Avertir le modérateur

06/08/2009

RENCONTRE DU AHMET TURK ET ERDOGAN

 Rencontre d'Erdogan avec le chef du principal parti kurde DTP Ahmet Turk

Ahmet turk ve Obama.jpgLe Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affiché son optimisme mercredi après une rencontre avec le chef du principal parti kurde de Turquie, axée sur les efforts pour mettre un terme à l'insurrection kurde dans le sud-est du pays.

"Nous avons eu aujourd'hui une rencontre vraiment importante", a déclaré à la presse M. Erdogan au terme d'un entretien d'une heure avec Ahmet Türk, le président du Parti pour une société démocratique (DTP), une formation dont le Premier ministre refusait de rencontrer les dirigeants depuis deux ans.

"Je suis convaincu qu'avec notre rencontre, nos espoirs pour le futur ont augmenté", a-t-il ajouté. "Nous avons tous les deux tiré profit de notre entrevue et je crois que ces rencontres vont constituer des pas positifs vers la confiance."

M. Erdogan a rejeté pendant deux ans les demandes d'entretiens émanant du DTP au motif que celui-ci refusait de qualifier le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d'organisation terroriste, un terme adopté par Ankara et de nombreux pays pour désigner le groupe séparatiste kurde de Turquie.

Le chef du gouvernement est cependant revenu sur ses positions, affirmant qu'il ne fallait pas "mettre le DTP dans le même panier" que le PKK.

M. Türk s'est, pour sa part, déclaré "heureux et plein d'espoir qu'une atmosphère de dialogue ait été établie".

La rencontre intervient une semaine après l'annonce par le gouvernement de travaux en vue d'une réforme renforçant les droits des Kurdes et encourageant les rebelles du PKK à déposer les armes, et alors que l'exécutif a lancé une campagne de consultation de figures de la société civile sur la question kurde.

Les efforts d'Ankara coïncident avec l'annonce attendue pour la mi-août d'une feuille de route pour une sortie du conflit, mise au point par le chef emprisonné des rebelles, Abdullah Öcalan, dont le parti a par ailleurs prolongé un cessez-le-feu unilatéral jusqu'au 1er septembre. (AFP, 5 août 2009)

31/07/2009

FEUILLE DE ROUTE D'ÖCALAN

Ankara veut devancer une "feuille de route" d'Öcalan

Le gouvernement turc à  annoncé de nouvelles mesures en faveur d'un règlement de la question kurde afin de garder la main sur ce dossier, sur lequel le chef de la résistance  Kurde Abdullah Öcalan devrait se prononcer en août, depuis sa cellule de prison.

"Nous avons commencé à travailler sur le sujet, qu'on l'appelle problème kurde, du Sud-est ou de l'Est, ou initiative kurde", a déclaré mercredi le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

De l'avis des analystes, Ankara veut devancer l'annonce d'une "feuille de route" par le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), attendue le 15 août à l'occasion du 25 ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée des séparatistes Kurdes de Turquie.

Öcalan, qui purge une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali (nord-ouest) depuis 1999, devrait, par le biais de ses avocats, dévoiler des propositions qui aboutiraient à désarmer les résistances  du PKK sous certaines conditions, comme une nouvelle Constitution plus libérale, selon les médias.

Aucune déclaration officielle n'a été faite sur les intentions du gouvernement, mais les commentateurs évoquent une "curiosité déconcertante" de sa part à l'égard des prochaines déclarations d'Öcalan,

"Le gouvernement est attentif, car il sait qu'Öcalan peut proposer quelque chose qui pourrait marcher et qui pourrait être accepté par le PKK, et ainsi prendre la main", souligne l'analyste politique Rusen Cakir.

Il doute cependant du succès des propositions du chef rebelle s'il propose une trêve conditionnelle du PKK, au lieu d'un abandon pur et simple de la lutte armée.


Le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), a réalisé d'importantes réformes culturelles en faveur de la communauté kurde pour augmenter ses chances d'intégrer l'Union européenne, tandis que le président Abdullah Gül a parlé en mai d'"une chance historique" pour un règlement du conflit qui a fait près de 45.000 morts depuis 1984, et dévasté la région la plus défavorisée du pays.

Le chômage est estimé à environ 50% de la population active des provinces kurdes.

Le gouvernement devrait rejeter les propositions d'Öcalan, qu'il n'a jamais reconnu comme interlocuteur et qui dirigeait une organisation considérée comme terroriste par Ankara, l'UE et les Etats-Unis. Le chef de la diplomatie Ahmet Davudoglu a ainsi souligné que la "question kurde sera réglée à Ankara et non Imrali", la prison d'Öcalan.

Mais des commentateurs influents comme le rédacteur en chef du grand journal Hürriyet, Ertugrul Özkök, jugent désormais Öcalan comme interlocuteur incontournable et exhortent Ankara à agir avec "courage".

Les autorités turques doivent prochainement alléger l'isolement total d'Öcalan en transférant des prisonniers sur l'île, comme l'a demandé le Comité anti torture (CPT) du Conseil de l'Europe.

Le gouvernement pourrait aussi lever certaines restrictions sur l'usage du kurde, notamment avec un retour aux noms kurdes "turcisés" des villages du sud-est, et encourager les rebelles à déposer les armes par une panoplie de mesures sociales, comme le souhaite d'ailleurs l'armée qui les combat inlassablement.

 

Malgré  cessez le feu de la résistance Kurde  (PKK) l’armé Turc continu à ses attaque des mesuré. Il ne se passe pas de semaine sans qu'un ou deux soldats, et autant de guérillas, ou de civils, ne perdent la vie dans ce conflit.

28/05/2009

CRIMINALISATION DES PEUPLES EN LUTTE

  ARRESTATION DEUX KURDE A MULHOUSE


Une demi-douzpolis ve dtp.jpgaine de policiers parisiens agissant, semble-t-il, pour la section antiterroriste du parquet de Paris ont effectué hier, à 6 h 30, une perquisition au domicile privé, avenue de Colmar à Mulhouse, d’un des responsables du centre culturel kurde de la ville. Cet homme était absent, pour des raisons professionnelles. Son fils et un neveu, âgés de 21 et 22 ans, ont été interpellés, et amenés directement à Paris, sans être passés par le commissariat central de Mulhouse. Le parquet de Mulhouse a confirmé avoir été informé d’une opération nationale de la section antiterroriste.
Selon des informations recueillies hier dans la communauté kurde de Mulhouse, les policiers ont saisi, lors de la perquisition, un portrait d’
Abdullah Ocalan, l’ancien chef des rebelles séparatistes kurdes du PKK (le parti des travailleurs kurdes), détenu en Turquie, ainstas atan çocuklar.jpgi qu’un drapeau kurde.
Ces mêmes sources ont indiqué que les policiers parisiens évoquaient, lors de la perquisition d’hier à Mulhouse, des violences lors de la manifestation contre l’Otan le 4 avril dernier à Strasbourg, manifestation à laquelle les deux jeunes gens arrêtés auraient participé « de manière pacifique. » Une dépêche de l’Agence France Presse, citant une source judiciaire parisienne, indiquait que les deux cousins sont soupçonnés d’avoir jeté des cocktails Molotov contre un bâtiment de la délégation permanente turque au Conseil de l’Europe à Strasbourg, en octobre 2008.
Les deux jeunes gens ont été placés en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine.

Dans un communiqué, Yvan Zimmermann, tête de liste du NPA aux élections européennes dans la région Est, a dénoncé hier « cette criminalisation de l’action militante » par le gouvernement, qui « essaie, cette fois encore, de faire un lien entre une association kurde à but culturel et des violences. »

Source : L’Alsace.fr 27/05/09)       J.-M.S. 

 

23/05/2009

LARMEE TURC ET DIYARBAKIR

A Diyarbakir, l'armée turque accentue sa pression sur les militants kurdes

 

 

LE MONDE | 22.05.09 | 

Le burdiyarbakir.jpgeau d'Ali Simsek, le dirigeant local du Parti pour une société démocratique (DTP), le parti kurde, dans son fief de Diyarbakir, porte encore les stigmates de l'attaque. Une bombe lacrymogène tirée par la police a traversé la vitre et a atterri sur les fauteuils. "C'est la nouvelle politique de l'AKP (le parti de la justice et du développement, au pouvoir à Ankara), soupire Ali Simsek, en haussant les épaules. Depuis les élections municipales, il y a une volonté de punir Diyarbakir."

Le scrutin du 29 mars a vu la population de la région, majoritairement kurde, soutenir massivement le DTP et infliger une défaite cinglante aux candidats de l'AKP, provoquant la fureur du premier ministre Recep Tayyip Erdogan. "Ils ont empêché nos militants de travailler pendant la campagne électorale pour nous affaiblir, ajoute Ali Simsek. Mais leurs pressions n'ont pas fonctionné. Maintenant, le gouvernement et l'armée tentent de saper notre pouvoir local."

Dès les premiers jours d'avril, le ton s'est durci avec une vague d'arrestations lancée dans les milieux réputés proches du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), la guérilla kurde qui sévit depuis 1984. Plus de 250 militants du DTP ont été pris dans ce coup de filet qui, officiellement, visait les réseaux de soutien civils à la rébellion armée.

Pour protester, les députés du parti kurde ont organisé un sit-in nocturne dans l'enceinte du Parlement à Ankara. Et, la semaine dernière, dans un parc de Diyarbakir, environ 10 000 personnes, réunies autour du maire de la ville, Osman Baydemir, ont suivi une grève de la faim symbolique de quarante-huit heures pour réclamer "une solution démocratique au problème kurde". "C'est une réponse forte des Kurdes à l'AKP, tonne le maire de quartier Abdullah Demirbas qui y participait. Le gouvernement dit qu'il a mis l'accent sur la santé et l'éducation. Mais il a surtout construit des casernes, et des routes pour mener aux casernes."

M. Demirbas est cerné par les procédures judiciaires. "Je vais devoir ouvrir un atelier de menuiserie", plaisante-t-il. Volontiers provocateur, il énumère fièrement les 23 procès qui l'ont visé depuis cinq ans. "La plupart pour des brochures municipales éditées en kurde et en arménien." Un autre pour avoir fait ériger, devant sa mairie, une statue d'Ugur Kaymaz, un enfant tué de 12 balles par la police en 2005. Le dernier, le 7 mai, pour avoir donné une interview sur Roj TV, la chaîne proche du PKK, diffusée depuis le Danemark. Pour y avoir fait l'éloge du leader emprisonné Abdullah Öcalan, il risque deux ans de prison pour apologie du terrorisme. "M. Öcalan est dans mon coeur", surenchérit-il pourtant dans son bureau de maire.

A Ankara, chacune de ces incartades crispe un peu plus les généraux. Depuis 2007, l'armée turque boycotte officiellement les réceptions au Parlement, où siègent 21 députés du DTP. Le parti demeure, depuis deux ans, sous la menace d'une dissolution par la Cour constitutionnelle. Et Recep Tayyip Erdogan, inflexible, refuse toujours de serrer la main du leader du parti, Ahmet Türk, pourtant reçu avec égards par M. Obama, en avril.

L'armée fait également la sourde oreille au cessez-le-feu décrété jusqu'au 1er juin par le chef militaire du PKK, Murat Karayilan. "Le PKK est une réalité, mais l'Etat veut une solution sans le PKK, résume Ali Simsek. Ce ne sera pas une solution. Ils ne pourront pas séparer le DTP et le PKK, ce serait comme diviser une famille."

turk askeri ve kurtler.jpgLe gouvernement a lâché un peu de lest sur les droits culturels, en lançant, en janvier, une chaîne de télévision publique en langue kurde. Il étudierait aussi la possibilité d'ouvrir des instituts universitaires de kurdologie et de redonner aux villes de la région leurs noms kurdes, a déclaré récemment, le ministre de l'intérieur, Besir Atalay. Mais la répression, parfois brutale, des manifestations et les arrestations de centaines de jeunes contredisent ce discours fait pour convaincre la population de Diyarbakir.

Dans plusieurs villes, des mineurs ont été condamnés à de lourdes peines, coupables d'avoir participé à des rassemblements "interdits" et d'avoir lancé des pierres sur la police. Dijwar, 16 ans, vient d'écoper de six ans et onze mois de prison pour avoir caillassé les véhicules blindés aux abords du parc de Diyarbakir, en 2008, après une manifestation du DTP.

"Ici, personne n'aime la police, justifie Dijwar d'une voix fluette. Ils nous frappent, ils nous arrêtent, ils nous tuent... Dès l'âge de 6 ou 7 ans. C'est notre condition de Kurdes." L'adolescent, qui a déjà purgé dix mois, assure que si sa peine est confirmée en cassation, il prendra le chemin de la "montagne" pour rejoindre le PKK. "Je préfère être libre que retourner en prison." Son père est désemparé : "On ne peut plus tenir les enfants. Dès le ventre de leur mère, ils connaissent la difficulté d'être kurde."     Le MONDE

Guillaume Perrier

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu