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08/07/2009

ASSASSINAT DE HRANT DINK

Procès des assassins de Hrant Dink : Menaces de mort contre la famille de la victime

 

 

 

 

Une chaîne de la conscience pour Hrant Dink  

 

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Commencé dès juillet 2007, le procès des responsables présumés de l’assassinat du journaliste turc d’origine arménienne, Hrant Dink, fondateur de l’hebdomadaire bilingue AGOS, a vu sa dixième audience se tenir lundi 6 juillet devant la 14e chambre de la Cour d’assises d’Istanbul.

 

Deux ans après le début de cette procédure et alors que la recherche de la vérité ne progresse plus, tant en raison de la rétention d’informations par différentes administrations turques que de la passivité du Parquet et de la Cour dans la conduite du procès, les amis de Hrant Dink avaient décidé de remobiliser l’opinion.

 

S’étant donné rendez-vous samedi 4 juillet en fin d’après-midi sur la célèbre et longue avenue Istiklal, principale artère de la ville, près de deux milles personnes ont réclamé avec détermination que tous les responsables de ce crime soient poursuivis en justice.

 

Aux cris de « Nous sommes tous des Arméniens », « Pour Hrant, pour la justice », « Le sang coule et l’État regarde », une chaîne humaine de solidarité s’est formée sur plus d’un kilomètre à partir du lycée Galatasaray, dégageant une intense émotion.

 

L’audience du 6 juillet s’est déroulé à nouveau en présence d’une mission d’observation judiciaire composée du Bâtonnier de Bruxelles, Me Yves Oschinsky, de Me Vincent Nioré, Membre du Conseil de l’Ordre et représentant du Bâtonnier de Paris, Christian Charrière-Bournazel ainsi que d’Alexandre Aslanian, vice président de l’AFAJA ( Association Française des Avocats et Juristes Arméniens), ces deux derniers assistant pour la seconde fois à ce procès.aslanien.jpg

 

Les avocats des parties civiles ont dénoncé de manière argumentée le refus systématiquement opposé par la Cour depuis le début de la procédure à leurs différentes demandes d’actes, soulignant par ailleurs qu’elle ne prenait aucune initiative en la matière contrairement à son rôle.

Le Président s’est vu également reprocher sa complaisance vis à vis des accusés dont l’insolence et l’arrogance ont pris une nouvelle dimension, lorsque à la faveur d’une suspension d’audience Ogün Samast a menacé la famille de Hrant Dink, en ces termes « Attendez cinq ans et vous verrez ».

Sur cette interpellation, Hosrov Dink, frère de la victime, lui a répondu « Nous nous ne savons pas tuer ».

A la demande des avocats de la famille, la Cour a décidé de saisir le Parquet d’une poursuite pour ces propos.

La Cour a rejeté les demandes de mise en liberté de Ersin Yolcu et Ahmet Iskender.

La prochaine audience a été fixée au 12 octobre 2009.

 

 

 

 

 

22:34 Publié dans CRIME | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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