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28/05/2009

CRIMINALISATION DES PEUPLES EN LUTTE

  ARRESTATION DEUX KURDE A MULHOUSE


Une demi-douzpolis ve dtp.jpgaine de policiers parisiens agissant, semble-t-il, pour la section antiterroriste du parquet de Paris ont effectué hier, à 6 h 30, une perquisition au domicile privé, avenue de Colmar à Mulhouse, d’un des responsables du centre culturel kurde de la ville. Cet homme était absent, pour des raisons professionnelles. Son fils et un neveu, âgés de 21 et 22 ans, ont été interpellés, et amenés directement à Paris, sans être passés par le commissariat central de Mulhouse. Le parquet de Mulhouse a confirmé avoir été informé d’une opération nationale de la section antiterroriste.
Selon des informations recueillies hier dans la communauté kurde de Mulhouse, les policiers ont saisi, lors de la perquisition, un portrait d’
Abdullah Ocalan, l’ancien chef des rebelles séparatistes kurdes du PKK (le parti des travailleurs kurdes), détenu en Turquie, ainstas atan çocuklar.jpgi qu’un drapeau kurde.
Ces mêmes sources ont indiqué que les policiers parisiens évoquaient, lors de la perquisition d’hier à Mulhouse, des violences lors de la manifestation contre l’Otan le 4 avril dernier à Strasbourg, manifestation à laquelle les deux jeunes gens arrêtés auraient participé « de manière pacifique. » Une dépêche de l’Agence France Presse, citant une source judiciaire parisienne, indiquait que les deux cousins sont soupçonnés d’avoir jeté des cocktails Molotov contre un bâtiment de la délégation permanente turque au Conseil de l’Europe à Strasbourg, en octobre 2008.
Les deux jeunes gens ont été placés en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine.

Dans un communiqué, Yvan Zimmermann, tête de liste du NPA aux élections européennes dans la région Est, a dénoncé hier « cette criminalisation de l’action militante » par le gouvernement, qui « essaie, cette fois encore, de faire un lien entre une association kurde à but culturel et des violences. »

Source : L’Alsace.fr 27/05/09)       J.-M.S. 

 

23/05/2009

LARMEE TURC ET DIYARBAKIR

A Diyarbakir, l'armée turque accentue sa pression sur les militants kurdes

 

 

LE MONDE | 22.05.09 | 

Le burdiyarbakir.jpgeau d'Ali Simsek, le dirigeant local du Parti pour une société démocratique (DTP), le parti kurde, dans son fief de Diyarbakir, porte encore les stigmates de l'attaque. Une bombe lacrymogène tirée par la police a traversé la vitre et a atterri sur les fauteuils. "C'est la nouvelle politique de l'AKP (le parti de la justice et du développement, au pouvoir à Ankara), soupire Ali Simsek, en haussant les épaules. Depuis les élections municipales, il y a une volonté de punir Diyarbakir."

Le scrutin du 29 mars a vu la population de la région, majoritairement kurde, soutenir massivement le DTP et infliger une défaite cinglante aux candidats de l'AKP, provoquant la fureur du premier ministre Recep Tayyip Erdogan. "Ils ont empêché nos militants de travailler pendant la campagne électorale pour nous affaiblir, ajoute Ali Simsek. Mais leurs pressions n'ont pas fonctionné. Maintenant, le gouvernement et l'armée tentent de saper notre pouvoir local."

Dès les premiers jours d'avril, le ton s'est durci avec une vague d'arrestations lancée dans les milieux réputés proches du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), la guérilla kurde qui sévit depuis 1984. Plus de 250 militants du DTP ont été pris dans ce coup de filet qui, officiellement, visait les réseaux de soutien civils à la rébellion armée.

Pour protester, les députés du parti kurde ont organisé un sit-in nocturne dans l'enceinte du Parlement à Ankara. Et, la semaine dernière, dans un parc de Diyarbakir, environ 10 000 personnes, réunies autour du maire de la ville, Osman Baydemir, ont suivi une grève de la faim symbolique de quarante-huit heures pour réclamer "une solution démocratique au problème kurde". "C'est une réponse forte des Kurdes à l'AKP, tonne le maire de quartier Abdullah Demirbas qui y participait. Le gouvernement dit qu'il a mis l'accent sur la santé et l'éducation. Mais il a surtout construit des casernes, et des routes pour mener aux casernes."

M. Demirbas est cerné par les procédures judiciaires. "Je vais devoir ouvrir un atelier de menuiserie", plaisante-t-il. Volontiers provocateur, il énumère fièrement les 23 procès qui l'ont visé depuis cinq ans. "La plupart pour des brochures municipales éditées en kurde et en arménien." Un autre pour avoir fait ériger, devant sa mairie, une statue d'Ugur Kaymaz, un enfant tué de 12 balles par la police en 2005. Le dernier, le 7 mai, pour avoir donné une interview sur Roj TV, la chaîne proche du PKK, diffusée depuis le Danemark. Pour y avoir fait l'éloge du leader emprisonné Abdullah Öcalan, il risque deux ans de prison pour apologie du terrorisme. "M. Öcalan est dans mon coeur", surenchérit-il pourtant dans son bureau de maire.

A Ankara, chacune de ces incartades crispe un peu plus les généraux. Depuis 2007, l'armée turque boycotte officiellement les réceptions au Parlement, où siègent 21 députés du DTP. Le parti demeure, depuis deux ans, sous la menace d'une dissolution par la Cour constitutionnelle. Et Recep Tayyip Erdogan, inflexible, refuse toujours de serrer la main du leader du parti, Ahmet Türk, pourtant reçu avec égards par M. Obama, en avril.

L'armée fait également la sourde oreille au cessez-le-feu décrété jusqu'au 1er juin par le chef militaire du PKK, Murat Karayilan. "Le PKK est une réalité, mais l'Etat veut une solution sans le PKK, résume Ali Simsek. Ce ne sera pas une solution. Ils ne pourront pas séparer le DTP et le PKK, ce serait comme diviser une famille."

turk askeri ve kurtler.jpgLe gouvernement a lâché un peu de lest sur les droits culturels, en lançant, en janvier, une chaîne de télévision publique en langue kurde. Il étudierait aussi la possibilité d'ouvrir des instituts universitaires de kurdologie et de redonner aux villes de la région leurs noms kurdes, a déclaré récemment, le ministre de l'intérieur, Besir Atalay. Mais la répression, parfois brutale, des manifestations et les arrestations de centaines de jeunes contredisent ce discours fait pour convaincre la population de Diyarbakir.

Dans plusieurs villes, des mineurs ont été condamnés à de lourdes peines, coupables d'avoir participé à des rassemblements "interdits" et d'avoir lancé des pierres sur la police. Dijwar, 16 ans, vient d'écoper de six ans et onze mois de prison pour avoir caillassé les véhicules blindés aux abords du parc de Diyarbakir, en 2008, après une manifestation du DTP.

"Ici, personne n'aime la police, justifie Dijwar d'une voix fluette. Ils nous frappent, ils nous arrêtent, ils nous tuent... Dès l'âge de 6 ou 7 ans. C'est notre condition de Kurdes." L'adolescent, qui a déjà purgé dix mois, assure que si sa peine est confirmée en cassation, il prendra le chemin de la "montagne" pour rejoindre le PKK. "Je préfère être libre que retourner en prison." Son père est désemparé : "On ne peut plus tenir les enfants. Dès le ventre de leur mère, ils connaissent la difficulté d'être kurde."     Le MONDE

Guillaume Perrier

 

21/05/2009

CONFLIT! D'EAUX AU MOYEN-ORIENT

CONFLIT!  D'EAUX POTABLE AU  MOYEN-ORIENT

EAUX 1.jpgS'il est indéniable que les ressources en eau peuvent être à l'origine de divergences, les mesures de coopération sont nettement supérieures aux conflits graves. En d'autres termes, l'eau apparaît davantage comme un vecteur de coopération que comme une source de conflits.  [Source]: Wolf, A.; Yoffe, S.; Giordano, M. Forthcoming. International waters: identifying basins at risk. Corvallis, Université of Oregon.

Au cours des cinquante dernières années, 1 831 interactions (Conflits et mesures de coopération confondue) ont été enregistrées. 7 différends ont donné lieu à des guerres, et 507 à des actions militaires de plus ou moins grande envergure et environ 200 traités ont été signés, soit un total de 1 228 mesures de coopération.

Israël achète de l'eau à la Turquie

Après plus de quatre ans de négociations, Israël a signé, début mars, un accord de principe pour importer de l'eau de Turquie. Israël importera 50 millions de mètres cubes d'eau tous les ans, pendant 20 ans - soit un total de un milliard de mètres cubes. Cela correspond à environ 3% de la consommation d'eau potable du pays. Selon les responsables israéliens, cette eau ne devrait pas être disponible avant deux ans. Le ministère des Finances estime que le prix de la production de l'eau en Turquie sera de 13 a 18 cents par mètre cube et que le transport ajoutera une dépense de 70 a 80 cents par mètre cube. Ainsi le cout final de l'eau devrait atteindre 1 dollar par mètre cube d'eau. Cela représente deux fois le prix estimé du dessalement de l'eau dans l'usine qui est en construction sur la cote israélienne.

 

Pénurie d'eau: l'Irak impute à la Turquie une "catastrophe" à venir

Irrigation interdite, risques de sécheresse et de déplacements de population: Bagdad craint unfirat.jpge "catastrophe" cet été si la Turquie continue de retenir l'eau du Tigre et de l'Euphrate, qui fait vivre l'agriculture locale depuis des millénaires.

La controverse sur le partage international des eaux de ces fleuves qui ont donné leur nom à l'ancienne Mésopotamie ("entre les fleuves" en grec) est presque aussi vieille que l'Irak. Mais pour Bagdad, la pénurie actuelle exige une réponse urgente de la Turquie.

L'ensemble des barrages irakiens totalisaient début mai 11 milliards de m3 d'eau, contre un peu plus de 40 milliards en mai 2006, alors que les précipitations n'ont pas été inférieures aux normales cet hiver.

C'est dans l'Euphrate que la situation est la plus préoccupante. Les réserves du barrage d'Haditha (ouest), premier ouvrage irakien en amont du fleuve, n'étaient début mai que d'1,5 milliard de m3, contre huit milliards en mai 2007.

"Si le niveau d'eau dans l'Euphrate continue de diminuer, il y aura une catastrophe en juillet car il ne sera plus possible d'irriguer les cultures", a déclaré à l'AFP dans son bureau de Bagdad Aoun Ziab Abdoullah, directeur du Centre national des ressources en eau.

"La sécheresse entraînera des déplacements de population", prédit-il, en rappelant que "l'agriculture irakienne dépend à 90% de l'eau des fleuves."

Les effets se font déjà sentir dans certaines provinces, comme dans celle de Najaf (sud), qui vient d'interdire à ses cultivateurs d'ensemencer leurs rizières.

"Nous allons nous concentrer cette année sur la fourniture d'eau potable et l'irrigation d'autres cultures moins demandeuses d'eau", a déclaré récemment à l'AFP le directeur du centre des ressources en eau de Najaf, Modhar al-Bakaa, en marge d'un séminaire sur l'eau.

La situation s'aggrave à mesure que l'on descend l'Euphrate, selon le président de la commission de l'Agriculture et de l'Eau au Parlement irakien, Karim al-Yacoubi, qui craint une catastrophe écologique dans les marais de Nassiriyah, plus au sud, et note que le manque d'eau aggrave la salinité du fleuve.

L'origine du problème, selon l'Irak, réside dans les nombreux barrages que la Turquie construit en amont depuis 30 ans pour l'irrigation des terres agricoles d'Anatolie du sud-est. Ces ouvrages lui permettent de réguler le débit des fleuves en fonction de ses besoins.

Selon M. Abdoullah, le débit de l'Euphrate, qui serpente de la Turquie via la Syrie n'est plus aujourd'hui que de 230 m3/seconde quand il entre en Irak, alors qu'il était encore de 950 m3/s en 2000.

Les autorités irakiennes ont adressé plusieurs lettres à Ankara pour demander que la Turquie permette un débit de 700 m3/s de l'Euphrate quand il coule en Irak.

Sur le Tigre, la situation est moins grave. Mais le projet du gigantesque barrage turc d'Ilisu, d'une capacité supérieure à 10 milliards de m3, inquiète tout autant Bagdad.

Le président turc Abdullah Gül avait promis en mars de doubler le quota d'eau alloué à l'Irak, lors d'une visite historique à Bagdad, la première d'un chef d'Etat turc en 33 ans.

Mais la promesse n'a pas été tenue, selon M. Abdoullah, qui note que l'unique traité bilatéral sur le partage des eaux date de 1946, à une époque où l'Irak craignait surtout les inondations... Le texte imposait alors à Ankara d'avertir son voisin de tout projet susceptible d'affecter le débit des fleuves.

"La Turquie ne fait plus attention à nous", déplore M. Abdoullah.

Dans une tentative de riposte, les députés irakiens ont voté la semaine dernière un texte exigeant que la question de l'eau figure désormais dans tous les accords passés avec Ankara, a indiqué M. Yacoubi. (AFP, 19 mai 2009)

 

19/05/2009

S.O.S PEUPLE TAMOUL

                                       S.O.S !    PEUPLE  TAMOUL !

Une tragédie humanitaire massive est en train de se jouer au Sri Lanka et le silence du monde est honteux.  "Un homme doit il mourir pour son appartenance ethnique.”

prabhakaran.jpgL’horreur qui se déroule au Sri Lanka est rendue possible par le silence qui l’entoure. Il n’y a presque aucune couverture sur ce qui se passe là-bas dans les grands médias internationale. Les pays impérialiste ont laissé commettre des crimes abominables conte le peuple tamoul, par régime fasciste Srilankais . 

Toujours le même saneryo les impérialiste et ses collaborateur locale utilise la propagande de la « guerre contre le terrorisme » afin de cacher le démantèlement de tout semblant de démocratie dans le pays, et de commettre des crimes abominables contre le peuple en lutte. Fonctionnant sur le principe que chaque Tamoul est un terroriste à moins qu’il ou qu’elle prouve le contraire, des quartiers civils, des hôpitaux et des abris sont bombardés et transformés en zones de guerre. On se demande qui est le vrais terroriste, l'armée qui bombarde et assassine les civiles, ou les resistances qui se bat pourstop genocide.jpg la liberté de leur peuple.  

Mangala Samaraveera, l’ancien ministre des Affaires étrangères, a déclaré au Telegraph : « Il y a quelques mois, le gouvernement a commencé à enregistrer tous les Tamouls à Colombo, en raison du fait qu’ils pouvaient être une menace pour la sécurité, mais ceci pourrait être exploité pour d’autres finalités comme l’ont fait les Nazis dans les années 1930. En gros, ils vont étiqueter toute la population civile tamoule en tant que terroristes potentiels. »

Étant donné son objectif déclaré de « nettoyer » le mouvement des Tigres pour la Libération du Tamil Eelam, cet anéantissement diabolique des civils et des « terroristes » semble annoncer que le gouvernement du Sri Lanka vient de commettre un génocide contre le peuple Tamoul. Les Nations Unies, récemment  confirmé  que plusieurs milliers de personnes civiles ont été tuées.

Ce à quoi nous assistons, ou plutôt ce qui se passe au Sri Lanka – et qui est si bien caché au regard public – est une guerre éhontée, ouvertement raciste. L’impunité avec laquelle le gouvernement Srilankais est capable de commettre ces crimes dévoile très bien le préjudice raciste profondément enraciné qui a entraîné, dès le départ, la marginalisation et l’aliénation des Tamouls du Sri Lanka. Ce racisme a une longue histoire – d’ostracisme social, de blocus économiques, de pogroms et de tortures. La nature brutale de la guerre civile qui a duré des décennies et qui a commencé par une manifestation pacifique, a ses racines dans ce racisme.

 

Malgré  cette bataille perdue le peuple Tamoul prendra son destin en main, aucun massacre de l’état Srilankais  ne fera reculer la lutte du peuple Tamoul.guerre tamoul.jpg

 

Ce serait une erreur de croire que les Tigres s’éteindront définitivement avec cette défaite. Certes ils ont essuyé d’immenses pertes mais c’est une bataille perdue pour eux car la véritable guerre se situe ailleurs, sur le terrain de leur cause: la liberté, l’égalité et l’autonomie du peuple tamoul. Tant que ce dernier n’est pas rentré dans ses droits fondamentaux, la flamme de la résistance ne s’éteindra jamais !

 


Le peuple Kurde  condamne cette terreur de l’Etat Srilankais  et appelle à la solidarité internationale avec le peuple Tamoul.         

 

 
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