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29/11/2009

L'OUVERTURE DEMOCRATIQUE OFFRE AUX KURDES

L’ouverture démocratique offre aux Kurdes

Le très attendu plan d’ouverture démocratique, censé mettre fin à un quart de siècle de lutte armée avec la rébellion du PKK, a été dévoilée au Parlement, dans une ambiance électrique. Vivement critiqué par l’opposition, il ne répond pourtant pas aux attentes de ceux qui peuvent faire taire les armes. Pour l’instant du moins, car le projet reste ouvert, affirme le gouvernement.

« Tout ça pour ça ? » serait-on tenté de dire... Ce devait être une session historique et ce le fut, en ce sens que le Parlement turc débattait pour la première fois ouvertement du « problème kurde » - même si c’est sans le nommer. Mais elle n’a pas accouché de décisions à même de changer le cours de l’Histoire. Sans doute l’ambiance de paranoïa et de quasi-hystérie née de la seule annonce, il y a six mois, de la volonté de régler cette question a-t-elle inspiré aux responsables du pays patience et prudence. Il n’en reste pas moins que le résultat, après « 4 mois de travail » et « 4 ans de préparation », a rappelé le Premier ministre Tayyip Erdogan, est bien en-deçà des espoirs suscités.

Pour ne pas donner prise aux accusations de l’opposition qui l’accuse d’ethniciser le débat, le chef du gouvernement et son ministre de l’Intérieur, officiel « coordinateur » de ce projet, ont tout d’abord soigneusement évité de prononcer le mot « kurde » ou alors l’ont-ils fait en le noyant parmi les nombreuses autres appartenances ethniques de Turquie, des Lazes au Tcherkèzes en passant par les Roms et les Albanais. Et pour ne pas prêter le flanc à l’accusation de négociation avec la rébellion, ils n’ont pas évoqué une seule fois le Parti des Travailleurs du Kurdistan, sauf à mentionner le problème « terroriste ».

Cela n’a pas empêché le Parti Républicain du Peuple (CHP, premier parti d’opposition) de quitter la salle comme un seul homme, pendant le discours du Premier ministre, après l’avoir apostrophé à plusieurs reprises jusqu’à le traiter de « menteur ».

Quant au Parti de l’Action Nationaliste (MHP), il a dénoncé un discours « à faire honte » et une politique de « reddition face au terrorisme ». Malgré ses appels répétés à la concertation ses derniers mois, a-t-il rappelé, le Premier ministre ne pourra compter sur leur soutien pour soutenir les mesures contenues dans ce plan, ce qui n’est pas une surprise.

Libéralisation totale de la langue kurde dans l’enseignement, y compris dans les institutions privées, pour sa diffusion à la radio et à la télévision, également là aussi pour les organes privés, pour son utilisation dans la propagande politique et la pratique religieuse, et enfin pour les noms de villages qui avaient été turquisés : c’est le premier volet des décisions annoncées à court terme par le ministre Béchir Atalay. Loin d’être une révolution, ce mouvement est amorcé maintenant depuis plusieurs années.

Le second volet des mesures immédiates touche à l’allègement des peines, parfois très lourdes (jusqu’à trente ans de prison !) frappant les mineurs impliqués dans des échauffourées avec les forces de l’ordre. Là encore, ce geste fait un peu gadget par rapport à l’enjeu, même s’il touche des centaines d’enfants. Le ministre de l’Intérieur n’a pas omis d’annoncer la fin de l’interdiction de pâturage dans les régions orientales, et l’allègement des opérations de contrôle de sécurité sur les routes de campagne.

Viendront ensuite les efforts dans la lutte contre la discrimination, qui passeront par la création d’une commission de surveillance indépendante, ainsi que dans la lutte contre la torture et les mauvais traitements, qui sera elle aussi accompagnée par un mécanisme restant à définir, et visant à se mettre en phase avec les standards internationaux. En la matière, sans aucun doute, mieux vaut tard que jamais. Mais pour sincère qu’il soit, cet élan de compassion du Premier ministre à la tribune pour les « citoyens de deuxième, voire de troisième ordre » (il évoque les Kurdes, mais ne les nomme pas), et sa révolte contre la volonté « depuis 25 ans d’occulter et de nier, au prétexte de terrorisme, les sentiments de vengeance, de soupçon, de haine entre voisins, parents, frères » ne font pas une politique kurde à proprement parler.

C’est la raison pour laquelle, sans doute, Recep Tayyip Erdogan et son ministre ont insisté sur les termes d’« ouverture démocratique » et de projet d’« unité et de fraternité », plutôt que de définir ces réformes en fonction d’une revendication nationaliste précise. A plus long terme, une réforme de la Constitution - qui est en fait en chantier et annoncée depuis plus de deux ans - est à nouveau avancée, mais sans échéance ni cadre précis. Ce qui inspire à l’agence de presse pro-PKK Firatnews ce résumé : « Une ouverture sans les Kurdes, des problèmes avérés mais pas de proposition concrète ».

De toute évidence, la rébellion qui attend depuis des mois un engagement clair du gouvernement turc pour s’engager dans une démarche de paix n’y trouve pas son compte. Mais peut-être, sans doute même, qu’en coulisses une négociation discrète et délicate se poursuit.

 

 

27/11/2009

GENOCIDE ARMENIEN ET MASSACRE DU DERSIM 1937/1938

Le génocide des Arméniens achevé en 1938

 

dersim 38.jpgÀ la fin des années 1930, la République Turque a massacré des Kurdes et des survivants du Génocide arménien sous le couvert d’une opération contre une rébellion kurde. C’est ce qui ressort de photographies inédites, des documents historiquement importants et des comptes rendus de témoins oculaires qui sont en passe d’être publié.

Hasan Saltik auteur d’un nouveau livre de 600 pages explique aujourd’hui que sa recherche cherche à faire la lumière sur le tabou des Massacres du Dersim en 1938.

Le livre qui sortira au mois de mai à la fois en anglais et en turc défiera l’histoire officielle de l’événement, employant des sources primaires pour révéler le rôle du gouvernement lors de ces massacres brutaux.

“ Plus de 13000 personnes ont été tuées par des forces armées turques pendant l’opération et 22000 ont été bannis. Des enfants restés orphelins ont été soumis à la politique de turquification dans des orphelinats" affirme Hasan Saltuk.

Les sources officielles historiques disent que l’opération 1938 dans le Dersim, maintenant appelé Tunceli, a été exécuté pour contrer une rébellion tribale kurde. La recherche de Saltik, cependant, révèle une autre histoire.

“ Nous voyons dans les documents que l’opération Dersim a été planifié ; les rapports ont été préparés en 1920. On a passé la loi liée à l’opération en 1935 et l’action a été prise en 1937. Seyit Riza et ses amis ont attaqué audersim 35.jpg motif officiel qu’il s’agissait d’une rébellion” commennte Hasan Saltik.

Bien que le gouvernement l’ait étiqueté comme une insurrection tribale kurde, Hasan Saltik explique que la raison fondamentale de l’opération était que la région hébergeait des Alevis de Tunceli qui étaient en réalité des survivants du génocide arménien qui avaient simplement changés leurs identités.

“ Les sources officielles disent que les résidants du Dersim ne payaient pas d’impôts ou n’exécutaient pas leur service militaire et qu’ils étaient toujours en rébellion. Cependant, nous avons des documents prouvant le contraire. Ataturk a mené l’opération Dersim lui-même" a-t-il dit.

“ Les historiens ne peuvent pas ici aller au-delà de l’idéologie officielle ; ils ne font pas de recherche. Ceux qui font des recherches et connaissent la vérité ne peuvent pas élever leur voix parce qu’ils ont peur ” a dit Hasan Saltik.

Le livre réimprime les commentaires qu’il a trouvé à l’arrière de toutes les photographies qu’il a obtenues. Dans de nombreux cas, les commentaires expriment des remords pour les événements dans le Dersim. “ [Beaucoup] ont ressenti les scrupules de leur conscience pour ce qui a été éprouvé. Quelque uns ont exprimé leurs sentiments avec les mots, "Je suis devenu un meurtrier". D’autres ont écrit "j’ai causé la mort de 250 personnes" a déclaré Hasan Saltik.

dersimlinin katli.jpgLe projet a permis de voir ce qu’il est advenu des soldats survivants qui ont participé à l’opération a dit Hasan Saltik ajoutant qu’il a vu que beaucoup d’entre eux ont été incapables de s’adapter à la vie sociale. “ Beaucoup de soldats que nous [avons interviewés] ont exigé que leurs noms soient rendus publics après leurs morts. Quelques personnes ne se sont pas inquiétés d’avoir leurs noms dans le livre ; quelques-uns ont dit "Ils nous ont ordonné de tuer et nous l’avons fait" a-t-il dit.

Il a obtenu des centaines de photos originales et des cartes à côté de deux dossiers de rapports d’un fonctionnaire de haut niveau de cette période. “ Les documents inestimables et des photographies dans les dossiers révèlent l’opération dans tout son détail. Cependant, il existe beaucoup plus de fichiers saisissants dans les archives de l’Etat Major Turc. ”

Hasan Saltik, qui est un chercheur, éditeur du label Kalan et un éthnomusicologue, a passé neuf ans à rassembler des photographies inconnues, des documents importants et des commentaires de soldats qui ont participé à l’opération ..

Membre d’une des familles les plus vieilles de Dersim, Hasan Saltuk affirme que bien qu’il soit d’une tribue Turkmène de par son père, des douzaines de leurs parents ont été assassinées pendant l’opération.

“ Ma grand-mère était enceinte avec ma mère mais elle s’est sauvée à la dernière minute ” a dit Hasan Saltuk dans une interview à Hurriyet. “ Les résidents du Dersim ont toujours peur de parler. Les personnes âgées pensent toujours que quelqu’un va venir et les tuer. ”

Hasan Saltik a dit qu’il croit que la Turquie est entrée dans un âge de grand changement. “ Tous les tabous de ce pays seront cassés et, dans l’avenir, il n’y aura rien dont on ne pourra pas parler. ”

Rappellons qu’au début des débats au Parlement turc sur la question kurde, l’un des vice-présidents du CHP, Onur Öymen, a provoqué un tollé, en citant la répression contre les Kurdes alévis du Dersim comme un exemple de lutte contre le terrorism

25/11/2009

LE MASSACRE DE DERSIM RELANCE LA QUESTION DU GENOCIDE DES ARMENIENS

La question du Dersim en Turquie relance la question du génocide des Arméniens

 

dersim katliami.jpgNote de la rédaction : Rappellons qu’au début des débats au Parlement turc sur la question kurde, l’un des vice-présidents du CHP, Onur Öymen, a provoqué un tollé, en citant la répression contre les Kurdes alévis du Dersim comme un exemple de lutte contre le terrorisme.

Si le Dersim était un massacre, quelles sont les autres choses ? par Ertugrul Ozkok

Une des choses que nous avons à discuter est celle-ci : Est -ce que le parti du Peuple Républicain ou CHP va-t-il perdre des voix à cause des remarques d ’Onur Oymen sur la révolte du Dersim ?

Les discussions sur l’incident prennent une tournure différente, une tournure pour arranger un grand nombre en politique interne. Je n’aime pas Oymen comme politicien. Je l’ai beaucoup critiqué dans le passé. Et je crois que son imprudence dans cet incident nuit au CHP.

Cependant, je ne peux pas m’aider moi-même mais me pose la question suivante : Est-ce que le parti Justice et Développement, ou AKP, profite de cette discussion en cours car Oymen continue à nuire au CHP ?

On va faire une autocritique ici. Regardons et voyons quel genre de situations nous devons être prêts à discuter sur la révolte au Dersim :

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a choisi les mots “ massacre du Dersim ” quand il a critiqué les remarques d’Oymen tayip erdogan.jpgpendant une session plénière au Parlement. M. Premier ministre avait publié une déclaration récemment sur “ le massacre au Darfur. ” Il avait dit “ les Musulmans ne commettent pas de massacre ... ” (Selon quelques sources, il n’a pas dit “ ne commettent pas ... ” mais “ ne peuvent pas commettre ... ”. Qui, alors, a bombardé les cavernes et a coupé les gorges des Kurdes Alévis dans le Dersim ?

Étaient-ils “ des Turcs chrétiens ? ”

Le premier résultat avantageux du débat “sur le Dersim” est cela : Cela signifie que les Musulmans commettent ou peuvent commettre un massacre. Alors nous devons prendre le deuxième pas :

Nous ne devons pas refuser une catégorisation semblable pour les événements dans le Darfur. Si le PrésidKURDISTAN2.jpgent soudanais Omar Al-bashir est offensé, nous avons une excuse pour la politique étrangère alors :

“ Regard mon ami ! J’appelle ce que mon propre peuple a commis un "massacre" donc ne soyez pas offensé par mes remarques. ”

Allons sur une question plus grande maintenant : la Turquie a énormément profité des remarques malheureuses d’Oymen sur la révolte du Dersim. Même si je ne connaissais ps grand chose de l’incident du Dersim j’ai appris maintenant.

Laissez-moi faire une confession ici : j’ai pensé que c’était une des 28 suppressions de révoltes Kurdes. Mais maintenant je lis des livres sur le Dersim. Mais je n’ai pas été capable d’obtenir une réponse encore : Combien de gens sont morts dans l’incident du Dersim ?

J’ai vérifié les chiffres ; quelque part entre 7000 et 90000 personnes ont été tuées : la deuxième question est celle-ci : si le meurtre de 7000 à 90000 personnes est “un massacre”, selon même la plupart de voix officielle, alors comment devons-nous appeller les pertes dans la question arménienne ?

Selon les aTURC.jpgllégations arméniennes, un total de 1,5 million de personnes a été tué en 1915. Mais disons que le chiffre des morts était de 600000. Combien cela fait-il de fois plus que ceux qui ont été tués dans le Dersim ? Si le nombre de morts dans le Dersim était de 7000, c’est 200 fois plus ; si 90000 alors 17 fois plus. Oui, si l’incident du Dersim était un massacre, quel était donc l’incident arménien ?

Doit-on l’ appeler un grand massacre, énorme ou un énorme tuerie de masse ? Comme cette question est posée à l’autorité supérieure en Turquie, quelle sera “ la réponse officielle ? ” Elle dira probablement “ ne soyez pas dur avec vous-même. Il y a un terme universel employé pour cela et il commence par ‘soit-disant’ .... ”

Le débat sur le Dersim dans le Parlement signifie que nous refusons nos “ thèses officielles d’histoire. ” C’est excellent, mais comment arriverons-nous à adopter un language politique officieux à la maison et un language officielle à l’étranger ?

Les politiciens exploitant la révolte du Dersim pour un électoral doivent se concentrer sur cela, aussi.

Mon dernier mot est cela : Les remarques d’Oymen n’étaient pas trop intelligentes. Mais cela ne peut pas être une bonne chose de les employer comme des trucs politiques.

Si nous réussissons avec succès à révéler ce qui a été fait à notre propre peuple dans le Dersim, donc les débats sur le Dersim pourront être extrêmement utiles.

* M. Ertugrul Ozkok est le rédacteur en chef du quotidien Hürriyet

Article publié vendredi 20 novembre 2009

 

23/11/2009

JOURNEE INTERNATIONALE LIBERTEE POUR LES ENFANTES EMPRISONES

Journée internationale: Liberté pour les enfants emprisonnés en Turquie

Le 20 novemgazze.jpgbre dernier, nous avons célébré la journée internationale des droits de l’enfant qui coïncidait avec le 20ème anniversaire de l’adoption de la Convention internationale sur les droits de l’enfant (1989).
 
Les autorités turques se targuent d’avoir proclamé « la seule fête nationale » pour les enfants. Or, pour ces derniers, la réalité est tout autre dans ce pays.
 
En effet, si on se réfère à l’histoire récente, Erdal Eren a été exécuté par pendaison le 13 décembre 1980 alors qu’il n’avait que 16 ans. Pour justifier ce crime, le chef de la junte militaire le général Kenan Evren déclara :
 
« Doit-on les [prisonniers politiques] nourrir en prison ? Bien sûr qu’on les pendra un à un. »
 
Depuis, l’armée turque mène une politique de terre brûlée contre le peuple kurde, rappelant les répressions féroces (massacres en masse, destructions de villages et de biens, tortures, déplacements forcées, expropriations, etc...) durant les années 1920-40 pour soumettre ce peuple.
 
Nous ignorons le nombre exact d’enfants tués ou morts lors de déplacements forcés d’environ quatre millions de paysans kurdes suite à la destruction de 3848 villages entre 1989 et 1999.
 
Selon les organisations de défense des droits de l’homme de Turquie, durant les 20 dernières années, 342 enfants kurdesPOLIS DAYAGI VE KURT KADINI.jpg ont été tués par les forces de l’ordre.
 
Un exemple parmi tant d’autres : le 21 novembre 2004, Ugur Kaymaz (12 ans) et son père ont été tués par les forces de l’ordre devant leur logement à Kiziltepe (sous-préfecture de Mardin). Le médecin légiste a extrait 13 balles du corps fébrile d’Ugur.
 
Bien que les dirigeants politiques tentent de se soustraire à leur responsabilité, tous ces crimes sont commis avec leur complicité, sinon suite à leur instigation à l’instar du Premier Ministre actuel qui déclara lors des émeutes de mars 2006 au Kurdistan turc: «Femme ou enfant, peu importe, nos forces de sécurité feront le nécessaire. Les parents de ces enfants pleureront demain en vain.»
 
Ainsi, entre le 28 mars et le 1er avril 2006, cinq enfants ont succombé sous les balles de la police. Il s’agit de Abdullah Duran (9 ans), Enez Ata (8 ans), Mahsum Mýzrak (17 ans), Emrah Fidan (17 ans) et Ýsmail Erkek (8 ans).
 
Faut-il le rappeler, les tueurs d’enfants, à une ou deux exceptions près, bénéficient d’une impunité totale en Turquie. En effet, seuls deux des policiers qui ont tué Ugur Çetin et Baran Tursun ont été condamnés respectivement à un et deux ans de prison alors qu’un enfant de 10 ans écope de 25 ans de prison pour avoir lancé des pierres…
 
tas atan çocuklar.jpgActuellement, les prisons turques abritent 2.637 enfants (2.814 selon la société civile) dont une grande majorité de Kurdes. Entre juin 2008 et avril 2009, 67 enfants ont été condamnés à 290 ans et trois mois de prison pour avoir lancé des pierres contre les forces de l’ordre lors des manifestations. Ces milliers d’enfants sont jugés dans des cours d’assises en vertu de la loi anti-terroriste « pour être membre » ou « pour avoir créé une organisation terroriste » !
 
Comme on vient de voir, les autorités turques utilisent un double langage : d’un côté elles lancent officiellement un processus dit «d’ ouverture démocratique » pour trouver une issue pacifique à la question kurde, mais en parallèle elles continuent à réprimer les revendications démocratiques et légitimes du peuple kurde, en s’en prenant aux enfants.
 
En tant que Maison populaire de Genève, nous appelons les autorités turques à abandonner leur politique hypocrite menée depuis 87 ans. Au lieu de se glorifier de la célébration de la « seule fête » des enfants, elles doivent :
 
·    Demander pardon aux enfants kurdes pour leurs crimes contre l’humanité qu’elles ont commis et libérercocuk lara ozgur.jpg immédiatement les enfants emprisonnés.
 
·    Mettre fin aux jugements des enfants dans des cours d’assise en vertu de la loi anti-terroriste.
 
·    Respecter et appliquer leurs engagements en vertu du droit internationale en matière des droits de l’homme, en particulier la Convention internationale sur les droits de l’enfant, tout en retirant ses réserves concernant les articles 17, 29 et 30 de cette convention. ( 21 novembre 2009)

 
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