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31/03/2009

TALABANI INCAPABLE DE JOUER UN ROLE POSITIF DANS L'AFFAIRE KURDE

Talabani incapable de jouer un rôle positif dans l'affaire kurde



Selon une dépêche de l'AFP du 29 mars 2009, les leaders de la guérilla du PKK dans les montagnes irakiennes ont vivement critiqué dimanche le président irakien Jalal Talabani qui leur avait demandé lundi lors de la visite du président turc Abdullah Gül de déposer leurs armes ou de quitter l'Irak.

Le pr
ésident Talabani, un vétéran de la lutte kurde, avait lancé lundi un ultimatum aux combattants du PKK, leur ordonnant de déposer les armes ou de quitter l'Irak.

"Talabani fait plaisir aux généraux turcs et nous avons perdu l'espoir de le voir jouer un rôle positif dans la solution du problème kurde", a déclaré à des journalistes, dont celui de l'AFP, un des hauts responsables du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Mourad Karayilan.

"Personne ne peut nous expulser

des montagnes où nous nous trouvons et les dernières batailles le prouvent. Nous suggérons un rapprochement et une entente inter kurde au lieu de céder aux pressions des pays voisins", a-t-il souligné faisant allusion à la Turquie.

Plusieurs centaines de militants du PKK sont installés dans les montagnes du Kurdistan irakien, d'où ils font des incursions en territoire turc. L'aviation turque mène r
égulièrement des raids contre ces bases.
"Ce qui est pour le moins étrange, c'est qu'Ankara arme 90.000 mercenaires kurdes (qui combattent contre le PKK,) et dans le même temps il veut nous désarmer", a-t-il dit.

"Nous n'accepterons jamais un dialogue qui pose comme préalable notre désarmement", a-t-il assuré.   (Selon une dépéche  de l'AFP du 29 Mars 2009)

 

DTP SORT RENFORCER DE L'ELECTION MUNICIPALE MARS 2009

DTP SORT RENFORCER DE L'ELECTION MUNICIPALE MARS 2009

DTP sort renforcé de l’élection municipale 2009

Carton jaune à l'AKP, les Kurdes ont voté pour la paix, pour la liberté et  pour la démocratie,



PouDTP.jpgr la première fois depuis son accession au pouvoir en Turquie en 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamiste) a perdu des voix dimanche, lors des élections municipales, par rapport aux scrutins précédents, la presse évoquant un "avertissement" au gouvernement. Il est en tête aux élections municipales avec 38,80 % des voix, chiffre toutefois en deçà des prévisions du Premier ministre qui dirige ce parti au pouvoir depuis 2002. Il a fait moins bien qu'aux élections municipales de 2004 (41,7%) et surtout qu'aux législatives de 2007 (46,6%), une première dans son histoire, jusque là en progression constante.

La raison principale du déclin de l'AKP est sans aucun doute la politique ultranationaliste et Islamiste que le premier ministre Erdogan a adoptée après les dernières élections et surtout sa complicité avec l'Armée turque dans les opérations répressives contre la population kurde.

L'AKP est suivi avec 23,30 % du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), principale force d'opposition au parlement. Le parti de l'action nationaliste (MHP, ultranationaliste Fasciste) se trouve en troisième position avec 16,16  % des suffrages.

Ce qui est le plus important est que le Parti pour une société démocratique (DTP, pro-kurde), malgré une campagne menée pour sa défaite par l'ensemble des partis politiques turcs ainsi que par leurs alliés américains et européens, conserve pour sa part la principale ville du sud-est à majorité kurde, Diyarbakir, ainsi que plusieurs autres villes du Kurdistan. En plus de sa victoire électorale dans les provinces kurdes, il est sorti des élections comme la quatrième force politique à travers le pays.

Tout en confirmant son pouvoir communal dans les provinces kurdes Diyarbakir, Batman, Sirnak, Dersim (Tunceli) et Hakkari, le DTP a obtenu également les mairies de Van et Siirt au détriment de l'AKP et d'Igdir, anciennement dirigée par le MHP parti ultra nationaliste Fasciste.

La capitale du Kurdistan turc, Diyarbakir, et la ville symbolisant la résistance kurde, Dersim (Tunceli), ont voté massivement pour le DTP malgré toutes les manœuvres et pressions du gouvernement de Tayyip Erdogan et de l'Armée turque.

Le DPT a augmenté ses votes également dans les provinces de Mardin, Kars, Adiyaman, Adana, Mus et Agri.

La province kurde Hakkari a battu un record électoral avec 79 % des voix pour le DTP.

 

DTP à aussi obtenu des résultats considérable dans les grande villes de la Turquie comme (Istanbul 324000 voix) (Izmir 27000 voix) (Adana 72000 voix) (Mersin 76500 voix) (Ankara 8000 voix)

Avec ce succès électoral, le DTP prouve qu'il est le seul interlocuteur valable du gouvernement turc, des autorités irakiennes ainsi que des puissances occidentales comme USA et UE dans la recherche d'une solution pacifique et durable à la question kurde.

Ils n'ont plus la chance de refuser cet interlocuteur incontournable sous prétexte qu'il ne s'oppose pas au PKK. Le vote écrasant pour le DTP dans le Kurdistan prouve que le peuple kurde a voté non seulement pour le DTP mais également contre l'exclusion de la vie politique du PKK et de son leader Abdullah Öcalan, condamné à la prison à vie.

A la cinquième position se trouve le parti du Bonheur (SP, islamiste), créé par les partisans de Necmettin Erbakan, avec 4,9 % des voix. La récupération des anciens électeurs d'Erbakan par ce parti est une des raisons de la perte de voix de l'AKP.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'est dit insatisfait du score obtenu par son parti lors d'une conférence de presse tenue tard dans la nuit. "Si vous me demandez si je suis satisfait, je ne le suis pas du tout. Cela aurait du être meilleur", a-t-il déclaré.

Lors de sa campagne, Erdogan avait parié sur un bien meilleur score. Dans une interview diffusée vendredi soir, l'ancien maire d'Istanbul avait jugé que son parti essuierait un échec s'il obtenait moins de 47% des voix, son score aux législatives de 2007.

Erdogan a toutefois affirmé que les résultats du scrutin devaient être perçus comme "un nouveau vote de confiance à l'AKP".

Il a laissé entendre par ailleurs qu'il pourrait procéder à un remaniement ministériel après "une évaluation" des résultats électoraux par les instances dirigeantes de son parti.

L'opposition, notamment le CHP, réalise une importante percée dans les deux grandes métropoles, Istanbul et Ankara, sans pour autant les remporter. Le secrétaire général du CHP, Önder Sav, a jugé que "l'AKP est en chute libre".

Wolfango Piccoli, du groupe Eurasie à Londres, spécialisé dans le risque politique, avait estimé dans une note adressée aux investisseurs que si l'AKP tombait en dessous des 40% des voix, "l'opposition pourrait demander la tenue d'élections anticipées".

"Un avertissement sorti des urnes", titraient lundi plusieurs quotidiens, dont le journal Cumhuriyet, qui estimait que "la crise et la corruption ont frappé" les ambitions de l'AKP.

"Avec la fin de l'été indien qui régnait sur l'économie mondiale, l'AKP a perdu les financements étrangers qui gonflaient ses voiles. Si on ajoute la pauvreté, la corruption, le chômage, voilà pourquoi l'électorat de l'AKP a commencé à fondre",


La crise économique mondiale, qui s'est traduite en Turquie par une augmentation massive du chômage -- 3,27 millions de chômeurs fin 2008 13,6% de la population active inscrit sur les liste des sans emploie. Sans compter les paysans et les femmes au foyer qui sont jamais inscrit officiellement a l’agence de recherche de l’emploie et main d’œuvre.

 

23/03/2009

“MÉLANGE DES GENRES : LES BONNES AFFAIRES DE BERNARD KOUCHNER AU KURDISTAN”

“MÉLANGE DES GENRES : LES BONNES AFFAIRES DE BERNARD KOUCHNER AU KURDISTAN”

 (Source Bakchich.com)

[Backchich - Xavier Monnier et Nicolas Beau - 07/02/2009]
Ministre des Factures étrangères, Bernard Kouchner se défend de tout mélange des genres entre son ancien boulot de consultant, sa casquette de ministre des Affaires étrangères et son toujours actuel statut de gérant de société. Son très subtil avocat, Georges Kiejman, explique qu’il n’existe aucune preuve « du fait que Kouchner, étant devenu ministre, aurait réalisé n’importe quel rapport pour le compte de n’importe que État étranger » Dont acte !

Amitié, quand tu nous tiens !
Mais Bakchich est en mesure de révéler que Kouchner, devenu ministre, a fait conclure au Quai d’Orsay un très gros contrat de santé publique au Kurdistan irakien au profit de ses proches amis. Et quel contrat ! Vingt-cinq jours de présence pour 275 466 euros, soit 1 150 11 000 Euros par jour, deux vingt fois plus que les tarifs conseillés par la Banque Mondiale (820 dollars, soit 630 euros). Le tout pour organiser une vague conférence en 2009, avec aux commandes un ancien de ses conseilllers à la Santé et ex patron de Médecins du Monde, Patrick Aeberhard.

Détail amusant, ce médecin a été nommé professeur à Paris VIII par l’ancien président de la fac et grand ami de Kouchner, Pierre Lunel. Lequel Lunel appartient aujourd’hui au cabinet du ministre, malgré l’instruction dont il fait l’objet au tribunal de Bobigny. Les soupçons de la justice portent sur le mélange des genres dont ce pote du ministre se serait rendu coupable à la tête de Paris VIII en organisant… de bien étranges missions médicales et culturelles.

Dans l’entourage de Kouchner, l’expertise médicale est devenue une seconde nature !

Echappées belles et… juteuses
À Erbil, capitale du Kurdistan irakien, se nouent apparemment de juteuses affaires. Îlot de tranquillité dans une zone en feu, cette jolie province est le passage obligé d’une bonne part du commerce entre l’Irak et son grand voisin turc. Voici une situation privilégiée et fort rentable, qu’il serait bien benêt de ne pas exploiter. Les Américains et les Russes exploitent le filon depuis des années.

L’ami Bernard n’est pas un perdreau de l’année à Erbil. L’ancien French Doctor y a posé sa mallette humanitaire en septembre 1974, pour dénoncer le le massacre des Kurdes par Saddam Hussein C’était il y a bien longtemps…

Le 2 juin dernier, le ministre est revenu au Kurdistan pour inaugurer l’antenne locale de l’ambassade de France en Irak. Le Quai d’Orsay ferme des postes partout à travers le monde ; mais Kouchner en ouvre en terre kurde et nomme comme consul son vieux pote Frédéric Tissot, lui aussi survivant de Médecins du monde. Et cette nomination vaut de l’or. Ce veinard de Tissot est nommé au tour extérieur avec rang de ministre plénipotentiaire, un statut équivalant à l’ambassadeur de France à Bagdad, le risque en moins. Soit plus de 20 000 euros par mois.

Une facture qui pèse lourd
Incorrigible, le ministre des Affaires étrangères n’a pu s’empêcher, durant son escale kurde, de proposer au gouvernement local une mission d’expertise en Santé publique. Après le Congo, le Niger, le Gabon… le Kurdistan. « C’était hallucinant, se rappelle un diplomate occidental qui a assité à la visite, le projet d’une mission sur la santé est le premier sujet, dont il a parlé avec Talabani (le Premier ministre kurde) et Yones (son ministre de la Santé) ».

Dès son retour à Paris, le ministre et son cabinet multiplient les notes pour que le projet se fasse vite. Le contrat transite par France Coopération Internationale (FCI), une agence officielle, et cela le plus normalement du monde. Ce qui l’est moins, c’est que le coût de la mission, presque 300 000 euros, est hors norme. Quant à la facture elle même, que Bakchich a consultée, elle tient en une modeste page aux intitulés vagues

Autre surprise, l’opération est entièrement à la charge des kurdes. De l’inédit, dans les contrats passés en matière coopération avec des pays étrangers. « Franchement, c’est une première », note un coopérant.Une véritable épreuve de fonds
L’objectif de la mission est « la préparation d’un document de travail pour un plan national de Santé et d’organiser une conférence nationale sur ce sujet stratégique ».

Cerise sur le gâteau, la conférence, précise un document de travail interne au Quai, pourrait être présidée par Kouchner lui-même. Du moins s’il est encore ministre ! Vaste programme, qui ne va pas sans préparatifs. Selon les sources irakiennes consultées par Bakchich, les experts vont mettre la main à la pâte. Trois d’entre eux passent deux semaines à Erbil, puis une escouade de quatre spécialistes bat la campagne kurde pendant dix jours.

Heureusement, l’affaire reste entre de bonnes mains. L’ancien président de Médecins du Monde et ex-conseiller de Kouchner au secrétariat d’État à la Santé, Patrick Aeberhard, pilotera l’opération et devra même passer cinq jours sur place ! Mais son défraiement, au grand étonnement des officiels kurdes, n’a pas été budgétisé. Sans doute un oubli.

Les consignes du ministre, relayés par son conseiller au Moyen Orient, Christophe Bigot, avaient pourtant été limpides. L’ordre écrit avait été donné, sitôt Kouchner rentré du Kurdistan, d’apporter toute l’aide matérielle au Professeur Aeberhard, notamment les frais de mission.

Gare aux maraudeurs
Du 22 au 25 février prochain, une mission économico-politique, forte d’une dizaine de parlementaires et de représentants de grandes entreprises françaises, dont Veolia, devait se rendre à Erbil, à l’invite des autorités kurdes. Hélas, le député UMP, Thierry Mariani, le gentil organisateur du voyage, a reçu, mercredi 4 février, une lettre d’annulation. Avec un mot d’excuses, prétextant les élections à venir. Dès que la rumeur d’une mission parlementaire, début janvier, a été évoquée dans les milieux dits « autorisés », le consul Tissot est entré en résistance. « Il semble qu’il ne voyait pas ce projet d’un bon oeil, comme si on voulait lui voler son gâteau », explique un proche de Mariani. « Sitôt qu’un émissaire se pointait pour rencontrer les officiels, raconte un diplomate, il lui collait aux basques et squattait presque tous ses déjeuners ».

Quand, fin janvier, la mission Mariani adresse directement un courrier aux services du Premier ministre kurde pour dévoiler son programme, le consul sur place, Frédéric Tissot, explique à ses interlocuteurs que « C’est un faux ». Les Kurdes s’étonnent. Sondent leurs différents émissaires à Paris. Un nouveau courrier est envoyé via le Quai, cette fois. Trop tard. Les Kurdes ont préféré annuler la mission. Les humanitaires ont remporté la première manche. Pour combien de temps encore ?

19/03/2009

PETITION POUR LEYLA ZANA

 

zana.jpgLeyla Zana için imza kampanyası
Campagne de signature pour Leyla Zana
Signature campaign for Leyla Zana
Leyla Zana, Kürt ve kadın olmanın her türlü zorluğunu yaşamış bir insan.

Çok genç yaşta evlendi, çocuk sahibi oldu. Yine çok genç yaşta iken eşi cezaevine girdi, yıllarca, cezaevi kapılarında bekledi. Aktif politikaya girdi.

Mecliste halkının sözcüsü olmak istedi. Ancak Kürt sorununa yönelik çözümsüzlük politikaları sonucu cezaevine girdi. 15 yıl ceza aldı.

Cezaevindeyken hastalandı. Tahliye olmasına imkân sağlayan Adli Tıp raporunun varlığına rağmen tahliye olmak istemedi.

Cezaevinden çıktı, yıllarca ayrı kaldığı çocuklarına kavuştu. Bir yandan da fikirlerini toplumla paylaşmaya devam etti. Ancak şiddet yanlıları bir kez daha Leyla Zana'ya tahammül edemediler. Leyla'ya yaptığı konuşmalar nedeniyle 10 yıl hapis cezası daha verildi. Dosyası Yargıtay'da.

Bu kez izin vermeyelim!

Çünkü Leyla Zana ve onun gibi sistemden farklı olan, düşüncelerini dile getiren diğer insanlar hapishanede oldukça, bizler de özgür olamayacağız.

Bu metne imza vererek Yargıtay'ı Leyla Zana'ya ilişkin vermiş olduğu kararı bozmaya, TBMM milletvekillerini de, "düşünceyi ifade" önündeki her türlü yasal engelli kaldırmaya davet edelim.
Leyla Zana est une personne qui a vécu toutes les difficultés d'être kurde et femme.

Elle s'est mariée très jeune, a eu des enfants. Très vite, son mari a été emprisonné et elle a attendu pendant des années devant les portes de la prison. Elle s'est engagée dans la vie politique.

Elle voulait faire entendre la voix de son peuple dans l'Assemblée Nationale. Toutefois, elle a été emprisonnée en raison de la politique sans issue sur le problème kurde. Elle a été condamnée à 15 ans.

En prison, elle est tombée malade. En dépit de l'existence du rapport médico-légal qui lui aurait permis d'être libérée, elle n'a pas voulu d’une libération dans ces circonstances.

A sa sortie de prison, elle a rejoint ses enfants dont elle avait été séparée pendant de longues années. En même temps, elle a commencé à partager ses idées avec la société. Toutefois, les adeptes de la violence n'ont encore une fois pas supporté la présence de Leyla Zana. Leyla a été condamnée à dix ans de prison pour ses prises de parole. Son dossier se trouve actuellement à la Cour de cassation.

Ne permettons pas à nouveau son emprisonnement!

Parce que tant que Leyla Zana ainsi que ceux et celles qui expriment leurs idées contestataires sont en prison, nous ne serons pas libres non plus.

En signant ce texte, appelons la Cour de cassation à casser le jugement contre Leyla Zana et exigeons des parlementaires de supprimer tous les obstacles juridiques face à liberté d’expression des opinions.
Leyla Zana is a person who has lived through all the difficulties of being a Kurd and a woman.

She married very young, had children. Again when she was very young, her husband went to jail and she waited for years at the gates of prison houses. She entered active politics.

She wanted to raise her people's voice. However, she went into prison as a result of the deadlock policies on the Kurdish problem. She was sentenced to 15 years.

While in prison, she got ill. In spite of the existence of the forensic report that enabled her to be discharged, she did not want to in those cicumstances.

She came out of prison, rejoined her children from whom she was separated for long years. At the same time, she started to share her ideas with the society. Again, adepts of violence could not support Leyla Zana's presence. Leyla was sentenced again to ten-year prison for her speeches. Her file is now at the Cassation Court.

Let us not allow this time her imprisonment!

As long as Leyla Zana and people like her who are not yielding to the system and who express their ideas remain in prison, we will not be free either.

By signing this text, let us invite the Cassation Court to annul the sentence against Leyla Zana, and ask the members of Parliament to remove all sorts of legal obstacles in front of free expression of opinions.

Ayhan Bilgen, Ayşan Sönmez, Ayşe Akdeniz, Ayşe Hür, Bilgesu Erenus, Can Başkent, Cengiz Güleç, Cuma Boynukara, Cüneyt Yalaz,
Doğan Özgüden, Erdir Zat, Eren Keskin, Ergin Cinmen, Erol Özkoray, Ersin Kalkan, Ferhat Kentel, Ferhat Tunç, Filiz Koçali, Günay Aslan, Gülten Kaya, Hakan Tahmaz, Halil Savda, Halime Güner, Haluk Tekeli, Hidayet Şevkatli Tuksal, Hilal Kaplan, Hülya Tarman, Hürriyet Şener, Hüseyin Çakır, İnci Hekimoğlu, İnci Tuğsavul, İsmail Beşikçi, Jale Parla, Leman Yurtsever, Mehmet Atak, Meltem Arhavi, Metin Aydın, Metin Göksel, Murat Çakır, Mustafa Elveren, Nebile Irmak Çetin, Necmiye Alpay, Nil Demirkazık, Nilgün Yurdalan, Oğuz Sönmez, Orhan Miroğlu, Perihan Mağden, Ragıp Duran, Ragıp Zarakolu, Selami İnce, Semra Somersan, Sevim Soylu, Seydi Fırat, Sibel Özbudun, Sinan Kara, Şanar Yurdatapan, Şebnem Korur Fincancı, Şeymus Diken, Taha Parla, Taner Koçak, Tayfun Gönül, Tayfun İşçi, Tayfun Mater, Taylan Tosun, Temel Demirer, Ülker Uncu, Yasemin Öz, Yeşim Dorman, Yıldız Ramazanoğlu, Zeynep Bayramoğlu, Zeynep Gambetti, Zeynep Tanbay, Ziya Yüğrük.


İmzanız için adres - Adresse pour votre signature -
Address for your signature

http://leyla-zana.blogspot.com/
 
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