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16/06/2009

PETROLE PEUX APPORTER LA PAIX EN KURDISTAN?

L'huile peut apporter la paix en Kurdistan?

 

Ouepetrol.jpgst de l'Iran et le sud de la Turquie se trouve le monde le plus récent petrostate et, après plusieurs grandes découvertes de pétrole et de gaz, de l'énergie des entreprises se battent pour prendre pied en  Kurdistan de l'Irak.

Les entreprises dont OMV, de l'Autriche, et, le bruit court, Sinopec, ont tracé un milliard de dollars les rachats de sociétés qui demande à titre kurde du pétrole et du gaz.  Le cours des actions des objectifs tels qu’Addax Petroleum, Heritage Oil et DNO ont monté en flèche.

Pourtant, ces investissements sont faits en dépit d'avertissements de Bagdad que le gouvernement régional Kurde n'a pas le droit de délivrer des licences d'exploration pétrolière, sans l'approbation du gouvernement fédéral.

L'explication de mai que la Turquie offre l'assurance que le gouvernement régional Kurde fournit un bovictoir.jpgn titre à la levée de pétrole sous le sol Kurdistan irakien.  La Turquie a montré son côté commercial le mois dernier lorsque Genel Enerji convenu d'une prise de 1,5 milliard de livres sterling de Heritage Oil, inverser ses intérêts dans la cité de Londres du patrimoine.  Il est peu probable que la Turquie sur la plus grande entreprise privée l'aurait fait sans l'assurance d'Ankara et de la politique Kurde à Erbil. Des pourparlers sont en cours entre la Turquie et les séparatistes kurdes du PKK, qui mène une rébellion armée dans l'est du pays depuis un quart de siècle.  Si les négociations sont couronnées de succès, ce serait la première fois dans l'histoire que le pétrole a mis fin à un conflit.

Le chef de l'Iraq South Oil Company, qui produit la plupart des pays, la production, hier, dénoncé les plans de Bagdad à délivrer des contrats de service à des entreprises étrangères.  Étonnant que tant de petits yeux sont rivés sur "Kurdistan".

 

12/06/2009

VIOLATION DES DROITS SYNDICAUX EN TURQUIE

Violations des droits syndicaux en Turquie
TURKEY_mai_.jpg
Selon l’édition de cette année du Rapport annuel des violations des droits syndicaux de la CSI, qui expose en détail les violations des droits fondamentaux des travailleurs dans 143 pays, 2008 a constitué une nouvelle année difficile et, dans la plupart des cas, dangereuse pour les syndicalistes aux quatre coins du monde. 76 syndicalistes ont été assassinés en raison de leurs actions de défense des droits des travailleurs/euses, et un grand nombre ont été agressés physiquement ou soumis à des actes de harcèlement, d’intimidation ou à des arrestations par les autorités.

En Turquie, plusieurs manifestants pacifiques ont été confrontés à la violence policière ainsi qu’au harcèlement judicaire. La police antiémeute d’Istanbul a usé d’une force disproportionnée contre une manifestation organisée à l’occasion du Premier mai. Un grand nombre de syndicalistes ont été blessés et arrêtés, et des dirigeants des syndicats KESK et DISK ont été brutalisés par la police. Meryem ÖZSÖGÜT, directrice du département juridique et des affaires féminines du Syndicat des travailleurs des services sanitaires et sociaux, a écoulé huit mois en prison sur la base d’accusations forgées de toutes pièces pour le simple fait d’avoir assisté à une conférence de presse, au cours de laquelle le meurtre d’une autre militante syndicale avait été dénoncé. Sept militants du Syndicat des travailleurs de l’industrie automobile (TÜMTIS) ont été maintenus en détention pendant plus de six mois sans jamais comparaître au tribunal, alors que plusieurs centaines d’autres militants ont été licenciés en raison de leur affiliation au syndicat TÜMTIS. 11 membres éminents de la confédération KESK risquent des peines de prison alors que leur procès est toujours en instance, 26 membres ont été mis en examen judiciaire et 600 autres ont dû se soumettre à des « enquêtes disciplinaires » pour avoir pris part à des activités syndicales.

Les droits syndicaux ne sont pas encore pleinement reconnus en Turquie. Malgré quelques améliorations apportées au cadre juridique relatif à la liberté d’association, les droits d’organisation, de grève et de négociation collective doivent encore être mis en conformité avec les normes de l’UE et les conventions de l’OIT. Les syndicats continuent d’être confrontés à des obstacles à l’heure de mener leurs campagnes d’organisation, y compris le licenciement en masse de leurs membres et l’arrestation arbitraire suivie de procès fantoches contre leurs dirigeants. La police a usé de violence excessive à l’encontre de grévistes et de manifestants pacifiques.

10/06/2009

UN NOUVEAU PROFIL FEMININ SE DESINE EN KURDISTAN!

Kurdistan de la Turquie ! Un nouveau profil féminin se dessine à Diyarbakir.

 

 
Dans un article datavuk degil kadiniz.jpgté du 03 juin 2009, Oral Çalışlar, journaliste chez Radikal, observe l’apparition des femmes kurdes en politique qui, si elles s’opposent à  la répression employée par les autorités politiques et militaires turques et s’emploient à la préservation de leurs identités, s’opposent également à la domination patriarcale à laquelle elles sont soumises, comme toutes les femmes de ce monde. Une observation intéressante, bien qu’ incomplète et rapide, et qui manifeste un visage autre que celui constamment éclairé par les médias qui préfèrent étudier le peuple kurde en tant que composante “primitive” et soumise à un système féodal, écartant de vue la naissance de mouvements féministes qui, parmi le peuple kurde, luttent contre le système patriarcal.

Le mouvement féministe chez les Kurdes [du Kurdistan Nord] apparait concomitamment à la naissance du PKK et des mouvements contestataires et révolutionnaires qui déjà revendiquaient l’indépendance des femmes et la fin du système patriarcal, l’autorisation du vote pour les femmes établie par Ataturk ne suffisant pas. Des revendications  certes difficiles à mettre en oeuvre mais qui ont permis l’apparition des femmes kurdes en politique et leur élection. Notons qu’il existe  parmi les mouvements politico -militaires en Turquie et notamment au sein du PKK, une branche armée spécifiquement féminine.

Le combat des femmes kurdes se fait et se mène en parallèle au combat du peuple kurde. Il y a  entre les deux mouvements un point de convergence qui permet et facilite l’accession des femmes kurdes sur la sphère publique mais qui peut, également paralyser le mouvement à plusieurs égards….

Oral Calislar: Diyarbakir’daki yeni kadin profili

A Diyarbakir, dans un hôtel, nous nous préparions à partir au Parc Ekin après le petit déjeuner pour assister à une manifestation exclusivement féminine. Les femmes vont protester contre la récente arrestation de 23 femmes membres du DTP et leur manifester leur solidarité. J’ai demandé si Ahmet Türk allait participer à la manifestation. “Non, non elles ne l’accepteront pas de toute façon” m’a-t-on répondu.

C’était une réunion de femmes pour laquelle même le leader du DTP n’était pas le bienvenu. A propos de cette manifestation exclusivement féminine- où les hommes ne sont pas acceptés, certains se demanderont sans doute s’il ne s’agit pas là d’une nouvelle forme de conservatisme mais il suffit de rencontrer ces femmes pour voir que  cette pensée est erronée.

Lorsque nous sommes partis, traditionnellement vêtus, à cette manifestation exclusivement féminine qui a pour thème «la Liberté pour les Femmes », une femme, normalement vêtue, nous a arrêté et nous a dit quelque chose en kurde. Il était clair, de par son attitude, qu’elle ne nous laisserait pas entrer.

L’autorisation nous a été accordée après que mon ami collègue, Aziz, lui ait répondu en kurde que nous étions journalistes.

Eparpillées sur l’ensemble du parc, les femmes, organisées en des groupes différents, produisaient des spectacles différents. Une partie d’entres elles dansaient le halay sur des chansons de révoltes. L’autre partie allongée sur le gazon observait l’entourage. Certaines portaient des pancartes en kurde et en turc par lesquelles elles revendiquaient leurs libertés.

Des femmes venues de quartiers différents et vêtues différemment, entraient dans le parc en scandant des slogans. Les jeunes garçons qui cherchaient à entrer dans le parc étaient refoulés.

***

La tradition étant, les Kurdes sont un peuple où domine l’homme. Les crimes de sang se pratiquent essentiellement dans les régions peuplées par les Kurdes. L’échanges de femmes, le mariage forcé de très jeunes filles… etc, ces habitudes sont encore fortement ancrées dans la région.

A la suite du massacre perpétré dans le village de Zanqirt près de Mardin, beaucoup ont écrit sur les codes ethniques des Kurdes, il y a eu un certain nombre d’analyse relative à leur aspect primitif. Seulement, on ne peut observer le panorama réel des Kurdes si l’on ne prend pas en compte, dans ces analyses, l’autre visage…

Voilà l’autre visage des Kurdes: parmi les 21 députés membres du DTP, 8 sont des femmes. Soit plus d’un sur trois. De même, parmi les maires, 14 sont des femmes. Soit plus de la moitié. Cette guerre de 25 ans qui a commencé avec des revendications identitaires, est certes responsable des peines et destructions dans la région mais a aussi ouvert la voie à de profonds changements et transformations dans la région.

Cette guerre, ces conflits, ces disparitions, ces crimes impunis ont été encore plus gravement vécus par les femmes. Les destructions ont davantage bousculé la vie de ces femmes. La femme kurde - qui autrefois ne pouvait sortir son visage de la porte de la maison, qui avait intériorisé la position dominatrice de l’homme- a acquis une nouvelle identité, a vécu un grand changement durant cette longue et triste période. Alors que la plupart ne pouvaient sortir de la maison, elles ont été chassées de leurs villages et de leurs bourgs par les autorités. Elles ont vécu le malheur de perdre leur fils, leur fille, leur mari.

C’est cette imkeça kurda.jpgpuissance, ce désespoir qui a dessiné, dans la région, un nouveau profil féminin. Une femme qui se révolte, se rebelle, qui cherche ses droits. Qui a remis en cause la domination masculine. Qui a eu connaissance du visage oppressif et cruel de la virilité. Qui a appris à se rebeller contre les viols et les harcèlements sexuels. Désormais, elle descend dans la rue, elle est parmi les mandataires, les représentants qui face à l’oppression de l’Etat, revendiquent les libertés. Les conditions difficiles qui lui ont été imposées l’ont conduite dans les rues, les manifestations. Dans ce contexte, elle a commencé à entrer en conflit avec la culture machiste. Elle a commencé à remettre en cause la mentalité traditionnelle selon laquelle l’homme serait son supérieur.

Certains d’entre vous seront étonnés si je dis que dans notre pays, c’est la femme de la région du Sud Est  qui a connu le plus grand changement. Vous comprendrez mes propos dès lors que vous aurez participé à une manifestation à Diyarbakir, à Şırnak, à Siirt, à Hakkari. Vous serez témoin du courage avec lequel les femmes membres du DTP interrogent la domination masculine. Sans doute en seriez  vous même étonné.

KAMER est une association de solidarité pour les femmes qui s’est organisée dans la région. La présidente de KAMER, Nebahat Akkoç, en créant de multiples foyers, a développé la solidarité entre les femmes.

Nous pouvons dire que le conservatisme traditionnel avec  la domination masculine qui prévalait dans le Sud Est s’est progressivement sécularisé. L’apparition d’un nouveau type de femme tend à le démontrer. Elles deviennent plus efficaces en politique et changent l’image de la femme jusqu’alors soumise au sein du foyer. Ce n’est pas être injuste que de reconnaître la femme comme le symbole le plus vif du modernisme kurde.

 

07/06/2009

NON A LA REPRESSION CONTRE LES KURDE DE FRANCE

KNK: Non à la répression contre les kurdes de France!

Le communiqué du Congrès National du Kurdistan (KNK):

t polis.jpgDepuis plusieurs décennies que les kurdes fuient leur terre natale pour venir se réfugier en Europe. Malheureusement, les années passent et la situation du peuple kurde ne s'améliore guère. La répression est aujourd'hui plus forte qu'hier. En Turquie notamment. Depuis quelques mois une vague d'arrestations sans précédent a été menée contre les acteurs civils et politiques kurdes en Turquie. Plus d'un millier d'interpellations ont eu lieu en quelques jours parmi les dirigeants et les membres du Parti pour une Société Démocratique et du syndicat KESK (Syndicats des travailleurs de la fonction publique).

Une telle répression est devenue l'apanage des tous les défenseurs des droits de l'Homme et des droits des kurdes en Turquie. Mais que dire de la répression européenne et française?.

En effet, depuis quelques années il semble que la diplomatie turque qui demande aux autorités européennes de limiter les activités politiques des kurdes en Europe aboutissent peu à peu à leurs fins.

Depuis quelques mois, les arrestations en France dans les milieux culturels, associatifs et politiques kurdes se font de plus en plus fréquentes. Ce comportement de la France, qui se déclare contre l’entrée de la Turquie à l’Union Européenne, nous inquiète beaucoup. Est-ce n’est pas une meilleure geste aux autorités turques qui veulent intensifier la sale guerre contre les Kurdes ?.

L'association kurde de Paris, le Centre Culturel Kurde, et celle de Marseille, La Maison du Peuple kurde, ont été perquisitionnées pendant ces derniers mois. De nombreux membres de ces associations ont été arrêtés et placés en détention.

Les organisations kurdes en Europe sont particulièrement émues par ces évènements malencontreux. Nous estimons ce comportement des autorités françaises comme un soutien aux milieux turcs qui ne sont pas pour un processus de paix et de réconciliation entre les Kurdes et la Turquie.

Les Kurdes arrêtés n’ont fait aucune activité à l’encontre de la justice française. Il faut que les autorités françaises se rendent compte de ce genre d'agissement qui encouragent un comportement encore plus musclé des autorités turques qui elles n'hésitent plus à condamner des kurdes pour de simples discours prononcé en langue kurde.

Le Congrès National du Kurdistan condamne fermement la violence menée contre les Kurdes qui sont toujours pour un processus de paix. Il faut savoir que le mouvement kurde est dans un processus du cessez le feu depuis 13 avril 2009 et il vient de le prolonger afin de donner une chance aux efforts menés en faveurs du dialogue pour trouver une solution à l question  kurde. Les Kurdes réclament des droits, ils se défendent et ils résistent, exactement comme l'ont déjà fait d'autres Résistants bien plus illustres en France, où les kurdes vivent et aspirent à en partager les valeurs.

Nous demandons aux autorités françaises de revoir immédiatement leur politique en vers les Kurdes et la corriger d’une manière raisonnable. ( 4 juin 2009)

 

Comme le disait le Che : « Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux ! »

 
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