19.03.2011
LE NEWROZ
Le NEWROZ et son histoire
« Newroz, le 21 mars, est la fête de printemps, la fête de la renaissance est aussi devenue la fête de la résistance contre la répression dont sont victimes les Kurdes. Elle est la fête de la libération, de la tolérance, de la fraternité. »
Newroz est le Nouvel An kurde célébré depuis environ 2620 ans (612 avant J.C.) C’est une histoire de rébellion et de liberté. Symbole du moment où les Kurdes se sont libérés du tyran Dehak, empereur assyrien. Depuis cette date là, le 21 Mars est devenu un jour sacré pour les Kurdes et aussi pour les autres peuples de la région. Depuis, chaque année, le 21 Mars, les Kurdes, les Persans, les Afghans et les autres peuples du Moyen-Orient célèbrent cette fête en dansant et en sautant autour des feux pour se souvenir de Kawa qui a libéré les peuples du Moyen-Orient de la tyrannie et de l'oppression menée par l’empire Assyrien.
Les Kurdes appartiennent à une nation résistante qui s’est révoltée contre le tyran Dehak. L’esclavage et les génocides se trouvent assez dans l’histoire de notre peuple. C’est pourquoi les Kurdes ont toujours lutté et ils luttent toujours pour la liberté depuis des siècles.
Après la création de la République de Turquie en 1923, les festivités de Newroz ont été officiellement interdites. Les Kurdes se sont mis à le célébrer clandestinement, dans les montagnes, loin des villes ou chez eux. Suite à l'émergence du mouvement de libération nationale, en 1984 ces festivités sont réellement devenues le symbole de la résistance du peuple Kurde. C'est le 21 mars 1985 qu'est créé le front de libération nationale du Kurdistan ; c'est aussi un 21 mars, en 1982, que Mazlum DOGAN s'immole dans sa prison pour protester contre la torture violente et systématique dont lui et les autres prisonniers politiques sont victimes. Face à cette résistance, le gouvernement turc a d'abord essayé de le combattre, mais c'était chaque année par milliers que les Kurdes étaient arrêtés. En 1994, l’état Turc a essayé de turquisé le Newroz qui s'appelle désormais « Nevruz » ; n'ayant pu le supprimer, l'état turc a essayé de le récupérer. Mais chaque année, les Kurdes boycottent les festivités organisées par le gouvernement et se réunissent entre eux pour célébrer cette fête. Ils allument un grand feu, héritage des croyances Zoroastre, dansent et chantent autour et sautent par-dessus.
Le peuple Kurde n’a jamais baissé les bras contre la salle guerre imposé par les impérialistes et ses alliées dans la région notamment contre a barbarie de l’état Turc. Chaque année, Newroz fait l'objet, dans toutes les villes de la Turquie, de milliers d'arrestations. En 1992, à Sirnak et à Cizre, cette fête s'est terminée en un véritable massacre. En 1999, 5.000 personnes ont été arrêtées dans la seule journée du 21 mars à Diyarbekir. Et depuis tous les Newroz sont devenus des jours de soulèvement et de résistance populaire. Les Kurdes trouvent en Newroz un moyen d'expression contre la répression, contre la négation, les interdits, et c'est aussi une façon pour eux de crier intensément fort, de communiquer avec l'ensemble de l'humanité. C'est une réponse pour affirmer "Nous existons !" contre ceux qui disent "Vous n'existez pas !".
Vive le Newroz ! Bijî Newroz ! Yasasin Newroz!
Vive la fraternité des peuples! Bijî biratîya gelân !
Yasasin halklarin kardesligi !
21:19 Publié dans CAUSE KURDE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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08.02.2011
SOLIDARITEE AVEC LES PEUPLES DU MAGHREB ET DU MONDE ARABE
SOLIDARITE AVEC LES PEUPLE DU MAGHREB ET DU MONDE
- Pour un Maghreb démocratique et respectueux des droits politiques, civils, sociaux, culturels et religieux de ses peuples.
- Pour un soutien total aux mouvements populaires, contestataires et autonomes auxquels la jeunesse participe massivement.
- Pour la libération de tous les prisonniers politiques d'aujourd'hui et d'hier. Les peuples du monde entiers doit réclamer que les responsables de la répression soient traduits en justice. Nous demandons aux autorités de la France et européennes de prendre position et de s’exprimer publiquement sur les répressions en cours dans le Maghreb et dans le monde arabe. Leur silence vaudrait complicité voire approbation et chacun saurait s’en souvenir.
Depuis le 25 janvier, malgré une sanglante répression et le couvre-feu, le mur de la peur est tombé et les manifestations n'ont cessé de grossir et des comités de résistance populaire se mettent en place.
Comme en Tunisie, et dans plusieurs pays arabes, revendications sociales et démocratiques se mêlent : liberté d'expression, contre la vie chère, un emploi pour tous.
Les effets de la crise économique conjugués à la dictature sont devenus insupportables.
Le discours de Moubarak, le 1er février au soir, a été une manœuvre pour gagner du temps et préparer la poursuite de son régime.
Le peuple, la jeunesse, les travailleurs Egyptiens ont besoin de notre soutien face à la répression et pour faire face aux manœuvres des grandes puissances qui ont toujours soutenu Moubarak. –
Pour une réelle prise en compte de la précarité. L’accès des citoyennes et citoyens aux services publics de qualité, le droit à la santé, au logement, à l’enseignement, à la formation et l’accès à l’information, là-bas et ici !
- Pour le soutien aux revendications des manifestations : «du travail pour tous», «une répartition des richesses entre tous et tousses», «l’arrêt de la corruption et du népotisme». Sinon : «Dégagez !»
16:33 Publié dans DEMOCRATIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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27.10.2010
PROCES CONTRE LES KURDES
Déclaration de la délégation d’observateurs venus de France parmi lesquels des marseillais : Joël Dutto, Conseiller général honoraire, Conseiller municipal de Marseille, et Annick Samouelian (association Solidarité et liberté), :
En ce moment on " juge" en Turquie, à Diyarbakir, 151 personnalités kurdes.
Un réquisitoire de 7578 pages requiert des peines d’emprisonnement allant de 15 ans à la perpétuité.
Le 18 octobre 2010 s’est ouvert à Diyarbakir, un procès qui va juger 151 personnalités kurdes, parmi les 1.500 prévenus qui croupissent, certain(e)s depuis 18 mois, dans les geôles turques.
C’est, depuis les purges staliniennes, le plus grand procès politique en Europe : il fait suite au succès kurde obtenu lors des élections locales et régionales de mars 2009.
PRO
Il s’agit de 41 femmes et de 110 hommes ; 108 sont toujours détenus.
On compte 3 anciens députés du DEP, 25 maires, maires adjoints et anciens maires, un président de Conseil régional, des conseillers municipaux, 28 dirigeants du DTP dont les 3 Vice-présidents, l’ancien président du DEHAP, le vice-président de l’association des droits de l’homme (IHD), le directeur général du DISKI (direction de l’administration des eaux et canalisations de Diyarbakir), le chef de rédaction de GÜN TV, la coordinatrice et le secrétaire général du GABB (Union des municipalités du sud-est anatolien dont le président est Osman Baydemir), le coordinateur général de l’association Agenda Local 21, un conseiller du président du BDP, des présidents et des administrateurs d’associations comme GÖÇ-DER (aide aux personnes déplacées "en exil intérieur"), MEYADER (aide aux orphelins et familles victimes de guerre), TUHAD-DER (aide aux détenus et à leur famille), IHD (défense des droits humains), le Centre Culturel de Mésopotamie "MKM" (prononcez mékamé), des avocats dont 2 défenseurs d’Abdullah Öcalan...
Deux prévenus, toujours incarcérés, Leyla Güven, Mairesse de Viranşehir, et Seyhmus Bayhan, Président du Conseil de la Région de Diyarbakir, sont membres du Conseil de l’Europe et siègent au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. Un réquisitoire de 7578 pages requiert des peines d’emprisonnement allant de 15 ans à la perpétuité. Le motif ? Non, le leitmotiv : terrorisme.
Devant le tribunal de Diyarbakir, des centaines de Kurdes manifestent chaque jour.
Les demandes initiales, formulées par les 300 avocats, ont été rejetées. Les accusés n’ont pas le droit d’utiliser la langue kurde. « Nous ne devrions pas être poursuivis alors que nous nous battons pour la paix, pour faire taire les armes », a lancé Hatip Dicle, ancien député qui croupit en prison. De nombreuses délégations européennes étaient présentes à l’ouverture du procès (1). Mais Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme, n’a pu accéder à la salle d’audience. « Au travers des élus, c’est le procès de tout le peuple kurde coupable de refuser l’assimilation et de revendiquer la reconnaissance de son identité », dénonce Joël Dutot, élu PCF des Bouches-du-Rhône, présent à Diyarbakir. « Un procès qui se déroule avec la complicité de l’UE et de la France qui, par leur silence, encouragent la Turquie. »
Des relations anciennes entre la ville de Rennes et Diyarbakir expliquent la présence de Daniel Delaveau, Maire de Rennes et Président de Rennes métropole et Frédéric Bourcier, Maire-adjoint et Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste d’Ille-et-Vilaine sont venus apporter leur soutien ferme et déterminé au maire de Diyarbakir, Osman Baydemir inculpé ; ce soutien c’est aussi celui sans faille d’Edmond Hervé, Sénateur d’Ille et Vilaine, maire honoraire de Rennes et initiateur de cette coopération de plus de trente années, de parlementaires, d’élus locaux et de nombreux citoyens rennais.
Le scandale qui se déroule sous nos yeux n’amène que dégoût et colère. Je n’ai pas le courage de filmer ou de photographier alors que l’Iphone a passé tous les contrôles... C’est un sentiment très étrange que de vivre un moment qui appartient au passé : un procès politique ! Une salle banale, les prévenus (30% de femmes) entourés d’une vingtaine de militaires... une rangée d’une dizaine de policiers les séparent du public. Devant nous une quarantaine d’avocats, un interprète nous traduit en anglais la lecture des actes d’accusation. Nos amis, qui en ont connu d’autres dans leurs vies d’homme et dans leurs vies militantes, prennent ça avec recul et dérision, notamment Abdullah Demirbas, le Maire de Sur (arrondissement de Diyarbakir) qui risque 153 ans de prison, ce qui nous laisse pantois et admiratifs.
Frédéric Bourcier, Maire-adjoint de Rennes
Les Amitiés kurdes de Bretagne demandent à toutes les personnalités politiques, à tous les militants associatifs, politiques et syndicaux, d’adresser à M. le premier ministre de Turquie un mail ou un télégramme de protestation en ces termes :
Recep Tayyip ERDOGAN
Premier Ministre
TBMM 06543 Bakanliklar
06573 Ankara/Turkiye
fax 00.90.312.417.04.76
bimer@basbakanlik.gov.tr
receptayyip.erdogan@basbakanlik.gov.tr
copie à :
SEM l’Ambassadeur TAHSİN BURCUOĞLU
Ambassade de Turquie en France
16, Avenue de Lamballe - 75016 Paris
Tél : 01 53 92 71 11 - Fax : 01 45 20 41 91
turkemb.paris@mfa.gov.tr
Monsieur le Premier Ministre,
Je ne suis pas seul à penser que la Turquie se déshonore avec le procès des 151 personnalités kurdes qui s’est ouvert ce 18 octobre à Diyarbakir.
Je suis solidaire du peuple kurde dans ses luttes, ses épreuves, ses efforts de paix.
Je vous demande respectueusement l’arrêt immédiat des poursuites ainsi que la libération de tous les détenus politiques.
Signature
Sayin Basbakan
Kûrt siyasi sahsiyetlerine karsi 18 ekim de Diyarbakir da basliayan davayla, Turkiyenin bu konuda kendisini onursuzlandirdigini dusunuyorum ve boyle dusunen sadece ben degilim.
Ben kurt halkinin direnis mucadelesi ve baris baris çabalainin yanindayim.
Bu sorusturmalarin derhal son bulmasini ve tum siyasi tutuklularin serbest birakilmasini talep ediyorum.
Saygilarimla
23:58 Publié dans CAUSE KURDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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KURDISTAN. OSMAN BAYDEMIR: "SI AFFIRMER SA CULTURE EST UN CRIME, JE SUIS UN CRIMINEL"
Kurdistan. Osman Baydemir : « Si affirmer sa culture est un crime, je suis un criminel »
Élu maire de la grande ville de Diyarbakir au Kurdistan, Osman Baydemir est poursuivi, avec 150 autres prévenus,
par le gouvernement turc. Leur crime, défendre la reconnaissance du peuple kurde. Entretien.
Bien que maire démocra-tiquement élu, vous êtes poursuivi pour « atteinte à la sécurité de l’État ». Quelle est votre réaction ?
Osman Baydemir. Je suis avocat depuis 1995 et, depuis cette date, les inculpations et les condamnations à mon encontre sont quatre fois supérieures à celles de mes clients ! On peut dire que l’AKP (le Parti de la justice et du développement, formation du premier ministre turc, Recep Erdogan – NDLR) est très compétent pour maquiller les choses, pour transformer le noir en blanc. En 2006, les lois ont été changées en Turquie, permettant de mettre des enfants en prison. À douze ans, treize ans ou quatorze ans, des centaines de gosses ont été condamnés, certains à trente ans d’emprisonnement. Personne n’a rien dit. Mais, quand il y trois mois, ce même pouvoir a allégé le dispositif, les représentants de l’UE s’en sont félicités en oubliant qui était à l’origine de cette loi.
La question kurde n’a rien à voir avec le terrorisme, contrairement à ce que l’on voudrait faire croire. C’est une lutte pour la justice, la liberté, l’égalité. L’Europe doit savoir cela. Malheureusement elle se contente d’une information unilatérale, venant de l’État turc. Depuis plusieurs années, les représentants ne viennent plus, de façon officielle, dans la région du Kurdistan. Ils se contentent de rencontres à Istanbul et Ankara. Ils acceptent tout ce que dit le gouvernement turc concernant la question kurde. Il faudrait au contraire que les gouvernements européens, les institutions de l’Union européenne, vérifient les informations et rencontrent les représentants kurdes, notamment le BDP (Parti pour la paix et la démocratie dont est membre Osman Baydemir – NDLR). Mais pour que les États européens changent leur politique il faut une pression de l’opinion publique. Le rôle des médias est particulièrement important. Que votre journal, l’Humanité, soit le seul média international présent au procès, à Diyarbakir, est important et un signe de l’attitude des autres grands médias qui préfèrent rester à Istanbul. Il y aura des libérations de prisonniers pour satisfaire l’UE mais dans le même temps beaucoup d’arrestations. Devant le tribunal, nous n’obtiendrons rien. Tout dépendra de la mobilisation de l’opinion publique, en France et en Europe.
Que répondez-vous aux accusations de terrorisme ?
Osman Baydemir. Si défendre les droits de l’homme et la démocratie est un crime, alors, oui, je commets un crime. Si revendiquer le droit à ma culture, à mon identité, à ma langue, est un crime alors, oui, je suis un criminel. Nous continuerons à lutter et à commettre ce crime jusqu’à la reconnaissance de nos droits. Nous ne revendiquons pas grand-chose. Nous voulons une Turquie démocratique et un Kurdistan décentralisé, autonome. Nous ne sommes pas contre une grande Assemblée nationale en Turquie. Mais nous voulons aussi un parlement au niveau régional. Nous ne sommes pas contre le fait que le turc soit la langue officielle mais nous voulons que dans le cadre d’une décentralisation, au Kurdistan, le kurde soit aussi une langue officielle. Comme la Catalogne en Espagne, par exemple. C’est la 29e révolte kurde. Nous continuerons jusqu’à la reconnaissance de notre réalité.
23:39 Publié dans CAUSE KURDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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