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11/04/2009

ROJ TV TELE KURDE EN EXILE

                                         Roj TV

Roj TROJ TV.jpgV, la télévision kurde basée au Danemark accusée par la Turquie d'être le porte-voix des séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), empoisonne depuis plusieurs années les relations entre les deux pays.

Le conflit a ressurgi à l'occasion du bras de fer engagé par le gouvernement turc sur la nomination à compter du 1er août de l'ex-Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen à la tête de l'Otan, une nomination annoncée samedi après que les réserves turques ont été levées.

Selon plusieurs journaux turcs, Ankara, en échange de son feu vert à M. Rasmussen, a entre autres obtenu l'assurance que Roj TV sera prochainement interdite d'émettre depuis le Danemark, mettant ainsi un terme à sa diffusion sur des bouquets satellites.

Depuis que Roj TV a obtenu le droit d'émettre auprès du Conseil danois de l'audiovisuel en décembre 2003, la Turquie, via son ambassade à Copenhague a déposé plusieurs plaintes, devant l'autorité administrative et la police, pour l'instant sans succès.

L'ambassade accuse Roj TV de "contribuer ouvertement à atteindre les buts poursuivis par l'organisation terroriste PKK", selon un extrait d'une plainte de 2007 dont l'AFP a eu copie.

Une enquête de police a été ouverte durant l'été 2005 mais est toujours en cours, selon un procureure danoise. Mais selon elle, il est hors de question que des pressions politiques puissent s'exercer sur cette enquête.

"Clairement, la réponse est non. L'enquête est de notre ressort, c'est à nous de prendre la décision", assure Liselotte Nilas.

Et après trois rejets par le Conseil de l'audiovisuel des demandes d'interdiction d'émettre formulées par la Turquie, le dernier en avril 2008, la direction de Roj Tv affiche sa confiance.

"Nous ne fermerons pas parce que la Turquie l'exige, ce n'est pas la Turquie qui décide au Danemark", a déclaré lundi à l'AFP Yilmaz Imdat, directeur de la station à Copenhague.

"Nous vivons dans des pays démocratiques qui respectent la liberté d'expression et la liberté de la presse. On ne peut pas faire comme en Turquie et fermer une chaîne de télévision ou une radio parce qu'on ne les aime pas", avance-t-il.

Sa chaîne émet depuis le Danemark mais a la plupart de ses locaux et ses effectifs en Belgique, où elle emploie une centaine de personnes, contre seulement quatre dans le pays nordique.

Diffusée 24 heures sur 24, elle propose principalement en langue kurde des émissions d'actualité, des émissions de débat politique, des programmes culturels ainsi que des programmes pour enfants, selon M. Imdat, qui nie tout lien avec le PKK.

"Nous n'avons rien à voir avec eux, ce sont des accusations du côté turc", affirme-t-il.

Selon lui, le budget annuel d'environ 30 à 35 millions de couronnes danoises (entre 4 et 5 millions d'euros) est financé "par le peuple kurde et des entreprises et des communautés kurdes à l'étranger". (AFP, 6 avr 2009)

31/03/2009

TALABANI INCAPABLE DE JOUER UN ROLE POSITIF DANS L'AFFAIRE KURDE

Talabani incapable de jouer un rôle positif dans l'affaire kurde



Selon une dépêche de l'AFP du 29 mars 2009, les leaders de la guérilla du PKK dans les montagnes irakiennes ont vivement critiqué dimanche le président irakien Jalal Talabani qui leur avait demandé lundi lors de la visite du président turc Abdullah Gül de déposer leurs armes ou de quitter l'Irak.

Le pr
ésident Talabani, un vétéran de la lutte kurde, avait lancé lundi un ultimatum aux combattants du PKK, leur ordonnant de déposer les armes ou de quitter l'Irak.

"Talabani fait plaisir aux généraux turcs et nous avons perdu l'espoir de le voir jouer un rôle positif dans la solution du problème kurde", a déclaré à des journalistes, dont celui de l'AFP, un des hauts responsables du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Mourad Karayilan.

"Personne ne peut nous expulser

des montagnes où nous nous trouvons et les dernières batailles le prouvent. Nous suggérons un rapprochement et une entente inter kurde au lieu de céder aux pressions des pays voisins", a-t-il souligné faisant allusion à la Turquie.

Plusieurs centaines de militants du PKK sont installés dans les montagnes du Kurdistan irakien, d'où ils font des incursions en territoire turc. L'aviation turque mène r
égulièrement des raids contre ces bases.
"Ce qui est pour le moins étrange, c'est qu'Ankara arme 90.000 mercenaires kurdes (qui combattent contre le PKK,) et dans le même temps il veut nous désarmer", a-t-il dit.

"Nous n'accepterons jamais un dialogue qui pose comme préalable notre désarmement", a-t-il assuré.   (Selon une dépéche  de l'AFP du 29 Mars 2009)

 

DTP SORT RENFORCER DE L'ELECTION MUNICIPALE MARS 2009

DTP SORT RENFORCER DE L'ELECTION MUNICIPALE MARS 2009

DTP sort renforcé de l’élection municipale 2009

Carton jaune à l'AKP, les Kurdes ont voté pour la paix, pour la liberté et  pour la démocratie,



PouDTP.jpgr la première fois depuis son accession au pouvoir en Turquie en 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamiste) a perdu des voix dimanche, lors des élections municipales, par rapport aux scrutins précédents, la presse évoquant un "avertissement" au gouvernement. Il est en tête aux élections municipales avec 38,80 % des voix, chiffre toutefois en deçà des prévisions du Premier ministre qui dirige ce parti au pouvoir depuis 2002. Il a fait moins bien qu'aux élections municipales de 2004 (41,7%) et surtout qu'aux législatives de 2007 (46,6%), une première dans son histoire, jusque là en progression constante.

La raison principale du déclin de l'AKP est sans aucun doute la politique ultranationaliste et Islamiste que le premier ministre Erdogan a adoptée après les dernières élections et surtout sa complicité avec l'Armée turque dans les opérations répressives contre la population kurde.

L'AKP est suivi avec 23,30 % du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), principale force d'opposition au parlement. Le parti de l'action nationaliste (MHP, ultranationaliste Fasciste) se trouve en troisième position avec 16,16  % des suffrages.

Ce qui est le plus important est que le Parti pour une société démocratique (DTP, pro-kurde), malgré une campagne menée pour sa défaite par l'ensemble des partis politiques turcs ainsi que par leurs alliés américains et européens, conserve pour sa part la principale ville du sud-est à majorité kurde, Diyarbakir, ainsi que plusieurs autres villes du Kurdistan. En plus de sa victoire électorale dans les provinces kurdes, il est sorti des élections comme la quatrième force politique à travers le pays.

Tout en confirmant son pouvoir communal dans les provinces kurdes Diyarbakir, Batman, Sirnak, Dersim (Tunceli) et Hakkari, le DTP a obtenu également les mairies de Van et Siirt au détriment de l'AKP et d'Igdir, anciennement dirigée par le MHP parti ultra nationaliste Fasciste.

La capitale du Kurdistan turc, Diyarbakir, et la ville symbolisant la résistance kurde, Dersim (Tunceli), ont voté massivement pour le DTP malgré toutes les manœuvres et pressions du gouvernement de Tayyip Erdogan et de l'Armée turque.

Le DPT a augmenté ses votes également dans les provinces de Mardin, Kars, Adiyaman, Adana, Mus et Agri.

La province kurde Hakkari a battu un record électoral avec 79 % des voix pour le DTP.

 

DTP à aussi obtenu des résultats considérable dans les grande villes de la Turquie comme (Istanbul 324000 voix) (Izmir 27000 voix) (Adana 72000 voix) (Mersin 76500 voix) (Ankara 8000 voix)

Avec ce succès électoral, le DTP prouve qu'il est le seul interlocuteur valable du gouvernement turc, des autorités irakiennes ainsi que des puissances occidentales comme USA et UE dans la recherche d'une solution pacifique et durable à la question kurde.

Ils n'ont plus la chance de refuser cet interlocuteur incontournable sous prétexte qu'il ne s'oppose pas au PKK. Le vote écrasant pour le DTP dans le Kurdistan prouve que le peuple kurde a voté non seulement pour le DTP mais également contre l'exclusion de la vie politique du PKK et de son leader Abdullah Öcalan, condamné à la prison à vie.

A la cinquième position se trouve le parti du Bonheur (SP, islamiste), créé par les partisans de Necmettin Erbakan, avec 4,9 % des voix. La récupération des anciens électeurs d'Erbakan par ce parti est une des raisons de la perte de voix de l'AKP.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'est dit insatisfait du score obtenu par son parti lors d'une conférence de presse tenue tard dans la nuit. "Si vous me demandez si je suis satisfait, je ne le suis pas du tout. Cela aurait du être meilleur", a-t-il déclaré.

Lors de sa campagne, Erdogan avait parié sur un bien meilleur score. Dans une interview diffusée vendredi soir, l'ancien maire d'Istanbul avait jugé que son parti essuierait un échec s'il obtenait moins de 47% des voix, son score aux législatives de 2007.

Erdogan a toutefois affirmé que les résultats du scrutin devaient être perçus comme "un nouveau vote de confiance à l'AKP".

Il a laissé entendre par ailleurs qu'il pourrait procéder à un remaniement ministériel après "une évaluation" des résultats électoraux par les instances dirigeantes de son parti.

L'opposition, notamment le CHP, réalise une importante percée dans les deux grandes métropoles, Istanbul et Ankara, sans pour autant les remporter. Le secrétaire général du CHP, Önder Sav, a jugé que "l'AKP est en chute libre".

Wolfango Piccoli, du groupe Eurasie à Londres, spécialisé dans le risque politique, avait estimé dans une note adressée aux investisseurs que si l'AKP tombait en dessous des 40% des voix, "l'opposition pourrait demander la tenue d'élections anticipées".

"Un avertissement sorti des urnes", titraient lundi plusieurs quotidiens, dont le journal Cumhuriyet, qui estimait que "la crise et la corruption ont frappé" les ambitions de l'AKP.

"Avec la fin de l'été indien qui régnait sur l'économie mondiale, l'AKP a perdu les financements étrangers qui gonflaient ses voiles. Si on ajoute la pauvreté, la corruption, le chômage, voilà pourquoi l'électorat de l'AKP a commencé à fondre",


La crise économique mondiale, qui s'est traduite en Turquie par une augmentation massive du chômage -- 3,27 millions de chômeurs fin 2008 13,6% de la population active inscrit sur les liste des sans emploie. Sans compter les paysans et les femmes au foyer qui sont jamais inscrit officiellement a l’agence de recherche de l’emploie et main d’œuvre.

 

 
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