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11/05/2009

APPEL URGENT DU CONGRES NATIONAL DU KURDISTAN

L'appel urgent du KNK contre l'extradition de Remzi Kartal à la Turquie, par Zapatero de l'Espagne.

 

Le Cknk.jpgongrès National du Kurdistan vient de publier le communiqué suivant contre la décision du gouvernement espagnol du vendredi 8 mai en faveur de la poursuite de la procédure d’extradition de deux hommes politiques kurdes, Remzi Kartal et Eyyup Doru, vers la Turquie:


Deux membres du Congrès National du Kurdistan, Messieurs Remzi Kartal et Eyyup Doru sont sous contrôle judiciaire en Espagne. Monsieur Remzi Kartal, membre du Conseil exécutif du KNK, a été, à la demande de la Turquie via l’Interpol, interpellé, le 24 Mars 2009 à Madrid, où il s'était rendu pour participer aux célébrations du Newroz, et, suite à la décision de la Cour, a été mis en garde à vue ;   remis en liberté, le 28 mars,  il est assigné à résidence à Madrid où il est toujours sous contrôle judiciaire.

Le 26 Mars un autre membre de notre Congrès, Monsieur Eyyup Doru, subissait le même sort : arrêté et relâché le même jour, il est assigné à résidence, sous contrôle judiciaire ; obligation lui est faite de se présenter deux fois pas semaine et il lui est interdit de quitter le territoire espagnol. En clair, ces deux membres de notre Congrès sont empêchés arbitrairement par les autorités espagnoles d'accomplir leur mission qui, nous le confirmons, est de nature à favoriser la paix et le processus de réconciliation pour une solution politique à la question kurde, comme toutes les missions de tous les membres du Congrès National du Kurdistan.

La Turquie abuse de son mandat auprès de l’Interpol pour criminaliser les hommes et les femmes kurdes dont les  activités sont de nature politique. D’après les informations qui nous ont été parvenues, les arrestations de MM. Remzi Kartal et Eyyup Doru n’ont rien avoir avec un contrôle de routine ni avec toutes autres procédures en Espagne. Il faut plutôt en chercher la cause dans le rapprochement entre les autorités espagnoles et turques : les solides relations diplomatiques entre la Turquie et l'Espagne, les contacts personnels et amicaux entre Erdogan et Zapatero montrent que l'arrestation de nos membres n'est rien d'autre qu'un geste de l'Espagne vers la Turquie.

Mr. Kartal et Doru, à qui le statut de réfugié politique a été accordé, le premier par la Belgique, et le second par la France, et ce depuis des dizaines d’années, se trouvent, de ce fait, placés sous la protection juridique internationale des conventions des Nations Unies. Le dossier de l'Interpol, qui n'est pas nouveau, avait déjà valu à Monsieur Kartal d'être arrêté en Allemagne, en 2005, et les tribunaux allemands, considérant sans fondement les accusations de la Turquie, avaient prononcé un non lieu et l'avaient libéré immédiatement. Le fait qu'un autre pays, membre de l'Union européenne arrête Monsieur Remzi Kartal avec le même dossier et la même accusation est significative d'une combinaison douteuse visant à protéger des intérêts inavouables de deux gouvernements.

Ni Monsieur Kartal et ni Monsieur Doru ne sont coupables d'aucun crime, si ce n'est, aux yeux de la Turquie, de vouloir poser politiquement la question kurde et d'être la voix des Kurdes dans toutes les plateformes internationales, et même au Parlement de Turquie. Pour la Turquie toutes les personnes politiques kurdes et ceux qui se reconnaissent comme kurde sont coupables.

Malgré toutes les démarches que nous avons entreprises, depuis le 24 Mars 2009, auprès des autorités espagnoles les priant de bien vouloir fermer ces dossiers qui n'auraient jamais dû être ouverts, le conseil des ministres espagnol a pris la décision, ce vendredi 8 mai, de poursuivre la procédure d’extradition vers la Turquie.

C'est maintenant entre les mains de la justice espagnole. L’Espagne doit respecter les conventions internationales des Nations Unies. Nous appelons l'opinion publique européenne à nous soutenir et à être extrêmement attentive aux décisions qui vont sceller le sort de Mr. Remzi Kartal et Eyyup Doru.

Kurdistan National Congress - KNK
Rue Jean Stas 41,
1060 Brussels

Tel:  +32. 2647 3084
Fax: +32. 2647 6849
website: www.kongrakurdistan.net
e-mail: kongrakurdistan@gmail.com

 

02/05/2009

VIOLENCE DE L'ETAT TURC ET LE 1er MAI

                            



Violence policière  et le 1er mai en Turquie
T POLIS.jpg
Une cinquantaine de personnes, dont 36 policiers, ont été blessées dans des heurts entre manifestants et policiers vendredi à Istanbul et à Ankara en marge des défilés du 1er mai, redevenu cette année jour férié.

Pour la première fois en 32 ans, une partie d'un cortège a été autorisée à se rassembler sur la place la plus connue et la plus emblématique d'Istanbul, Taksim.

La police antiémeutes et des groupes de centaines de manifestants lançant pierres, cocktails Molotov et boulons et cassant des vitrines de banques et de boutiques du centre-ville d'Istanbul, se sont affrontés pendant plusieurs heures.

Le gouverneur de la plus grande métropole de Turquie, Muammer Güler, a déclaré à l'agence Anatolie que 21 policiers avaient été blessés et que 108 manifestants avaient été arrêtés, pour la plupart des jeunes.

 

Plus de 400 arrestations dans le pays à ce jour du 1erMai 2009, ont déclaré d’autre source Indépendant.

Près de vingt autres manifestants ont été légèrement blessés dans les incidents, a-t-il ajouté.

La police a utilisé des canons à eau, des véhicules blindés et des gaz lacrymogènes pour disperser les les manifestants.

Selon la chaîne de télévision NTV, environ 20.000 policiers ont été mobilisés à Istanbul.

Deux importantes confédérations syndicales, le DISK et le KESK, ainsi que des partis de gauche et d'extrême gauche, et le Parti pour une société démocratique DTP, formation pro-kurde, avaient déployé de nombreuses banderoles, de la liberté de l'égalité et          anti-répressions.

Les manifestants ont scandé "Main dans la main contre le fascisme !", "La répression ne nous arrêtera pas !", "Longue vie au 1er mai !" ou "Longue vie à la révolution et au socialisme !".

Pour la première fois depuis 1977, une partie du cortège -environ 5.000 personnes selon les chaînes de télévision, dont les responsables syndicaux- a été autorisée à pénétrer sur la place Taksim. L'arrivée du cortège a été chaudement applaudie par la foule, des gens formant des rondes pour danser.

Cette place était en effet interdite aux cortèges du 1er mai depuis 1977, lorsque 34 personnes y avaient été tuées. Des tireurs, soupçonnées d'être des militants d'extrême droite soutenus par les services du renseignement, avaient ouvert le feu sur la foule.

"Pour moi, Taksim est très important. Ca fait 20 ans que je suis docker. Aujourd'hui, si je pleure, ce n'est pas seulement à cause des gaz lacrymogènes, mais c'est la joie d'être sur Taksim", a déclaré Hakki Taskin, un militant du DISK.

Le parlement a récemment adopté une loi rétablissant le 1er mai comme jour férié.

Des incidents ont également émaillé les célébrations dans la capitale Ankara.

Un groupe d'une centaine de manifestants ont affronté avec des bâtons et des pierres la police antiémeute sur la place de Sihhiye dans le centre-ville, où plus de 15.000 personnes s'étaient rassemblées sous une fine pluie.

Quinze policiers ont été blessés, dont un assez grièvement par une pierre qui l'a touché à la tête, a écrit Anatolie qui a fait état de six interpellations.

La police a tiré en l'air et a fait usage de canons à eau pour disperser les manifestants, a ajouté l'agence.

Le 1er mai, souvent considéré par les autorités comme une occasion pour les militants de gauche d'organiser des manifestations et de déclencher des émeutes, avait été retiré de la liste des jours fériés après un coup d'Etat militaire en 1980.    Voir le vidéo fait par un caméra amateur.  http://www.youtube.com/watch?v=pHUYCB_ZF4U

 

 

 

15/04/2009

DUR D'ETRE KURDE! EN TURQUIE

 


Dur d'être kurde! Rafle en Turquie contre le DTP

 

 

 

 

 

 

Depuis lDTP.jpge 14 avril à l’aube, plusieurs opérations d'arrestations visent plusieurs centaines de cadres, à tous les niveaux du Parti pour une Société Démocratique, le DPT, qui vient de remporter une victoire sans appel dans les régions kurdes aux dernières élections municipales du 29 mars 2009. 

 

Les opérations ont  eu lieu dans 13 départements : Diyarbakır, İstanbul, Ankara, Aydın, Adana, Elazığ, Antep, Urfa, Şırnak, Hakkari, Bingöl, Van, Batman, Mardin


           Le peuple Kurde  condamne  fermement les opérations, et nous appelons les autorités compétentes à libérer immédiatement les personnes interpellées : Nous déclarons que  Ces opérations ces sont des démonstrations claire de l'incapacité du gouvernement à accepter le résultat des élections (du 29 mars 2009). Nous savons aussi que Les opérations ont  eu lieu conformément à des directives de Premier ministre Turc Tayip ERDOGAN et le gouvernement Intégriste,  Nationaliste du AKP. Nulle force ne pourra faire écrouler le DTP qui est aujourd'hui la quatrième force politique de la Turquie et la première force politique en Kurdistan.  Nous allons continuer notre combat démocratique avec courage et détermination, quel qu’en soit le prix".

 

            La pilule est en effet amère, pour le gouvernement turc : Le DTP a remporté 10 assemblées départementales, une ville métropolitaine et ses 4 arrondissements, 7 villes préfectures, 90 communes dont 51 grandes agglomérations, soit une centaine de mairies ; le nombre de villes kurdes dirigées par le DTP a donc doublé, malgré les fraudes dénoncées notamment par une délégation Solidarité Liberté de Marseille qui se trouvait à Agri au moment des élections : "le Préfet, sur ordre de l’AKP – (le parti gouvernemental, Islamo-Nationaliste)  - a inversé les résultats électoraux pour ne pas reconnaître la victoire du DTP. Ce non-respect du suffrage universel a provoqué des manifestations de protestation des habitants, qui ont été violemment réprimées par la police et l’armée. De nombreux blessés sont à déplorer, parmi lesquels des élus du DTP. En outre, des dizaines d’arrestations ont eu lieu".

            La seule façon pour le Pouvoir islamique de reprendre la main, avec la bénédiction Mr, Obama,  le Président des Etats-Unis d’Amérique, qui à rendu visite à la Turquie de diaboliser le DTP en l'accusant d'être en lien avec une organisation terroriste et de le faire interdire.

              Nous voulons rappeler que, depuis sa création le DTP est menacé d'interdiction par le gouvernement turc. Aujourd’hui tous les moyens de l’état sont utilisés pour empêcher le Peuple Kurde et ses organisations démocratiques d’exprimer sa volonté.

 
            Il faut rappeler que cette opération a été effectuée deux jours après la déclaration d’une cessez  le feu  bilatérale décidé  par le mouvement kurde KCK, pour trouver une solution politique et pacifique à la question Kurde.  Donc, il est évident que l’état turc et son gouvernement sont en faveur de la continuation de la sale guerre, contre le peuple Kurde, ses représentent légaux et ses élus.

 

       Nous voulons savoir, quelle  sera la réaction de l’Union Européenne face à cette  conduite  du gouvernement turc. Est-ce que de telles opérations sont compatibles avec les critères européens ? Le respect des critères démocratiques européens ne doit pas permettre à un pays candidat de lutter contre les efforts pour l’instauration de la démocratie et le respect des Droits de l’Homme. Nous demandons à l’Union Européennes, de cesser tout soutien politique et aide financière à l’Etat Turc.  L’Union Européenne doit exiger de l’Etat Turc de trouvé une solution pacifique et une paix honorable, à la cause Kurde, qui est devenu aujourd’hui  aussi une question l’EU.  Nous rappelons que la législation de l’Union Européenne  impose le respect des cultures,  de la langue et de la civilisation des peuples composants  chaque nation, à l’intérieur de chaque pays.  le respect ce principe fondamental est une condition absolue à la menée de négociations d’entrée dans l’Union Européenne.  

            Malgré toute provocation de la Turquie, les Kurdes sont bien déterminés à faire des efforts afin que la paix et la démocratie soient garanties en Turquie. Aucune répression de l’état turc ne fera  pas reculer la lutte du peuple kurde.

 
Notre  peuple condamne cette terreur de l’Etat Turc et appelle à la solidarité internationale avec le peuple Kurde.

 

 

 

 
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