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31/10/2009

D'ERBIL A ANKARA, RELATIONS INFECTS

Visite "stratégique" du chef de la diplomatie turque au Kurdistan

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a souligné vendredi que l'Irak représentait un point stratégique et une voie obligée pour les relations de son pays avec le Golfe, lors d'une visite historique à Erbil, au Kurdistan irakien.

"L'Irak comme Etat multiethnique est très important pour nous et ce qui menace sa sécurité est une menace pour nous (...) Nous sommes votre porte pour l'Europe et vous êtes notre porte pour le sud, vers les pays du Golfe, via Bassora", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse commune avec le chef kurde irakien Massoud Barzani.

Il s'agit du premier séjour d'un ministre turc dans cette région du nord de l'Irak, avec laquelle les relations ont longtemps été difficiles en raison des accusations d'Ankara sur l'aide que fournirait le gouvernement régional aux séparatistes kurdes turcs du PKK.

Arrivé en compagnie du ministre du Commerce, Zafer Caglayan, et de 70 hommes d'affaires et responsables gouvernementaux, M. Davutoglu a été reçu par le ministre irakien d'origine kurde, Hoshyar Zebari, et le nouveau Premier ministre kurde Braham Saleh.

"Cette région représente un grand interêt pour nous et nous voulons bâtir de bonnes relations au Moyen-Orient avec les Turcomans, les Kurdes, les chiites et les sunnites. (...) C'est une visite historique et j'appelle les Arabes, les Kurdes et les Turcomans à reconstruire cette région", a ajouté le ministre turc.

Sa viste intervient au moment où le processus électoral en Irak est bloqué en raison d'une controverse sur la région pétrolière de Kirkouk revendiquée par les Kurdes, les Turcomans et les Arabes.

Pour sa part, le président de région autonome du Kurdistan Massoud Barzani a noté que son territoire, qui "bénéficiait d'une stablité et de la sécurité, pouvait être un pont pour la Turquie pour atteindre les autres régions d'Irak" avant de rendre hommage à la politique actuelle du gouvernement turc envers les Kurdes.

"Je pense que les dirigeants turcs peuvent traiter le problème du PKK. Ils ont pris une décision très courageuse et nous soutenons totalement la politique de rapprochement avec les Kurdes de Turquie", a-t-il dit.

Le gouvernement turc a annoncé qu'il préparait des réformes pour améliorer les droits et la situation de la minorité kurde de Turquie.

Les rapports entre Ankara et Bagdad se sont nettement améliorés depuis l'an dernier après que l'administration centrale irakienne et celle du Kurdistan se sont engagées à faire en sorte que le Kurdistan irakien ne devienne plus un sanctuaire pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La Turquie est par ailleurs le premier partenaire commercial du Kurdistan et de nombreux Turcs ont investi dans cette région.

La délégation doit passer la nuit à Erbil et se rendra samedi à Mossoul.

Vendredi, dans la matinée, la délégation turque s'était rendue dans la ville portuaire de Bassora, dans le sud de l'Irak, pour y ouvrir un consulat.

La Turquie a actuellement une ambassade à Bagdad, un consulat à Mossoul (nord) et compte en ouvrir un autre prochainement à Erbil. ( 30 oct 2009)

LES PLANS SECRET DE L'ARMEE TURQUE

L'armée turque au pied du mur

Le retour, au premier plan de l’actualité, de l’affaire du « plan d’action pour combattre la réaction » place actuellement l’armée dans une position extrêmement délicate. C’est un officier de l’état major dont le nom n’a pas été révélé, qui a provoqué la relance du scandale, le 23 octobre dernier, par l’envoi d’un e-mail contenant en attachement l’original du fameux plan (cf. notre édition du 26 octobre 2009). L’affaire avait été révélée, en juin dernier par le quotidien « Taraf », qui, depuis sa création en 2007, est devenu un cauchemar permanent pour l’armée, en ne cessant de mettre à jour les tabous et les turpitudes du système sécuritaire hérités de la Constitution de 1982. Pourtant, après une enquête menée par un procureur militaire qui avait conclu que le plan en question était un faux, l’affaire avait connu une accalmie avant de passer au second plan de l’actualité.

Face aux protestations provoquées par la publication de l’original du plan, qui s’accompagne au demeurant de la mise en cause directe de 5 officiers supérieurs de l’état major, dont le général, Hasan Iğsız, chef du premier corps d’armée, le chef d’état major, le général Ilker Başbuğ, a ordonné une nouvelle enquête, le 26 octobre 2009. Mais cette initiative ne suffira sans doute pas à éteindre le nouvel incendie qui est en train d’embraser la sphère politico-militaire dans son ensemble. En effet, au cours des deux dernières années, l’armée a perdu une bonne partie des privilèges qui lui avaient permis antérieurement de passer outre les accusations et les mises en cause dont elle était l’objet. En outre, les premiers développements de l’affaire du « plan d’action pour combattre la réaction » ont provoqué l’adoption d’une très importante réforme de la justice militaire. Cette dernière a vu notamment ses compétences réduites, tandis que les membres des forces armées perdaient l’immunité qui leur épargnait d’avoir à comparaître devant la justice civile. Ainsi, si les juges militaires ont conservé une compétence concernant essentiellement les affaires strictement militaires, en particulier en temps de guerre, ils ne sauraient enquêter aujourd’hui sur un complot visant le gouvernement, qui relève désormais de la justice de droit commun.

Il faut bien voir que les conséquences de cette réforme, adoptée en juin dernier par le Parlement, sont particulièrement dures pour l’armée dans le contexte actuel. En premier lieu, nombre d’experts font observer que ce n’est pas au juge militaire d’enquêter sur le plan dont l’original vient d’être révélé, et qu’en ordonnant une nouvelle enquête militaire, le chef d’état major a non seulement ignoré la réforme réalisée, mais excédé ses pouvoirs. En second lieu, les nouvelles dispositions concernant la justice militaire permettent de citer à comparaître, devant la justice civile, les cinq militaires mis en cause. Ce qui explique que ces derniers aient immédiatement fait l’objet d’une convocation des procureurs en charge de l’affaire « Ergenekon ».

L’armée ne pourra donc pas s’en tirer, cette fois, en bâclant une enquête convenue, et en faisant prévaloir l’immunité juridictionnelle de ses responsables. Ces derniers ont pourtant refusé jusqu’à présent de déférer à la convocation qui leur a été adressée et une véritable épreuve de force est donc engagée entre les magistrats judiciaires en charge de l’affaire et l’autorité militaire. Ce nouvel avatar des tensions entre l’armée et le pouvoir civil est toutefois extrêmement important, car ce qui se joue, ni plus ni moins, c’est la remise en cause d’un système politique qui, du fait du constitutionnalisme sécuritaire issu du différent coup d’Etat, donne à l’armée une place politique particulière, lui permettant d’échapper aux principes élémentaires de l’État de droit. L’armée peut-elle encore ignorer une injonction de la justice et désobéir au pouvoir politique, c’est bien la question qui est posée en l’occurrence et la réponse promet d’être du plus grand intérêt. (Ovipot, Jean Marcou, 29 octobre 2009)

29/10/2009

VENTES D'ARMES DANS LE MONDE, PLUS QUE 1000 MILLIARDS D'EURO PAR ANES

La France, quatrième exportateur d'armes au monde

arme de guerre.jpgLes ventes d'armes constituent une "spécialité" française. Au niveau mondial, la France se classe en effet au quatrième rang pour les exportations d'armement, comme l'a récemment rappelé un rapport annuel du gouvernement communiqué au Parlement.

Quel est le montant des ventes d'armes réalisées par la France ? Les derniers chiffres disponibles portent sur l'année 2008. Ils font apparaître que les prises de commandes à l'étranger par les industries françaises de la défense ont atteint 6,58 milliards d'euros.

Les exportations représentent un tiers du chiffre d'affaires annuel du secteur de la défense en France (15 milliards d'euros, 165 000 emplois directs). Le rapport officiel du gouvernement relève que 2008 aura été "l'année du redressement de nos exportations de défense". Les ventes françaises d'armement à l'étranger ont progressé de 13 % par rapport à l'aavion de guerre.jpgnnée 2007.

Le chiffre réalisé en 2008 demeure toutefois inférieur à celui qui avait été enregistré en 2000 : en euros constants, les prises de commandes se montaient alors à 8,15 milliards. "Le niveau moyen des commandes prises par la France se stabilise dans une fourchette de 4 à 6 milliards d'euros par an", précise le document.

Qui sont les clients de la France ? Les quatre principaux clients de la France ces dernières années ont été les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, la Grèce et l'Inde.

Que représente le marché mondial des ventes d'armes ? Les dépenses militaires augmentent sur tous les continents, sauf en Europe. Elles ont atteint 1 000 milliards d'euros en 2007.

Sur ce chiffre, 200 milliards d'euros ont été consacrés aux achats d'armement. Le marché des armes est en progression constantNon a la Guerre.jpge depuis les années 2000 dans le monde.

Le volume des exportations, lui, s'est élevé à 67 milliards d'euros en 2007.

Qui domine le marché mondial ? Les Etats-Unis se taillent la "part du lion" sur le marché des ventes d'armement, avec une part de marché de 49 % en 2008. Ils devancent le Royaume-Uni (15 %), la Russie (8 %), la France (7,2 %) et Israël (6 %).

 

                                                                                             LEMONDE.FR | 29.10.09 |

24/10/2009

IL EST INTERDIT AUX KURDES DE MANIFESTER POUR LA PAIX

 Il est interdit aux Kurdes de montrer leur joie pour la paix, d'après l'autorité turc. 

Les plansBARIS 1.jpg du gouvernement turc en faveur d'une amélioration des droits de la minorité kurde risquent d'être bloqués si les rebelles kurdes ne s'engagent pas fermement sur la voie de la reddition, a affirmé le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, cité vendredi par la presse.

L'avertissement intervient alors que le gouvernement est vivement critiqué pour son attitude jugée laxiste à l'égard d'un groupe de rebelles, rentrés lundi de bases irakiennes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en geste de soutien au plan de réformes pro-kurdes.

Laissés en liberté après une série d'interrogatoires, les huit rebelles, accompagnés de 26 "civils" venant d'un camp de réfugiés kurdes de Turquie en Irak, ont été accueillis dans la liesse par des dizaines de milliers de Kurdes scandant des slogans pro-PKK.

Dans des commentaires publiés par plusieurs journaux, M. Erdogan a prévenu que le malaise créé par cet accueil pourrait mettre à mal les projets de réforme que le gouvernement s'apprête à présenter au Parlement pour améliorer les droits des Kurdes et faciliter une résolution du conflit qui a fait 45.000 morts depuis 1984.

"Cela pourrait affecter négativement le processus (...) Ce n'est pas ce que nous voulons, mais cela pourrait nous ramener à la case départ, a-t-il déclaré, soulignant que le processus ne pourrait continuer dans de bonnes conditions qBARIS GRUBU.jpgue si les rebelles déposaient les armes et se rendaient.

"Nous attendons qu'elles (les redditions) continuent. Si ce n'est pas le cas, il n'y a rien que nous puissions faire", a-t-il affirmé.

Le PKK, qui ne parle pas de "reddition" mais de "groupes de paix" dépêchés en gage de bonne volonté, a annoncé l'arrivée prochaine d'un nouveau groupe, en provenance d'Europe. (AFP, 23 oct 2009)

 
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