème de la capacité nucléaire de l'Iran pour lui permettre de continuer dans la voie d'une énergie nucléaire pacifique", a expliqué M. Obama, en soulignant que l'Iran doit aussi "donner des assurances sur son obéissance aux règles et normes internationales".

"Je pense que la Turquie peut être un acteur important pour essayer de pousser l'Iran dans cette direction", a ajouté le président face à des journalistes dans le Bureau ovale.

M. Erdogan, dont les propos étaient traduits en anglais par un interprète, a affirmé pour sa part que "la Turquie se tient prête à faire tout ce qu'elle peut pour une solution diplomatique à la question nucléaire dans notre région".

Le dirigeant islamiste modéré, dont le pays est traditionnellement l'un des grands alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient, a récemment défendu le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et reproché aux puissances occidentales de fermer les yeux quand il s'agit d'Israël, qui disposerait en secret de l'arme nucléaire.

En outre, Ankara s'est abstenu le 27 novembre lors du vote de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) condamnant l'Iran.

M. Obama a aussi saisi cette occasion pour remercier la Turquie de sa contribution à la mission de l'Otan en Afghanistan, moins d'une semaine après avoir annoncé l'envoi de 30.000 soldats américains supplémentaires dans l'espoir de stabiliser le pays.

Ankara y a déployé 1.700 soldats qui ne participent toutefois pas à des missions de combat. La Turquie refuse en effet de combattre les insurgés islamistes en Afghanistan par souci de ne pas heurter ses coreligionnaires musulmans.

Dimanche, M. Erdogan avait assuré qu'il n'était pas question pour son pays, qui dispose pourtant de la deuxième armée de l'Alliance atlantique, de contribuer aux renforts promis par l'Otan afin d'épauler le contingent américain en Afghanistan.

La Turquie fait valoir en outre que son armée est déjà très occupée par la lutte contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dans le sud-est anatolien.

Ce sujet a également été discuté à Washington: tout en rappelant que Washington considérait le PKK comme une "organisation terroriste", M. Obama a estimé que "les mesures prises par le Premier ministre pour tendre la main à la communauté kurde sont bénéfiques, parce que l'on ne peut pas seulement lutter contre le terrorisme par des actions militaires".

Enfin, dans le dossier arménien, le président a félicité M. Erdogan pour avoir entrepris "avec courage" de "normaliser les relations turco-arméniennes", et l'a "encouragé à continuer dans cette voie".

Erdogan juge la résolution de l'AIEA "trop rapide"

Le Premier ministre turque Recep Tayyip Erdogan a estimé lundi que la résolution de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) condamnant Téhéran a été "trop rapide", insistant sur la nécessité de recourir à la diplomatie sur le dossier du nucléaire iranien.

L'AIEA a adopté la semaine dernière à une large majorité de ses 35 membres (25 votes pour, 3 contre et 7 abstentions) une résolution qui condamne Téhéran pour son programme nucléaire controversé et demande la "suspension" de la construction du site nucléaire de Fordo (centre), dont Téhéran avait dissimulé l'existence jusqu'en septembre.

"Je pense que ça a été une décision vraiment trop rapide car certaines mesures peuvent être prises d'une façon plus concertée", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse devant un groupe de réflexion à Washington.

M. Erdogan avait affirmé plus tôt lors d'une rencontre avec le président Barack Obama que "la Turquie se tient prête à faire tout ce qu'elle peut pour une solution diplomatique à la question nucléaire dans notre région".

Le président Barack Obama a affirmé lundi que la Turquie constituait un partenaire "important" pour résoudre la crise née des ambitions nucléaires de l'Iran, à l'issue de son entretien avec le Premier ministre turque.

Le dirigeant islamiste modéré, dont le pays est traditionnellement l'un des grands alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient, a récemment défendu le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et reproché aux puissances occidentales de fermer les yeux quand il s'agit d'Israël, qui disposerait en secret de l'arme nucléaire. (7 déc 2009)

10/11/2009

EN EUROPE, LE MUR QUI SEPARE LE PEUPLE CHIPRYOTE

En Europe, le dernier mur résiste

LE MONDE | 09.11.09 |

 

 

 

Un muduvar kibris.jpgr est tombé en Europe, un autre est toujours debout. Au moment où le monde commémore les vingt ans de la chute du mur de Berlin et de la fin de la guerre froide, un petit morceau de l'Union européenne (UE), à l'extrême sud-est, en pleine Méditerranée, se trouve depuis trente-cinq ans dans un état de guerre congelé : la République de Chypre, territorialement limitée, de facto, à la seule partie sud de l'île.

 

Elle est reconnue par la communauté internationale. Mais depuis l'occupation de la partie nord par l'armée turque, en 1974, "la République turque de Chypre-Nord" autoproclamée par les Chypriotes turcs, ne l'est que par la Turquie.

Tout semble pourtant bien paisible, à Nicosie. Dans la partie sud de la capitale chypriote, la foule arpente la rue Lidras, piétonne et commerçante. La crise n'a pas encore d'effets visibles sur la République de Chypre habitée par 900 000 Chypriotes grecs, entrée dans l'UE en 2004 et dans la zone euro en 2008, forte d'une croissance toujours légèrement positive (0,2 %) et d'un faible taux de chômage (6 %). Le PIB par habitant y est trois fois supérieur à celui de "Chypre nord", également dans l'UE, mais où l'acquis communautaire est gelé, et où l'on paye en livres turques. Mais des deux côtés, on conduit à gauche, un vieux reste de la colonisation britannique.

Rue Lidras, côté grec, un McDonald's et des échoppes cossues brillent de mille feux. Au milieu, en remontant vers le nord,duvar chypree.jpg la rue s'interrompt d'un coup. Elle prend un nom turc, Siret Bahçeli. Jusqu'en avril 2008, un mur la barrait totalement. Un trou permet maintenant le passage. A condition de ne pas être un colon turc, mal vu par les Chypriotes grecs, il n'y a qu'à présenter son passeport. Quelques malheureux pots de fleurs fanées tentent de donner à ce no man's land, au poste-frontière, un visage à peu près souriant.

Mais, soudain, on change de monde : des chants turcs grésillent dans les boutiques aux néons plus rares, un minaret dépasse des toits, les passants se font rares, McDonald's n'a pas jugé bon de s'installer, le croissant des drapeaux turc et chypriote turc triomphe partout, les dames sont coiffées d'un foulard.

Plus loin, la zone tampon gardée par la force des Nations unies abrite les restes de l'ancienne ambassade de France, un bâtiment néogothique envahi par la végétation et pillé après l'invasion turque de 1974. La partie nord de l'île est toujours occupée par 40 000 soldats turcs qui s'ajoutent aux quelque 200 000 Chypriotes turcs et colons venus de Turquie. Ceux-ci sont poussés à l'émigration par Ankara pour augmenter artificiellement la population chypriote turque et en tirer un gain politique.

La "ligne verte" qui déchire l'île de Chypre d'est en ouest et coupe comme un rasoir la capitale, Nicosie, n'a pas la violence duvar.jpgdu mur de Berlin. Pas de miradors pour protéger une muraille en béton surmontée de barbelés, protégée de plages de sable fin. Rien qui, d'un côté ou de l'autre, motive la volonté de fuir, de passer la frontière au risque de sa vie, en zigzagant sous l'eau dans la rivière glacée ou en creusant un souterrain. Le mur de Chypre revêt ça et là la forme de bidons de fortune, de barbelés en désordre, de parpaings sur lesquels les arbres ont poussé. Seuls les Chypriotes turcs bâtissent et surveillent une frontière que ne reconnaissent pas les Chypriotes grecs. Depuis 2002, sous la pression populaire, ils ouvrent des points de passage : trois brèches dans la capitale, deux à d'autres endroits de l'île. Mais des Chypriotes grecs préfèrent se priver de passer plutôt que de subir l'offense de présenter leur passeport pour entrer "chez eux".

Chypre, c'est l'histoire de deux communautés et de deux peurs. Depuis 1963, le conflit a causé 5 000 morts. Les Chypriotes grecs ont peur de l'armée turque qui a envahi le nord de l'île et des exactions qu'ils ont subies, les Chypriotes turcs ont peur, si l'armée turque se retire, d'être traités comme ils l'ont été avant son arrivée, victimes de violences et d'exclusion.

Depuis 1964, quatre ans après l'indépendance du pays, l'ONU est installée sur l'île comme force d'interposition. En 1974, le coup d'Etat fomenté par les colonels grecs pour rattacher l'île à la Grèce donne un prétexte d'intervention à la Turquie. En 2004, le Conseil européen commet l'imprudence d'avaliser l'adhésion de la République de Chypre à l'UE avant d'obtenir la réunification. Les Chypriotes grecs empochent l'adhésion... et refusent le plan Kofi Annan de réunificatioberlin duvari.jpgn. Des négociations ont laborieusement repris, portées par la bonne volonté du président chypriote, Demetris Christofias, et du dirigeant de la communauté chypriote turque, Mehmet Ali Talat. Chacun souhaite l'intégration de la Turquie dans l'UE, qui permettrait de mettre fin à ce conflit d'un autre âge : au cœur de l'Europe, l'occupation d'un pays par un autre.

Ailleurs en Europe, de petits conflits perdurent : à Gibraltar, tenu par les Britanniques et dont l'Espagne ne reconnaît pas le gouvernement, avec l'ancienne République yougoslave de Macédoine à qui la Grèce, fière de sa province éponyme, ne veut pas céder le nom, en Slovénie et en Croatie, qui commencent à peine à résoudre leur conflit frontalier. L'UE, machine à pacifier les Etats, n'a pas fini de régler ses contentieux.

Marion Van Renterghem

 

29/10/2009

VENTES D'ARMES DANS LE MONDE, PLUS QUE 1000 MILLIARDS D'EURO PAR ANES

La France, quatrième exportateur d'armes au monde

arme de guerre.jpgLes ventes d'armes constituent une "spécialité" française. Au niveau mondial, la France se classe en effet au quatrième rang pour les exportations d'armement, comme l'a récemment rappelé un rapport annuel du gouvernement communiqué au Parlement.

Quel est le montant des ventes d'armes réalisées par la France ? Les derniers chiffres disponibles portent sur l'année 2008. Ils font apparaître que les prises de commandes à l'étranger par les industries françaises de la défense ont atteint 6,58 milliards d'euros.

Les exportations représentent un tiers du chiffre d'affaires annuel du secteur de la défense en France (15 milliards d'euros, 165 000 emplois directs). Le rapport officiel du gouvernement relève que 2008 aura été "l'année du redressement de nos exportations de défense". Les ventes françaises d'armement à l'étranger ont progressé de 13 % par rapport à l'aavion de guerre.jpgnnée 2007.

Le chiffre réalisé en 2008 demeure toutefois inférieur à celui qui avait été enregistré en 2000 : en euros constants, les prises de commandes se montaient alors à 8,15 milliards. "Le niveau moyen des commandes prises par la France se stabilise dans une fourchette de 4 à 6 milliards d'euros par an", précise le document.

Qui sont les clients de la France ? Les quatre principaux clients de la France ces dernières années ont été les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, la Grèce et l'Inde.

Que représente le marché mondial des ventes d'armes ? Les dépenses militaires augmentent sur tous les continents, sauf en Europe. Elles ont atteint 1 000 milliards d'euros en 2007.

Sur ce chiffre, 200 milliards d'euros ont été consacrés aux achats d'armement. Le marché des armes est en progression constantNon a la Guerre.jpge depuis les années 2000 dans le monde.

Le volume des exportations, lui, s'est élevé à 67 milliards d'euros en 2007.

Qui domine le marché mondial ? Les Etats-Unis se taillent la "part du lion" sur le marché des ventes d'armement, avec une part de marché de 49 % en 2008. Ils devancent le Royaume-Uni (15 %), la Russie (8 %), la France (7,2 %) et Israël (6 %).

 

                                                                                             LEMONDE.FR | 29.10.09 |

16/10/2009

LA TURQUIE, A TOUT PRIX VEUT CONTINUE LA SALE GUERRE CONTRE LE PEUPLE KURDE

La Turquie veut poursuivre le PKK et l'Irak préservé sa souveraineté

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a affiché jeudi à Bagdad sa "détermination" à combattre les rebelles kurdes du PKK réfugiés dans le nord de l'Irak et a jugé difficile d'accroître le débit de l'Euphrate en dépit des demandes de l'Irak frappé par la sécheresse.

"Nous continuerons à combattre (le PKK) et nous (la Turquie et l'Irak) confirmons notre détermination à éradiquer ce terrorisme qui menace nos deux pays", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse, selon la traduction arabe de ses propos.

Plus tôt dans la journée, M. Maliki avait demandé à la Turquie de "respecter sa souveraineté" lors d'opérations militaires turques contre les rebelles kurdes du PKK au Kurdistan irakien.

Le chef du gouvernement irakien "a demandé de respecter la souveraineté de l'Irak, assurant que personne ne pouvait la violer", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh.

M. Maliki "a dit que l'Irak n'avait rien à voir avec les opérations (turques contre le PKK) et cherchait simplement à protéger sa souveraineté", a ajouté le porte-parole.

Mis en place en novembre 2008, un comité tripartite composé de la Turquie, de l'Irak et des Etats-Unis, est chargé de régler la question de la présence du PKK dans la région autonome irakienne, a-t-il souligné.

Mardi devant le Parlement turc, M. Erdogan a indiqué que la question de la lutte contre les rebelles du PKK en Irak, figurerait à l'ordre du jour de ses discussions. Les députés turcs ont approuvé le même jour le renouvellement pour un an de l'autorisation de procéder à des raids contre les rebelles kurdes en territoire irakien.

Les rapports turco-irakiens se sont nettement améliorés depuis l'an dernier après que l'administration de Bagdad et celle kurde (nord) se sont engagées à faire en sorte que le Kurdistan irakien ne devienne plus un sanctuaire pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Les deux dirigeants ont également discuté de la question sensible de l'eau. L'Irak reproche à Ankara de ne pas ouvrir les vannes de ses barrages sur l'Euphrate pour permettre à son voisin de lutter contre la sécheresse qui le frappe.

"J'ai donné des ordres pour augmenter le débit vers l'Irak et la moyenne est actuellement de
550 mètres cubes par seconde", a expliqué M. Erdogan, soulignant qu'un accord de 1987 prévoyait un débit de 500 m3/s. Ali al-Dabbagh avait auparavant précisé qu'Ankara laissait actuellement passer 440 m3/s.

"J'ai rencontré des députés irakiens qui m'ont demandé plus d'eau, a lancé M. Erdogan. J'ai réalisé qu'ils ne comprenaient pas les détails (de l'accord), ou alors il y a une autre raison derrière leur extrémisme."

Lors de cette visite officielle, 48 protocoles d'accord renforçant la coopération politique, énergétique et commerciale ont été signés, selon le chef du gouvernement turc qui était accompagné de neuf ministres.

"Les échanges commerciaux représentent 5 milliards de dollars actuellement et ils passeront à 20 milliards bientôt", a précisé M. Erdogan. ( 15 oct 2009)

 
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