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05/10/2009

LES TURQUES SONT-ILS CHAUVIN?

Les Turcs peu tolérants envers les minorités ethniques, religieuses (sondage)

Les TurIKCI TURK.jpgcs sont peu tolérants vis-à-vis des différences ethniques et religieuses au sein du pays, et pensent que les non-musulmans ne sont pas loyaux envers l'Etat, ne souhaitant pas les voir dans la fonction publique, selon un sondage publié mercredi dans la presse.

L'enquête, conduite entre mai et juin par l'institut de sondage Frekans auprès de 1.108 personnes, montre que 57% des personnes interrogées refusent d'être voisins de palier avec un athée, 42% avec un juif et 35% avec un membre de la communauté chrétienne, rapporte le journal Milliyet.

Dix-huit pour cent des sondés ne veulent pas d'une famille étrangère comme voisin.

La Turquie officiellement à 99% musulmane, héberge de petites communautés chrétiennes --arméniennes, orthodoxes, catholiques-- et juives ainsi qu'une importante minorité kurde (musulmane) dans le sud-est anatolien, théâtre depuis 1984 d'un conflit armé sanglant entre forces de sécurité et rebelles séparatistes kurdes.

48 des personnes interrogées pensent que les juifs ne sont pas loyaux envers l'Etat turc alors que 47% doutent de l'attachement des Grecs et Arméniens orthodoxes au pays.

L'enquête montre en outre qu'une majorité de Turcs (57%) s'opposent à ce que les membres des commuTURC 1.jpgnautés religieuses soient employés dans des secteurs sensibles de la fonction publique comme les services de renseignements, l'armée ou la police.

L'amélioration des droits de minorités kurde et non-musulmanes fait partie des éléments clés d'un processus d'adhésion à l'Union européenne, entamé en octobre 2005 par la Turquie mais qui n'avance que très lentement. (AFP, 30 sept 2009)

21/07/2009

L'ALLEMAGNE ET LA TURQUIE

 

L’Allemagne annonce l’expulsion de 8.000 réfugiés originaires de  Turquie  

 

 

 

L’Allemagne annonce l’expulsion de 8.000 réfugiés originaires  de Turquie, en grande majorité Kurdes de la Turquie.  Alliance avec un État fascTURKEY_mai_.jpgiste. Despotisme à l’égard des exilés
Certains tribunaux allemands ont constaté « qu’en Turquie il n’y avait plus de torture », et donc « que les réfugiés pouvait retourner dans leurs pays » .De ce fait, les autorités allemandes ont envoyé à 8000 réfugiés un courrier les enjoignant à rentrer chez eux.
A travers cette campagne d’expulsion, outre son intention manifeste de se débarrasser de ces réfugiés, l’Allemagne cherche avant tout à consolider ses rapports politico-économiques avec le régime fasciste turc.

Et pourtant !
Tibor Varadi, chef de délégation adjoint de la Commission européenne en Turquie affirme que « malgré les réformes législatives, en Turquie, la torture est toujours présente et ce, parce que les responsables de ces actes ne sont jamais condamnés ».
Zafer Üskül , président de la commission des droits de l’homme au parlement turc déclare : « notre plus gros problème en Turquie, c’est que les tortionnaires ne sont jamais condamnés » .
Malgré ces affirmations cinglantes, l’Allemagne persiste à cacher la nature du régime d’Ankara.
Pour préserver ces accords politiques et économiques et pouvoir générer d’autres accords, l’Etat allemand souhaite donc renvoyer les réfugiés qui poursuivent leur activité de dissidence à l’étranger et en particulier, ceux qui se battent pour l’indépendance de leurs peuples, la démocratie et le socialisme.

Les tribunaux allemands proclament donc qu’en Turquie :
- il n’y a plus de tortures !
- il y a la liberté de la presse !
- il n’y a pas de répression ni la discrimination à l’égard de peuple Kurdes !
- il n’y a pas de répression contre les minorités ethniques et religieuses !

Mais la réalité répressive en Turquie dit le contraire :
- Engin Ceber 29 ans, militant politique, a été tué sous la torture le 7 octobre 2008 dans la prison de Metris à Istanbul.
- Ferhat Gercek, âgé de 17 ans au moment des faits, a été paralysé a vie le 7 octobre 2007, après avoir reçu une balle dans le dos tirée par la police alors qu’il vendait « Yürüyüs » (la marche), une revue de gauche parfaitement légale .
- Les opérations, les massacres, les arrestations font partie du quotidien du peuple kurde. Le 21 novembre 2004, à Mardin, Ugur Kaymaz, un écolier âgé de12 ans a été abattu par la police de 13 balles dans le corps devant son domicile. Son père avait lui aussi été exécuté. Le 18 juin dernier, la Cour de cassation a innocenté leurs assassins.
- Le 23 avril dernier, jour de la fête des enfants (!), Abdülsamet Erip, un enfant de 14 ans, est mort noyé dans une rivière en tentant d’échapper aux bombes fumigènes de la police. Le même jour, quasi au même endroit, un enfant kurde de 12 ans dénommé Seyfi Turan a été tabassé à mort à Hakkari par un membre des forces spéciales, à coups de crosse de mitraillette. Dernièrement des dizaines d’élus kurdes et de syndicalistes soutenant la cause kurde ont été incarcérés. Des centaines d’enfants kurdes ont été embastillés pour avoir manifesté, scandé un slogan ou chanté en kurde, ou tout simplement pour avoir fait le signe de la victoire.
- Kurdes, Arabes, Lazes, Grecs, Tcherkesses, Arméniens, Syriaques et bien d’autres peuples encore ne peuvent faire usage de leurs droits nationaux ou culturels. Les minorités religieuses ne sont pas épargnées par la répression : en novembre 2007, trois missionnaires protestants ont été sauvagement assassinés à Malatya par des assassins collaborant avec les services secrets. Par ailleurs, en Turquie vivent près de 25 millions d’Alévis, mais les autorités se refusent à les reconnaître. Ils ne bénéficient pas des services du ministère des affaires religieuses, la Diyanet, une sorte d’État dans l’État (prétendument laïc) aux mains des Musulmans sunnites. Pire, les Alévis sont contraints de suivre les cours de religion. Ces cours obligatoires sont un héritage de la junte militaire du 12 septembre 1980 qui, elle aussi, se targuait d’être laïque…
Ces 8 dernières années, 290 personnes sont mortes en garde a vue.
Ces 10 derniers mois, 29 personnes sont mortes en garde a vue.kurtler ve tc.jpg
Ces deux dernières années, 55 personnes ont été exécutées en pleine rue pour avoir enfreint les sommations des forces de l’ordre.  Les années 2006 et 2007, 10.886 policiers et gendarmes ont fait l’objet d’une instruction pour tortures et mauvais traitements, mais aucun d’entre eux n’a été condamné. A l’aune de ces chiffres accablants, peut-on encore prétendre qu’il n’y a pas de tortures en Turquie ?
Güler Zere, une militante politique emprisonnée depuis 14 ans, est atteinte d’un cancer terminal. Confrontée à l’indifférence et aux négligences systématiques des autorités pénitentiaires, elle est aujourd’hui soignée dans des conditions sanitaires et avec des instruments médicaux déplorables. Ses avocats, ses amis, sa famille et une grande partie de la société civile turque demandent aux autorités sa libération immédiate afin qu’elle puisse bénéficier de soins médicaux et de l’environnement social et moral adéquat. Cependant, le ministre de la justice fait la sourde oreille et préfère laisser mourir cette femme de 37 ans à petit feu.
L’Allemagne va-t-elle, elle aussi, fermer ses yeux face à l’état de santé critique de Güler Zere ?
Extrader des réfugiés, c’est se rendre complice des crimes commis par un régime de tortionnaires !
L’Allemagne doit immédiatement cesser de collaborer avec l’État turc !

 

12/07/2009

LES AYATOLLAHS ET LES MOLLAS

Les fondements des luttes de pouvoir en Iran

 

 

 

 

La iran.jpglutte au sommet dans les cercles dirigeants iraniens oppose deux factions ayant des conceptions radicalement différentes de la République Islamique, selon Muhammad Sahimi. D’un côté, les héritiers de Khomeiny, défenseurs d’une théocratie constitutionnelle, et de l’autre, appuyés par les Gardiens de la Révolution, des fondamentalistes que Khatami (*) qualifie de « traditionalistes à la pensée courte, restés à l’âge de pierre. » Pour ces disciples de l’ayatollah Mesbah Yazdi, « peu importe ce que les gens pensent. Ce sont des moutons ignorants ».

 

 

 

 

 

 

Le monde entier est fasciné par les événements qui se sont déroulés en Iran au cours des dernières semaines. Tout d’abord, on a assisté à une campagne électorale acharnée durant laquelle Mir Hossein Moussavi, le principal candidat réformiste, montait dans les sondages. D’énormes rassemblements ont eu lieu à travers l’Iran en soutien à sa candidature. Pour la première fois depuis la révolution de 1979, les iraniens et les expatriés semblaient être unis dans leur quête pour évincer le président Mahmoud Ahmadinejad.

Le 12 Juin, une heure après que le vote ait pris fin, le ministère de l’Intérieur iranien a appelé le quartier général de Moussavi pour l’informer qu’il allait gagner, et qu’il devait préparer une déclaration de victoire sans triomphalisme, afin de ne pas irriter les supporters d’Ahmadinejad. Puis soudainement, tout a changé. Plusieurs commandants des Gardiens de la Révolution de l’Iran (GRI) se sont rendus au siège de campagne de Moussavi et lui ont dit que sa campagne électorale était une sorte de « révolution de velours », et qu’ils ne l’autoriseraient pas à l’emporter. Ensuite, les résultats des élections truquées ont été annoncés, déclenchant les manifestations qui se poursuivent aujourd’hui.

Mais quel est le pouvoir réel à l’oeuvre derrière cette élection présidentielle truquée, qualifiée de « coup d’Etat électoral » par un porte-parole de Moussavi ? On considère généralement qu’en tant que commandant en chef des forces armées de l’Iran, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, est le chef de ce coup d’Etat. Mais la question est plus complexe.

Depuis qu’il a été nommé commandant en chef des GRI, il y a trois ans, le major général Mohammad Ali Jafari a fait état de la « menace intérieure » contre la révolution islamique. Il a même réorganisé la garde pour qu’elle soit mieux préparée à faire face à toute révolte. En outre, quelques jours avant les élections du 12 Juin, le responsable de la direction politique des GRI, le Brigadier Général Yadollah Javani, a accusé Moussavi et d’autres réformateurs de tenter de lancer une révolution de couleur ( Moussavi a utilisé le vert comme symbole de sa campagne), et a averti que la garde « l’asphyxierait avant même qu’elle ne naisse ». Les auteurs de ce coup d’Etat sont en fait les membres du haut commandement des GRI. Ils représentent l’aile droite de la deuxième génération des révolutionnaires iraniens.

Cette seconde génération de révolutionnaires avait une vingtaine d’année à l’époque de la révolution iranienne de 1978-1979. Ils ont rejoint les GRI presque immédiatement après la Révolution et mené deux guerres féroces dans les années 1980 : contre les forces de Saddam Hussein, qui avaient envahi l’Iran en septembre 1980, et contre les forces des Moujahidines du Peuple, un groupe armé islamique de gauche qui s’était opposé au Shah. Lorsque les Moujahidines ont commencé à assassiner des dirigeants iraniens en Juin 1981, les jeunes révolutionnaires ont mené une bataille sanglante contre eux, les tuant par milliers, et les ont contraint à s’exiler en Irak, où il ont collaboré avec Saddam Hussein. Les Moujahidines du Peuple sont maintenant catalogués par le Département d’Etat comme une organisation terroriste.

Utilisant la guerre avec l’Irak comme prétexte, les jeunes révolutionnaires islamiques ont également aidé leurs leaders - l’ayatollah Khomeini, Akbar Hashemi Rafsanjani (qui a été élu à la présidence de l’Iran pendant deux mandats en 1989-1997 et reste un homme politique puissant), l’ayatollah Khamenei ( qui a été président dans les années 1980), et d’autres - à imposer une répression politique sévère en Iran, avec pour résultat l’élimination de la scène politique iranienne de tous les groupes politiques laïques, portant un coup terrible au développement de la vie politique du pays.

La guerre avec l’Irak a pris fin en Juillet 1988. Beaucoup de jeunes révolutionnaires islamiques ont soutenu l’exécution de milliers de prisonniers politiques de juillet à septembre 1988 ou sont restés silencieux et n’ont pas protesté. L’ayatollah Khomeiny est ensuite décédé en Juin 1989. Les jeunes révolutionnaires se sont alors scindés en deux camps.

Dans le camp de la gauche islamique on estimait que l’Iran avait besoin d’une politique d’ouverture pour mettre fin à la répression féroce des années 1980. De nombreux membres de ce groupe étaient issus de l’appareil de renseignement et étaient par conséquent parfaitement au courant de ce qui se passait dans la société et sentaient le danger d’une explosion sociale et d’une contre-révolution. Ce sont eux qui sont désormais les leaders du mouvement de réforme.

Les jeunes révolutionnaires du camp opposés étaient les conservateurs. Certains, comme le général Javani et le Général Jafari sont restés dans les GRI après la guerre. D’autres, venant des GRI, comme le président Ahmadinejad, le ministre de l’Intérieur Sadegh Mahsouli, et son principal adjoint Kamran Daneshjou , qui supervisait les élections, ont rejoint l’administration.

La mort de l’ayatollah Khomeini a eu une autre conséquence à long terme dont les effets se font sentir aujourd’hui. Elle a permis à un groupe islamiste réactionnaire de réémerger. Ce groupe, appelé la société Hojjatiyeh, avait été fondée dans les années 1950 et était farouchement opposé à la foi Bahai et à l’islam sunnite. Il avait même travaillé avec les services secrets du Shah pour lutter contre la propagation du communisme en Iran. Il s’était également opposé à la Révolution de 1979 et au concept de « Valaayat-e-Faghih » (la gouvernance des juristes islamiques) développé par l’ayatollah Khomeini, qui est le fondement de la constitution de l’Iran et du système politique. L’ayatollah Khomeini a interdit l’Hojjatiyeh en 1983 et avait déclaré à leur sujet qu’ils « ne peuvent même pas diriger une boulangerie, et encore moins un pays. »

Après sa réapparition au début des années 1990, l’appellation Hojjatiyeh n’a jamais été utilisée. Ses membres ont commencé a préconiser un gouvernement islamique dirigé par chef suprême non élu, au lieu d’une République islamique. Leur chef actuel est l’ayatollah Mohammad Taghi Mesbah Yazdi, un religieux réactionnaire partisan de la ligne dure, qui s’est ouvertement opposé à toute élection et est le chef spirituel d’Ahmadinejad.Idamlar.png

L’ayatollah Mesbah, ainsi qu’il est appelé en Iran, a déclaré : « Peu importe ce que les gens pensent. Ce sont des moutons ignorants ». Il estime que le chef suprême est choisi par Dieu, et que la tâche des ayatollahs qui sont membres de l’Assemblée des Experts (un organe constitutionnel qui choisit le chef suprême) consiste à le découvrir. L’ancien président réformateur Mohammad Khatami a fait référence aux disciples de l’ayatollah Mesbah comme étant des « traditionalistes à la pensée courte, restés à l’âge de pierre. »

Parmi les disciples de l’ayatollah Mesbah, on trouve le ministre du renseignement Gholamhossein Mohseni Ejehei, Mojtaba Hashemi Samareh (un adjoint d’Ahmadinejad), et Ahmadinejad lui-même. En fait, tous les ministres du renseignement iranien depuis la Révolution ont été des élèves de l’ayatollah Mesbah et ont suivi son séminaire à Qom. Bon nombre des hauts commandants des GRI sont ses disciples. La milice Basidj, un groupe paramilitaire, contrôlée par les GRI a également été profondément pénétrée par ses disciples, de même que le pouvoir judiciaire. Depuis qu’il a été élu président en 2005, Ahmadinejad a utilisé à maintes reprises les mots de l’ayatollah Mesbah parlant de « gouvernement islamique d’Iran » plutôt que « République islamique d’Iran. »

Les hommes qui sont derrière ce coup électoral sont donc la deuxième génération de révolutionnaires, dont le chef spirituel est l’ayatollah Mesbah. Deux semaines avant les élections Mesbah a publié une fatwa secrète - dont le contenu a été révélé par certains membres du ministère de l’Intérieur - autorisant l’utilisation de tous les moyens pour réélire Ahmadinejad, donnant ainsi le feu vert pour le trucage des élections.

Mais quels sont les objectifs du coup d’Etat ? Il semble y avoir trois.

L’un est de purger l’ancienne première génération de dirigeants révolutionnaires, y compris le plus important d’entre eux, l’ex président Rafsandjani. Depuis qu’Ahmadinejad l’a battu lors de l’élection présidentielle très disputée de 2005, lui et ses partisans sont d’âpres ennemis de Rafsandjani et de ses partisans. Rafsandjani a fait savoir qu’il pense qu’Ahmadinejad porte préjudice aux intérêts nationaux de l’Iran en raison de sa politique étrangère, de sa rhétorique contre Israël et des déclarations incendiaires sur l’Holocauste.

Mais l’antagonisme contre Rafsanjani a également une dimension économique. Lui et sa famille sont fabuleusement riches et sont favorables à une économie moderne. Et tout comme Ahmadinejad a consolidé la mainmise des GRI sur l’Iran par la nomination de membres du Conseil des ministres, de gouverneurs de province, de généraux et de maires en provenance des rangs des GRI, il veut aussi consolider l’emprise des GRI sur l’économie iranienne. Sous son mandat, les GRI ont remporté plus de 10 milliards de dollars de contrats au cours des quatre dernières années. Les GRI veulent éliminer la concurrence de Rafsandjani et de ses partisans.

Dans son discours de « victoire » du dimanche 14 Juin, Ahmadinejad n’a jamais mentionné une seule fois l’ayatollah Khomeini ou la République islamique. Ainsi, tout comme Deng Xiaoping et ses successeurs ont conservé les photos de Mao Zedong et que Joseph Staline conservait celles de Lénine, tout en agissant contre ce que Mao et Lénine, avaient préconisé, la seconde génération de révolutionnaires conservera les photos de l’ayatollah Khomeini (ainsi que celles de Khamenei) tout en agissant contre ses enseignements, y compris le plus célèbre, « La mesure [ de l’acceptation d’un homme politique] est le vote du peuple ».

Le deuxième objectif du coup d’Etat consiste à rapprocher le pays d’un gouvernement islamique où des élections sans signification pourront être facilement truquées ou manipulées, ce qui détruira l’aspect républicain du système politique iranien. Cela est compris par les réformistes ainsi que par la grande la majorité du peuple iranien, et c’est pourquoi ils résistent à ces élections truquées. Mais les dirigeants du coup d’Etat ne s’attendaient pas à cette résistance.

Le troisième objectif est de commencer les préparatifs pour le remplacement à venir de l’ayatollah Khamenei, que l’on sait malade, par un homme qui a leur confiance. Rafsandjani préside l’Assemblée des Experts qui choisit le chef suprême. Étant donné son rôle important dans la Révolution et son influence, Rafsandjani va jouer un rôle crucial dans ce processus de succession. Ainsi, s’il peut être éliminé, cela ouvrira la voie à l’ayatollah Mesbah Yazdi, ou à l’un de ses disciples, pour devenir le guide suprême.

Il s’agit d’un tournant dans l’histoire contemporaine de l’Iran, et même du Moyen-Orient. Si la seconde génération de révolutionnaires réussit, l’Iran va entrer dans une période de répression politique extrême, qui rendra plus aisé pour le parti de la guerre et le lobby pro-israélien de faire pression pour tenter de convaincre l’opinion que la question du programme nucléaire iranien doit être résolue par des frappes militaires.

Mais si les protestations parviennent à faire annuler les élections truquées, les réformistes et les groupes démocratiques auront une occasion en or de rapprocher beaucoup plus vite l’Iran d’un système politique démocratique, ce qui sera crucial pour la stabilité du Moyen-Orient.

Muhammad Sahimi est universitaire et enseigne à l’université de Californie. Il a publié de nombreux articles sur le programme nucléaire iranien.                   

 

Par Muhammad Sahimi, Antiwar

 

15/05/2009

LIBERTE POUR LES PRISONIERS POLITIQUE!

Liberté pour les prisonniers Politique !

 PRISONIER.jpg

L’escalade répressive des gouvernements contre les peuples en lutte pour leurs droits, économiques, politiques, sociaux, maintient encore en 2009 de milliers de prisonniers/ères politiques dans le monde.

Palestine, Kurdistan de la Turquie, Pérou, Corse, Pays Basque, Colombie, Tamouls, la Forteresse européenne, États-Unis, les prisonniers maintenus illégalement à Guantánamo, partie de Cuba non restituée, etc.… Les prisonniers politiques continuent de montrer depuis leurs prisons le chemin de la lutte et de l’engagement, pris auparavant pour combattre l’oppression, l’injustice…

Des conflits sociaux, politiques, des nations opprimées, la logique dominante de l’argent et de l’accumulation, la spéculation, l’asservissement, la destruction, se trouvent à l’origine du combat de millions d’êtres humains à travers le monde.

Combattre pour un monde où la logique du capitalisme ne soit pas celle qui dirige la société. Combattre pour un monde où la diversité de milliers de peuples qui le forment puisse subsister.

En Europe, spécialement en France et en Espagne, des centaines de prisonniers et prisonnières politiques basques se trouvent dispersés sur tous les territoires de ces deux États.

Il y a aussi des Camarades Communistes, des Corses, des Galiciens, des Catalans, des Bretons et des Anarchistes.

En Italie la persécution des mouvements d’opposition augmente et les mouvements,  Indépendantistes en Sardaigne sont réprimés.

En Allemagne des débats sont intervenus sur la possibilité d’élargir encore plus les peines des prisonniers politiques… et dans tous les pays de l’Europe de l’Ouest, des syndicalistes, des travailleurs qui luttent contre l’Europe du capital, vont en prison.

Les prisons d’isolement en France, en Espagne, en Belgique et en Allemagne, nous montrent le prix si élevé que les États veulent faire payer à ceux et celles qui les combattent.LIBERTEE.jpg

Nous devons parler aussi des cinq prisonniers de l’Empire, qui se trouvent en prison pour combattre le terrorisme que les États-Unis exercent contre Cuba, des prisonniers portoricains, des prisonniers colombiens aux Etats-Unis, des prisonniers politiques péruviens, certains mêmes incarcérés dans des prisons militaires, des mapuches, des sahraouis, des milliers des militants et dirigeants Kurdes, notamment le leader Kurde Mr OCALAN Abdullah condamné à la perpétuité et enprisonné sur une ille prison à l'isolement total et tout seule depuis Février 1999. Des colombiens emprisonnés par le gouvernement génocidaire d’Alvaro Uribe, des prisonniers politiques palestiniens qui se trouvent en première ligne dans la lutte contre le pillage sioniste et impérialiste dans les pays du Moyen-Orient, du courageux peuple iraquien qui continue à combattre contre la brutale agression impérialiste, des milliers des prisonniers politiques en Turquie. Selon les données du ministère de la Justice Turc, 27.274 personnes (23.027 hommes et 4.247 femmes) ont été traduites devant les cours de la sûreté de l'Etat  ou les cours pénales, pour  "terrorisme" délit d'opinon

Pour tout cela, nous voulons  revendiquer d’abord le statut de prisonnier politique et surtout pour leur libération, pour les militants qui aujourd’hui se trouvent en prison en train d’accomplir une peine imposée par les juges serviteurs du capital, par les juges médaillés… Et pour réclamer, également, des conditions démocratiques pour les peuples en lutte, des conditions pour que ceux qui n’ont rien, pour que les opprimés puissent avoir des instruments de lutte similaires à ceux dont disposent les oppresseurs. 

 

 

 
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