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31/07/2009

FEUILLE DE ROUTE D'ÖCALAN

Ankara veut devancer une "feuille de route" d'Öcalan

Le gouvernement turc à  annoncé de nouvelles mesures en faveur d'un règlement de la question kurde afin de garder la main sur ce dossier, sur lequel le chef de la résistance  Kurde Abdullah Öcalan devrait se prononcer en août, depuis sa cellule de prison.

"Nous avons commencé à travailler sur le sujet, qu'on l'appelle problème kurde, du Sud-est ou de l'Est, ou initiative kurde", a déclaré mercredi le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

De l'avis des analystes, Ankara veut devancer l'annonce d'une "feuille de route" par le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), attendue le 15 août à l'occasion du 25 ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée des séparatistes Kurdes de Turquie.

Öcalan, qui purge une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali (nord-ouest) depuis 1999, devrait, par le biais de ses avocats, dévoiler des propositions qui aboutiraient à désarmer les résistances  du PKK sous certaines conditions, comme une nouvelle Constitution plus libérale, selon les médias.

Aucune déclaration officielle n'a été faite sur les intentions du gouvernement, mais les commentateurs évoquent une "curiosité déconcertante" de sa part à l'égard des prochaines déclarations d'Öcalan,

"Le gouvernement est attentif, car il sait qu'Öcalan peut proposer quelque chose qui pourrait marcher et qui pourrait être accepté par le PKK, et ainsi prendre la main", souligne l'analyste politique Rusen Cakir.

Il doute cependant du succès des propositions du chef rebelle s'il propose une trêve conditionnelle du PKK, au lieu d'un abandon pur et simple de la lutte armée.


Le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), a réalisé d'importantes réformes culturelles en faveur de la communauté kurde pour augmenter ses chances d'intégrer l'Union européenne, tandis que le président Abdullah Gül a parlé en mai d'"une chance historique" pour un règlement du conflit qui a fait près de 45.000 morts depuis 1984, et dévasté la région la plus défavorisée du pays.

Le chômage est estimé à environ 50% de la population active des provinces kurdes.

Le gouvernement devrait rejeter les propositions d'Öcalan, qu'il n'a jamais reconnu comme interlocuteur et qui dirigeait une organisation considérée comme terroriste par Ankara, l'UE et les Etats-Unis. Le chef de la diplomatie Ahmet Davudoglu a ainsi souligné que la "question kurde sera réglée à Ankara et non Imrali", la prison d'Öcalan.

Mais des commentateurs influents comme le rédacteur en chef du grand journal Hürriyet, Ertugrul Özkök, jugent désormais Öcalan comme interlocuteur incontournable et exhortent Ankara à agir avec "courage".

Les autorités turques doivent prochainement alléger l'isolement total d'Öcalan en transférant des prisonniers sur l'île, comme l'a demandé le Comité anti torture (CPT) du Conseil de l'Europe.

Le gouvernement pourrait aussi lever certaines restrictions sur l'usage du kurde, notamment avec un retour aux noms kurdes "turcisés" des villages du sud-est, et encourager les rebelles à déposer les armes par une panoplie de mesures sociales, comme le souhaite d'ailleurs l'armée qui les combat inlassablement.

 

Malgré  cessez le feu de la résistance Kurde  (PKK) l’armé Turc continu à ses attaque des mesuré. Il ne se passe pas de semaine sans qu'un ou deux soldats, et autant de guérillas, ou de civils, ne perdent la vie dans ce conflit.

23/07/2009

18.000 KURDES DISPARUS

Turquie à la recherche de corps de Kurdes disparus

Des fouilles ont débuté mardi à la demande d'un tribunal dans une base militaire du sud-est de la Turquie dans l'espoir de retrouver les corps de 12 Kurdes portés disparus depuis 1994, ont affirmé des sources judiciaires.

Le ministère public a ordonné le lancement des excavations à Derecik, dans la province de Hakkari, après avoir reçu une lettre d'un ancien soldat affirmant avoir assisté à l'exécution des 12 hommes dans la base militaire, ont indiqué ces sources.

Les autorités judiciaires ont multiplié au cours des derniers mois les recherches de corps pour faire la lumière sur environ 18.000  disparitions de Kurdes dans les années 1990, au plus fort de l'insurrection kurde dans la région, qui auraient pu être victimes d'exécutions sommaires par les forces de sécurité.

Les 12 hommes appartenaient aux "gardiens de village", une milice kurde financée par Ankara pour lutter contre les résistances kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Les parents des disparus affirment que ceux-ci ont été accusés de jouer un double jeu, c'est-à-dire de soutenir le PKK, et les ont vus pour la dernière fois avant leur disparition accompagnés de soldats.

Ces enquêtes ont abouti à la publication la semaine dernière d'un premier acte d'accusation, dans lequel le ministère public réclame la prison à vie pour sept suspects, dont un colonel, accusés de l'exécution sommaire de 20 personnes dans la province de Sirnak, voisine de celle de Hakkari.

Selon ce document, le colonel Cemal Temizoz avait formé une sorte de milice chargée de poursuivre des personnes suspectées d'aider les rebelles kurdes, lorsqu'il était en fonction dans la province de Sirnak, de 1993 à 1996.
     

 

La guerre contre les Kurdes - depuis 1984 à ce jour, plus de 40'000 kurdes ont perdu la vie + Presque 18.000 disparu +3.000.000 exilé de force+ 3.000 villages brûlé.

 

En effet, la Turquie dite « moderne », dirigée par des kémalistes, a artificiellement fabriqué l’identité turque par la réduction en servitude et la négation de l’identité des peuples dominés, puis par une prétendue supériorité turque de la « race ». Cette pensée fascisante a conduit le pays à  des crimes de masse  et abominables.

 

Tout au long des 86 ans d’existence de la République turque, ses dirigeants successifs ont transformé leur pays en un cimetière des civilisations et un enfer pour les peuples qui y vivent.
·      Le génocide des Arméniens et des Assyro-Chaldéens (1915-1917) 1,5 million d'Arméniens ont été massacrés par l'armée turque entre 1915 et 1917
·      Le massacre des Kurdes, Alévis et Kizilbachs de Koçkiri (1919-1921)
·      L’expulsion brutale de 1.2 million de Grecs (1923-1924)
·      Le massacre des Kurdes et des Assyriens après la révolte de Sheikh Said (1925-1928)
·      Les massacres des Kurdes, Alévis et Kizilbachs de Dersim 40'000 morts et 12'000 personnes déplacées (1935-1938)
 
·      Des massacres, des exécutions sommaires, des pendaisons, des pratiques systématiques de la torture, des conditions de détention inhumaines, des déplacements forcés ... de millions de personnes suite aux coups d'Etat militaire de 1970, 1978 et 1980
·      Le massacre de 36 manifestants lors de la célébration du 1er mai 1977
·      Les massacres de 102 personnes en 1978 à Kahramanmaraş et 7 étudiants le 16 mars 1978 à Beyazıt (İstanbul)
·      Le massacre de 50 personnes le 5 juillet 1980 à Çorum
·      Le massacre de 37 intellectuels le 2 juillet 1993 à l'hôtel Madımak à Sivas

 

Nous récusons  la fiction d’une Turquie monolithique telle que prônée par l’Etat turc et appellent au contraire cet Etat à s’enorgueillir de la richesse et de la diversité des peuples anatoliens ;

 

Nous demandons  à nouveau à l’Etat turc de se réhabiliter en réhabilitant les victimes de ses exactions passées, en s’engageant sur la voie d’une reconnaissance politique de ces exactions et en mettant un terme à leur négation ou à leur glorification ;

 

Nous clamons  notre  conviction que l’incapacité de la Turquie à progresser sur la voie de la démocratie, ainsi que l’état d’arriération économique et sociale de ses provinces orientales sont intimement liés à la guerre menée par cet Etat à l’encontre de ses propres ressortissants ;

 

Nous réaffirmons  notre  engagement à continuer le combat politique afin que la Turquie reconnaisse, dénonce et se dissocie de ses crimes passés et présents ; afin de la transformer en un Etat démocratique et respectueux de ses minorités comme de ses forces démocratiques, unies dans la diversité.

 



 

 

 

21/07/2009

L'ALLEMAGNE ET LA TURQUIE

 

L’Allemagne annonce l’expulsion de 8.000 réfugiés originaires de  Turquie  

 

 

 

L’Allemagne annonce l’expulsion de 8.000 réfugiés originaires  de Turquie, en grande majorité Kurdes de la Turquie.  Alliance avec un État fascTURKEY_mai_.jpgiste. Despotisme à l’égard des exilés
Certains tribunaux allemands ont constaté « qu’en Turquie il n’y avait plus de torture », et donc « que les réfugiés pouvait retourner dans leurs pays » .De ce fait, les autorités allemandes ont envoyé à 8000 réfugiés un courrier les enjoignant à rentrer chez eux.
A travers cette campagne d’expulsion, outre son intention manifeste de se débarrasser de ces réfugiés, l’Allemagne cherche avant tout à consolider ses rapports politico-économiques avec le régime fasciste turc.

Et pourtant !
Tibor Varadi, chef de délégation adjoint de la Commission européenne en Turquie affirme que « malgré les réformes législatives, en Turquie, la torture est toujours présente et ce, parce que les responsables de ces actes ne sont jamais condamnés ».
Zafer Üskül , président de la commission des droits de l’homme au parlement turc déclare : « notre plus gros problème en Turquie, c’est que les tortionnaires ne sont jamais condamnés » .
Malgré ces affirmations cinglantes, l’Allemagne persiste à cacher la nature du régime d’Ankara.
Pour préserver ces accords politiques et économiques et pouvoir générer d’autres accords, l’Etat allemand souhaite donc renvoyer les réfugiés qui poursuivent leur activité de dissidence à l’étranger et en particulier, ceux qui se battent pour l’indépendance de leurs peuples, la démocratie et le socialisme.

Les tribunaux allemands proclament donc qu’en Turquie :
- il n’y a plus de tortures !
- il y a la liberté de la presse !
- il n’y a pas de répression ni la discrimination à l’égard de peuple Kurdes !
- il n’y a pas de répression contre les minorités ethniques et religieuses !

Mais la réalité répressive en Turquie dit le contraire :
- Engin Ceber 29 ans, militant politique, a été tué sous la torture le 7 octobre 2008 dans la prison de Metris à Istanbul.
- Ferhat Gercek, âgé de 17 ans au moment des faits, a été paralysé a vie le 7 octobre 2007, après avoir reçu une balle dans le dos tirée par la police alors qu’il vendait « Yürüyüs » (la marche), une revue de gauche parfaitement légale .
- Les opérations, les massacres, les arrestations font partie du quotidien du peuple kurde. Le 21 novembre 2004, à Mardin, Ugur Kaymaz, un écolier âgé de12 ans a été abattu par la police de 13 balles dans le corps devant son domicile. Son père avait lui aussi été exécuté. Le 18 juin dernier, la Cour de cassation a innocenté leurs assassins.
- Le 23 avril dernier, jour de la fête des enfants (!), Abdülsamet Erip, un enfant de 14 ans, est mort noyé dans une rivière en tentant d’échapper aux bombes fumigènes de la police. Le même jour, quasi au même endroit, un enfant kurde de 12 ans dénommé Seyfi Turan a été tabassé à mort à Hakkari par un membre des forces spéciales, à coups de crosse de mitraillette. Dernièrement des dizaines d’élus kurdes et de syndicalistes soutenant la cause kurde ont été incarcérés. Des centaines d’enfants kurdes ont été embastillés pour avoir manifesté, scandé un slogan ou chanté en kurde, ou tout simplement pour avoir fait le signe de la victoire.
- Kurdes, Arabes, Lazes, Grecs, Tcherkesses, Arméniens, Syriaques et bien d’autres peuples encore ne peuvent faire usage de leurs droits nationaux ou culturels. Les minorités religieuses ne sont pas épargnées par la répression : en novembre 2007, trois missionnaires protestants ont été sauvagement assassinés à Malatya par des assassins collaborant avec les services secrets. Par ailleurs, en Turquie vivent près de 25 millions d’Alévis, mais les autorités se refusent à les reconnaître. Ils ne bénéficient pas des services du ministère des affaires religieuses, la Diyanet, une sorte d’État dans l’État (prétendument laïc) aux mains des Musulmans sunnites. Pire, les Alévis sont contraints de suivre les cours de religion. Ces cours obligatoires sont un héritage de la junte militaire du 12 septembre 1980 qui, elle aussi, se targuait d’être laïque…
Ces 8 dernières années, 290 personnes sont mortes en garde a vue.
Ces 10 derniers mois, 29 personnes sont mortes en garde a vue.kurtler ve tc.jpg
Ces deux dernières années, 55 personnes ont été exécutées en pleine rue pour avoir enfreint les sommations des forces de l’ordre.  Les années 2006 et 2007, 10.886 policiers et gendarmes ont fait l’objet d’une instruction pour tortures et mauvais traitements, mais aucun d’entre eux n’a été condamné. A l’aune de ces chiffres accablants, peut-on encore prétendre qu’il n’y a pas de tortures en Turquie ?
Güler Zere, une militante politique emprisonnée depuis 14 ans, est atteinte d’un cancer terminal. Confrontée à l’indifférence et aux négligences systématiques des autorités pénitentiaires, elle est aujourd’hui soignée dans des conditions sanitaires et avec des instruments médicaux déplorables. Ses avocats, ses amis, sa famille et une grande partie de la société civile turque demandent aux autorités sa libération immédiate afin qu’elle puisse bénéficier de soins médicaux et de l’environnement social et moral adéquat. Cependant, le ministre de la justice fait la sourde oreille et préfère laisser mourir cette femme de 37 ans à petit feu.
L’Allemagne va-t-elle, elle aussi, fermer ses yeux face à l’état de santé critique de Güler Zere ?
Extrader des réfugiés, c’est se rendre complice des crimes commis par un régime de tortionnaires !
L’Allemagne doit immédiatement cesser de collaborer avec l’État turc !

 

19/07/2009

CESSEZ-LE-FEU DE LA RESISTANCE KURDE DE TURQUIE

PKK  La  résistance  kurde de la Turquie prolongent leur cesturk askeri ve kurtler.jpgsez-le-feu bilatéral !

Les rebelles kurdes de Turquie ont prolongé, pour la troisième fois, leur cessez-le-feu unilatéral qui durera jusqu’au 1er septembre, dans ce qu’ils ont annoncé comme un effort pour favoriser un règlement pacifique au conflit, a annoncé mercredi une agence pro-kurde.

Cette décision a été prise avant la divulgation, prévue en août, d’une "feuille de route pour une solution démocratique", par le leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, qui est détenu à vie en Turquie depuis 1999, a précisé un des dirigeants du PKK Murat Karayilan, à l’agence de presse Firat.

"Pour préparer l’annonce de la feuille de route... nous avons décidé d’étendre notre période de non activité jusqu’au 1er septembre. Pendant cette période nous n’entreprendrons pas d’action militaire, sauf des actions défensives si nous y sommes obligés", a-t-il déclaré. Il a précisé que le PKK "accorde beaucoup d’importance à la feuille de route et annonce d’ores et déjà qu’il y adhèrera".

 
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