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23/02/2010

TURQUIE; L'ARMEE EST MENACEE DE PERDRE SON NOTORIETÈ, FACE AUX ISLAMISTES

D'anciens chefs militaires arrêtés pour complot

 

askeriye.jpgQuarante-huit militaires, dont les ex-chefs de l'aviation et de la marine, ont été arrêtés lundi en Turquie lors d'un coup filet historique dirigé contre l'armée dans le cadre de complots présumés visant à renverser le gouvernement islamo-conservateur.

Cette offensive judiciaire contre l'armée a accru les tensions entre partisans du gouvernement et l'opposition nationaliste.
Pas moins de 18 généraux à la retraite et 4 amiraux actuellement en service, figurent parmi les militaires interpellés à Ankara, Istanbul et Izmir (ouest), selon les chaînes de télévision.
Le chef d'état-major, le général Ilker Basbug, a reporté un déplacement en Egypte, a indiqué l'agence de presse Anatolie.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en visite en Espagne, a annoncé que "plus de 40 personnes ont été interpellées", refusant de commenter "une affaire devant la justice".
L'ex-chef de l'armée de l'air, le général Ibrahim Firtina et l'amiral Özden Örnek, ex-commandant de la marine, figurent parmi les personnalités arrêtées.
Jamais dans l'histoire de la Turquie, on n'avait assisté à une vague d'arrestations d'une telle ampleur dans les milieux militaires.
Les militaires arrêtés ont été conduits à Istanbul où ils étaient interrogés par la police avec les autres suspects interpellés.
Ils devaient ensuite être entendus par des procureurs qui pourraient les déférer devant un tribunal, selon les chaînes d'information NTV et CNN-Türk.

Ces arrestations s'inscrivent dans le cadre de l'enquête pour déjouer un plan dénommé Balyoz (marteau de forge), révélé en janvier par un journal libéral, qui aurait eu pour objectif d'organiser une série d'attentats à la bombe contre des mosquées et des musées, afin d'inciter les Turcs à descendre dans les rues pour manifester violemment.

Ces activités de déstabilisation visant le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), issu de la mouvance islamiste et au pouvoir depuis 2002, auraient été planifiés en 2003.

L'instigateur supposé de ce plan, l'ex-général quatre étoiles Cetin Dogan, qui avait nié toute implication, figure parmi les personnes arrêtées.

Plusieurs complots présumés contre le gouvernement ont été mis au jour, provoquant une succession de procédures judiciaires qui ont attisé les tensions entre les partisans du gouvernement, accusé d'avoir un plan caché d'islamisation du pays, et ses opposants.

"On tente par ces arrestations de semer la peur en Turquie", a indiqué le parti républicain du peule (CHP) au Parlement, dans un communiqué.

MM. Firtina et Örnek avaient été entendus en qualité de suspects en décembre à Istanbul par les procureurs qui instruisent différentes enquêtes pour complot sous la bannière de l'affaire Ergenekon, un réseau qui aurait cherché à provoquer un putsch militaire.

Près de 200 personnes de tous bords (mafieux, avocats, journalistes, universitaires, militaires) sont jugées depuis 2008 dans le cadre de l'affaire Ergenekon, dont la révélation est considérée par certains comme une avancée démocratique en Turquie, mais critiquée par d'autres comme un moyen, pour le gouvernement, de museler

 

AFP: L'armée turque menacée de perdre son prestige, face aux islamistes modérés

L'armée turque, l'institution la plus respectée de la République laïque fondée par Atatürk, est menacée de perdre son prestige, voire sa cohésion, par des accusations répétées de complots dans ses rangs contre le gouvernement islamo-conservateur, selon des analystes.
Depuis l'ouverture en 2007 du procès Ergenekon, un vaste complot présumé contre le régime impliquant de nombreux militaires, une bonne dizaine de nouvelles tentatives de déstabilisation du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan ont été révélées par des juges ou les médias.
Le malaise est tel que le chef d'Etat major, le général Ilker Basbug, qui dirige la deuxième armée de l'Otan, a cru bon d'affirmer fin janvier que les coups d'Etat -l'armée turque en a commis quatre en 50 ans- "appartiennent au passé". Et il a protesté de l'innocence de ses troupes.

L'éditorialiste du journal libéral Hurriyet, Mehmet Ali Birand, prévient cette semaine que "le fait pour l'armée turque de perdre son prestige dans l'opinion publique risque d'entraîner des divisions au sein des militaires".
Et il propose son remède. Il faut, dit-il, que chacun fasse un bout de chemin, que les militaires "s'habituent à la critique" et à ne plus "se mêler de politique". Quant à nous (les médias), "nous devrons prendre l'habitude de ne plus provoquer les militaires".

Outre le procès fleuve Ergenekon, la justice a annoncé début février que 19 personnes, dont neuf officiers de marine, seront jugées en mai, accusées d'"appartenance à une organisation terroriste armée". Elles auraient projeté d'assassiner des amiraux, pour plonger le pays dans le chaos.

Quinze autres officiers de marine et deux soldats à la retraite seront jugés en avril, accusés de projets d'attentats.

Courant janvier, des policiers ont, dans une démarche sans précédent, perquisitionné une caserne des forces spéciales à Ankara, où sont conservées les archives secrètes, enquêtant sur un complot présumé d'assassinat du vice-Premier ministre Bülent Arinç.

"Cette ultime audace montre qu'aucun militaire, aussi élevé soit-il dans la hiérarchie, ne parait à l'abri d'une arrestation, ou pour le moins d'une convocation humiliante", note l'universitaire Jean Marcou sur son blog Observatoire de la vie politique turque (ovipot.blogspot.com).

Et certains analystes soupçonnent le gouvernement de profiter de ces mises en cause pour museler l'opposition nationaliste ou kémaliste, et poursuivre un projet caché d'islamisation du pays.
"Si on nous pousse à bout, nous ferons savoir ce que nous savons à l'opinion publique", a menacé le général Basbug, dans une récente interview.
Mais "face à ces +retenez-moi ou je fais un malheur+, nombre d'observateurs prennent un malin plaisir à se demander quels +malheurs+ pourraient bien désormais déclencher le chef d'Etat major", note M. Marcou.
"Les temps changent: on présente les factures à l'armée, ce qu'on n'osait pas faire autrefois", explique à l'AFP M. Birand, ajoutant que l'armée occupe aujourd'hui une position moins centrale sur l'échiquier turc.
Le gouvernement mène une diplomatie très active du "zéro problème" avec tous les voisins de la Turquie. Et la posture de défense des années 1990, dite des "deux guerres et demie", avec comme principales menaces la Syrie, la Grèce, et l'insurrection kurde, a perdu sa pertinence.
Les relations avec Athènes et Damas se sont nettement améliorées, et le conflit kurde a décru en intensité.
"L'armée retrouvera son prestige et un rôle d'arbitre si la Turquie replonge dans un régime instable de coalition" entre partis, ce qui n'est pas le cas actuellement, M. Erdogan disposant d'une confortable majorité au Parlement, estime M. Birand. (AFP, Michel SAILHAN, 20 fév 2010)

 

 

 

 

09/02/2010

DEPUIS 14 DECEMBRE 2009, 12 000 TRAVAILLEURS ET 1 300 FAMILLES CAMPENT A ANKARA, CAPITALE DE LA TURQUIE.

12 000 travailleurs et 1300 Familles montent sur Ankara

tekel 1.jpgEn grève depuis la mi-décembre, 12 000 travailleurs de l’entreprise publique de Tekel et 1 300 familles qui campent dans le parc municipal d’Ankara

Le 14 décembre 2009, des milliers d’ouvriers des entreprises de Tekel de douzaines de villes en Turquie ont quitté leurs maisons et leurs familles pour monter sur Ankara. Ces ouvriers ont fait ce voyage pour lutter contre les horribles conditions auxquelles les contraint l’ordre capitaliste. Cette lutte exemplaire qui dure depuis près de deux mois à présent est portée par l’idée d’une grève permettant à tous les ouvriers d’y participer. Ce faisant, les ouvriers de Tekel ont commencé à mettre en œuvre et à être porteur d’un mouvement pour l’ensemble de la classe ouvrière dans tout le pays.

Entreprise Public
Chaque jour, en Turquie, 20 millions de fumeurs consomment au total 15 millions de paquets de cigarettes. L’an dernier, la Turquie a produit 135 milliards de cigarettes, dont 108 milliards étaient destinées au marché national. L’entreprise publique Tekel détient depuis des décennies le monopole sur la production et la distribution du tabac et de l’alcool en Turquie. En 2008, l’état a vendu la production à British American Tobacco

Les cigarettes de l’entreprise publique turque n’auront plus jamais le même goût

Sit-in, marches de protestation, grève de la faim. Cela fait presque deux mois à présent que les travailleurs de Tekel luttent pour sauver leur emploi. Après avoir vendu en 2008 la production de tabac à British American Tobacco, l’AKP, le gouvernement islamiste conservateur du premier ministre Erdogan prévoit pour 2010 la fermeture de tous les magasins Tekel restant. 12 000 travailleurs sont donc menacés soit de perdre leur emploi soit de se retrouver avec un contrat mi-temps. Mais la proposition d’un programme de onze mois de chômage temporaire avec une sérieuse perte de salaire et de droits sociaux a été rejetée massivement par les travailleurs.

Depuis la mi-décembre, 12 000 travailleurs et 1 300 famille campent dans le parc municipal de la capitale Ankara. Chaque jour, ils se réunissent devant le siège du syndicat, Türk-Is, proche du gouvernement. La solidarité parmi la population est grande. Les membres des partis de gauche s’organisent afin de préparer chaque matin un petit-déjeuner pour les grévistes. Les femmes leur apportent du thé et du pain frais…

Les protestations des travailleurs de Tekel sont devenues un symbole pour une grande partie de la population touchée par la politique néolibérale du gouvernement. Pompiers, cheminots et autres fonctionnaires ont organisé à leur tour des grèves de solidarité. Jeudi 14 janvier, des milliers de travailleurs, parmi lesquels de nombreuses femmes, ont organisé un sit-in autour du quartier général du syndicat Türk-Is à Kizilay, le plus grand quartier d’affaires d’Ankara, ainsi transformé en un gigantesque camp ouvrier.

 

 

 

    17 Janvier 2010,  80 000 manifestants ont marchés sur Ankara

 

Mais le plus important s’est passé dimanche 17 janvier. Ce jour-là environ 80 000 personnes venues des quatre coins du pays se sont rassemblées dans la capitale Ankara. « Grève générale - Résistance générale » était le principal slogan de la manifestation appelée par la Confédération syndicale Türk-Is, à laquelle le syndicat des travailleurs du tabac Tek Gida est également affilié.   

Les présidents des syndicats de gauche KESK et DISK, qui avaient également mobilisé pour cette manifestation, ont appelé à une grève générale commune. Mais Mustafa Kumlu, le président de la Türk-Is, s’y est opposé.     Kumlu est également l’un des fondateurs du parti islamo-conservateur AKP et confident du président Abdullah Gül. « Les travailleurs de Tekel entameront comme prévu une grève de la faim dès lundi », a-t-il déclaré. Il n’a cependant pas parlé d’étendre la grève à d’autres secteurs. Son discours terminé, des travailleurs de Tekel furieux  venus de Diyarbakir et Batman, villes à majorité kurde, ont envahi le podium. « Vous devez à présent choisir ou nous, les travailleurs de Tekel, ou Mustafa Kumlu », ont-ils crié en s’adressant aux leaders syndicaux.     Lors de cette manifestation étaient également présents de nombreux étudiants, membres des organisations socialistes et du parti kémaliste d’opposition. Bon nombre de participants avaient emporté des citrons, devenus depuis les nombreuses charges policières contre les travailleurs de Tekel symbole de l’opposition à la violence policière. L’acidité de ce fruit protège, en effet, des gaz lacrymogènes

 

Le conflit « turco-kurde »

La grève chamboule les projets nationalistes.

Au début des protestations, les travailleurs de Tekel scandaient le slogan nationaliste « Notre Turquie bien-aimée, notre combat ». Mais ce slogan est à présent remplacé par « La fraternité des peuples, tel est notre combat ». C’est là un grand pas, d’autant plus que la moitié des travailleurs de Tekel sont originaires des territoires kurdes. Sur une banderole devant le bâtiment du syndicat, les noms de villes kurdes comme Diyarbakir et Mus côtoient ceux de villes de l’ouest de la Turquie comme Izmir et Istanbul. Plusieurs travailleurs osent porter sans crainte le foulard kurde traditionnel à motifs blancs et noirs, qu’utilisaient les guérilleros dans les montagnes. Il est parfois arrivé, dans l’ouest de la Turquie, que les personnes qui portaient le foulard kurde se fassent lyncher.

Le premier président du syndicat Tek Gida-Is faisait autrefois partie d’un mouvement kurde. Son successeur est originaire de Diyarbakir, la capitale officieuse du Kurdistan turc et s’exprime avec un accent kurde prononcé. Il explique que les travailleurs de Tekel et des représentants du Parti de la Liberté et de la Démocratie, un parti de gauche kurde, ont rendu une visite au parlement. « Notre lutte commune a triomphé du chauvinisme », a-t-il déclaré. Un travailleur originaire de la région de la Mer Noire, qui appartient à la minorité Laz, explique : « Notre lutte commune est la seule véritable ouverture démocratique en Turquie. », faisant allusion à l’ouverture démocratique promise par le gouvernement turc il y a un an déjà mais qui se fait toujours attendre.

« Ou tous ou personne ! Ou tout ou rien ! Seul on ne peut rien. Qu’on porte un fusil ou des chaînes ! Ou tous ou personne. Tout ou rien. » Un slogan inlassablement scandé par les manifestants. C’est Bertolt Brecht qui aurait été content.

 

Pour les nombreux travailleurs jusqu’ici influencés par le climat fortement anti-communiste en Turquie, il s’agit d’une expérience complètement nouvelle. « Je mets un terme à 22 ans d’activité politique », a déclaré un travailleur de la région de la Mer Noire, qui autrefois faisait partie de l’organisation fasciste Les Loups gris. « Ne me traitez plus jamais de nationaliste », a-t-il ajouté. « Je suis à présent communiste.

 

 

Faut-il faire confiance dans les dirigeants syndicaux de Turk-Is

 

La lutte entre les ouvriers de Tekel et les syndicats du Türk-Is a marqué les jours suivants cette date jusqu’au Nouvel An. De fait, même au début de la grève, les ouvriers n’avaient pas confiance dans les dirigeants syndicaux. De chaque ville, ils avaient envoyé dans toutes les négociations deux ouvriers avec les syndicalistes. Le but était de faire en sorte que tous soient informés de ce qui se passait réellement. A la fois Tek Gida-Is et Türk-Is, ainsi que le gouvernement, attendaient que les grévistes renoncent au bout de quelques jours face à la fois au froid glacial de l’hiver d’Ankara, à la répression policière et aux difficultés matérielles. Évidemment, les portes de l’immeuble du Türk-Is furent immédiatement fermées un court moment pour empêcher les ouvriers d’y pénétrer. Contre cela, ces derniers réclamèrent avec succès que les femmes puissent se reposer dans l’immeuble et utiliser ses toilettes. Les ouvriers n’avaient pas l’intention de repartir. Un sérieux soutien leur fut apporté par la classe ouvrière d’Ankara et surtout par des étudiants des couches prolétariennes devant les difficultés matérielles. Une partie peut-être réduite mais néanmoins significative de la classe ouvrière d’Ankara se mobilisa pour accueillir les ouvriers chez eux. Au lieu de renoncer et de repartir, les ouvriers de Tekel se rassemblèrent chaque jour dans la petite rue en face de l’immeuble du Türk-Is, et commencèrent à discuter de comment faire avancer leur lutte.

Il ne fallut pas longtemps pour réaliser que la seule solution pour dépasser leur isolement était d’étendre leur lutte au reste de la classe ouvrière. 

Cette lutte est toujours en cours, et nous pensons qu’il n’est pas encore temps d’en tirer toutes les leçons. Avec l’idée d’une grève de la faim et d’un jeûne total poussée en avant d’un côté, et de l’autre celle d’un comité de grève mis en œuvre par les ouvriers qui ne trouvent pas adaptée la grève de la faim pour la lutte et veulent au contraire l’étendre, avec les bureaucrates du Türk-Is qui font partie de l’Etat d’un côté et de l’autre les ouvriers qui veulent une grève générale, il est difficile de prévoir ce qui attend cette lutte, où elle ira, quels résultats elle obtiendra. Ceci étant dit, nous devons mettre l’accent sur le fait que, quelle qu’en soit l’issue, l’attitude remarquable des ouvriers de Tekel laissera des leçons inestimables pour toute la classe ouvrière.

 

05/02/2010

"CRIME D'HONNEUR" ENCORE UNE VICTIME

"Crime d'honneur" encore  une jeune fille enterrée vivante !

 

crime d'honneur.jpg Turquie : Une jeune fille de 16 ans a été enterrée vivante par ses proches, un crime commis dans le sud-est de la Turquie pour laver l'honneur de la famille qui la soupçonnait de fréquenter des hommes, rapporte jeudi par les source locale, citant les conclusions d'une autopsie.

"Medine Memi a été retrouvée en position assise dans une fosse de 2 mètres de profondeur et les analyses ont révélé l'existence de terre dans ses poumons et son estomac, ce qui signifie qu'elle a été enterrée de son vivant",

"La jeune fille avait les mains ligotées et était vivante et consciente au moment de ce crime macabre", a dit ce responsable de l'institut de la médecine légale de Malatya, dans le sud-est anatolien peuplé majoritairement de Kurdes, ville voisine de Kahta, où s'est produit le crime.

Son corps a été retrouvé dans le jardin de la maison familiale en décembre après que la victime a été portée disparue pendant plus d'un mois.

Le père et le grand-père de l'adolescente ont été arrêtés mais ont gardé le silence, selon même source locale.

Le gouvernement et les associations ont accru leurs efforts au cours des dernières années pour mettre un terme aux crimes d'honneur, qui font de nombreuses victimes chaque année. Les sondages montrent qu'ils bénéficient encore d'une large tolérance dans les zones kurdes où ils sont le plus souvent commis.

La Turquie, sous la pression de l'Union européenne, a renforcé les peines contre les auteurs de crimes d'honneur qui peuvent désormais être condamnés à la prison à vie.

 

 
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