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21/10/2009

"V" OUVREZ LA VOIE A LA PAIX "V"

34 membres d'un "groupe de paix" sont entrés en Turquie

Les autobaris guruplari a.jpgrités turques ont libéré mardi 34 civils et rebelles kurdes, membres du "groupe de paix", qui se sont présentés lundi au poste frontière de Habur pour soutenir le projet de réformes d'Ankara, après leurs interrogatoires par des procureurs.

Huit rebelles venant d'une base du PKK dans les monts Kandil (nord de l'Irak), se sont présentés, sans armes. Ils étaient accompagnés d'un second "groupe de paix" composé de 26 civils, dont femmes et enfants, en provenance du camp de réfugiés kurde de Makhmour (nord de l'Irak), où résident depuis les années 1990 quelque 12.000 kurdes exilés de Turquie sous la supervision du PKK.

Dès leur arrivée en territoire turc, les 34 personnes ont été interrogées à Silopi, ville du sud-est anatolien proche de la frontière irakienne, par des procureurs pour déterminer s'ils ont commis des crimes afin éventuellement de les incarcérer.

Plus de 40 avocats devaient assister aux interrogatoires, dans une caserne de l'armée.

Les responsables turcs ont affirmé que les membres du groupe étaient les bienvenus s'ils venaient en Turquie pour se rendre, mais Murat Karayilan, un des principaux dirigeants du PKK, a affirmé à l'agence de presse Firat News que leur geste ne constituait pas une reddition.

Des manifestation de soutien à l'initiative du PKK ont eu lieu dans plusieurs villes, à l'appel du principal parti prokurde de Turquie, le Parti pour une société démocratique (DTP).

A Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien, peuplé en majorité de Kurdes, quelque 5.000 personnes ont manifesté sur une place du centre-ville aux cris de "les émissaires de paix sont notre honneur" et "main dans la main pour une paix honorable" et ont scandé des slogans favorables à Abdullah Öcalan, le chef emprisonné du PKK.

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs autres villes de la région: Mus, Batman, Mardin, Tunceli et Van.

A Istanbul, métropole de l'ouest du pays accueillant une importante communauté kurde, entre 2.000 et 2.500 manifestants, selon la police, ont défilé sur l'avenue Istiklal, une artère commerciale du centre-ville.

Rassemblés derrière une banderole affirmant "ouvrez la voie à la paix", les manifestants, qui faisaient avec la main le "V" de la victoire, ont scandé des slogans tels que "bravo au PKK, le peuple est avec toi" ou "l'ambassadeur de la paix est à Imrali", faisant référence à l'île prison d'Imrali, où est écroué Öcalan.

"Nous nous attendons dans une première étape à l'arrivée par petits groupes de 100-150 personnes", a dit le ministre de l'Intérieur Besir Atalay, cité par l'agence de presse Anatolie. Selon lui, ces "retours au foyer" s'inscrivent dans le cadre d'un projet de réformes pro-kurde du gouvernement, baptisé "ouverture démocratique" qui, a-t-il estimé, doit entraîner un démantèlement du PKK. M. Atalay a d'autre part appelé les rebelles à déposer les armes.

Le Conseil national de sécurité (MGK), qui réunit les principaux responsables civils et militaires turcs, a également évoqué mardi lors d'une réunion ordinaire les efforts pour une solution pacifique du conflit kurde, qu'il a indiqué soutenir, tout en soulignant en même temps que la lutte anti-PKK se poursuivra avec "détermination", selon un communiqué publié au terme de près de huit heures de réunion.

Le gouvernement s'apprête à présenter au Parlement des mesures en faveur de la communauté kurde afin de faciliter une résolution du conflit dans le sud-est anatolien, où le PKK et les forces de sécurité mènent depuis 1984 une guerre qui a fait 45.000 morts.

Une trentaine de civils et rebelles kurdes, constituant ce que le PKK surnomme un "groupe de paix", se sont présentés lundi aux autorités turques à la frontière turco-irakienne.

Il était composé de huit rebelles, sans armes, venant d'une base du PKK dans la montagne irakienne, et de 26 civils, en provenance d'un camp de réfugiés irakien où ils s'étaient exilés dans les années 1990.

Selon l'agence pro-kurde Firatnews, ils étaient porteurs d'un message aux autorités turques réclamant notamment davantage de droits politiques et culturels en faveur de la communauté kurde et la fin des opérations de l'armée contre le PKK.

29 d'entre-eux ont été libérés mardi tandis que les cinq autres, déférés devant un tribunal pour "appartenance à une organisation illégale", ont retrouvé la liberté dans l'après-midi, les juges ayant pris en compte leur retour volontaire, selon une source judiciaire locale.

Leur remise en liberté a provoqué l'explosion de joie de plusieurs milliers de personnes réunies dans un secteur proche de la frontière avec l'Irak. "Bienvenue aux ambassadeurs de la paix, le Kurdistan est fier de vous", ont scanazadi.jpgdé les manifestants alors que les membres du "groupe de paix" sont montés dans des bus devant les transporter jusqu'à Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien, peuplée majoritairement de Kurdes, située plus au nord.

Les rebelles ont fait le V de la victoire à la foule qui jubilait.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan qui a qualifié ce retour de "positif", a, lui aussi, appelé les rebelles à se rendre lors d'un discours au Parlement, rejetant une nouvelle fois tout dialogue avec le PKK.

 En 1999, au plus fort de l'insurrection kurde, une initiative similaire des rebelles, s'était soldée par l'emprisonnement des membres du PKK rentrés en Turquie.

Depuis le nord de l'Irak, où le PKK dispose, selon Ankara, de quelque 2.000 rebelles, Cemil Bayik, un chef militaire du PKK, a affirmé que ses hommes "ne descendront pas de la montagne" tant que la Turquie ne "changera pas de mentalité"' et ne renoncera pas à "détruire" les Kurdes. (AFP, 20 oct 2009)

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